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20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 10:00

Et pour quelques secondes de moins !

 

Ca y est, enfin, c’est la fin du cycle de course à pied. Je dis enfin car j’avoue que je commence à saturer mentalement, j’ai besoin d’une coupure.

Pas tant physique, car je ne fais pas des grosses semaines (6h/semaine en moyenne, dont 3h30 de course à pied depuis début septembre), mais ca fait quasiment un an que je n’ai pas vraiment coupé complètement. Il y a eu une petite coupure pour la naissance de Coralie, mais on peut pas dire que c’était du repos ! Et finalement elle est très cool donc j’ai repris très vite le rythme.

Bref, le but de ce cycle de fin de saison à pied était double : premièrement battre mes records du 10km et semi-marathon, et si possible passer les barres de 34min au 10 et 1h15 au semi, qui étaient synonyme de qualif aux championnats de France quand j’ai commencé le triathlon en 2010 (depuis, les minima ont été rehaussé à 34m15 et 1h15m30 mais dans ma tête ces « barrières » restaient les buts ultimes). Deuxièmement réussir à m’améliorer en CAP pour pouvoir transférer ces progrès sur mes triathlons des 2017. Physiquement bien sûr, mais aussi mentalement, pour pouvoir me dire : « je l’ai fait une fois, je peux le refaire ».

J’ai commencé avec pas mal de 10km, et pour le dernier une perf de 33m35 au-delà de toutes mes espérances en début de cycle. J’ai eu ensuite un mois pour adapter ma vitesse acquise sur 10km au semi-marathon. Contrairement au 10km, je n’ai qu’un semi au programme, je n’ai pas le droit à l’erreur. Je me suis inscrit sur le semi de Boulogne-Billancourt, couplé avec un WE à Paris en famille. Le même WE, il y avait le semi-marathon Lourdes-Tarbes, beaucoup plus proche de chez nous, et j’ai beaucoup hésité entre les 2. Finalement, c’est le fait que le semi de Boulogne soit homologué FFA (et même FIA), et que donc je n’aurai pas de question à me poser sur la valeur de la perf (yavait bien la distance ?...), et que le semi de Boulogne est connu pour être très rapide, avec à peine 60m de D+/D-.

 

Les dernières semaines, j’ai hésité sur l’objectif à tenter. Je rêvais d’un sub-1h15, mais si c’est pour tenter quelquechose d’impossible et exploser, il vaut mieux viser quelqueschose de plus plausible, style 1h16, et « assurer » au moins un nouveau record personnel (autour de 1h18 actuellement).

Je n’ai qu’une opportunité, donc la définition de l’objectif chronométrée est primordiale. Vous allez me dire : « mais de toutes façons, t’as claqué 33m35 aux 10km sans montre, t’as qu’à tout faire au feeling comme ça tu te poses pas de questions ! ». Ce à quoi je répondrai : « alors tout d’abord merci de suivre les CR, ca me touche. Si, si, vraiment. Et ensuite, je me sens pas de faire un semi « au feeling ». Ça fait 2 ans que j’en ai pas fait, contrairement aux 10km que j’ai pas mal enchainé, et qui m’avaient permis de très bien me connaitre sur cette distance, sans avoir besoin de montre ». Donc il était important pour moi de me fixer un plan de marche et de m’y tenir.

On le définit donc avec coach Nick : le sub-1h15 n’est pas un objectif déraisonnable : on va le tenter. Le plan est le suivant : départ relativement rapide, quasi obligé si je ne veux pas retrouver bloqué après 300-400m par les personnes parties trop vite, puis calage à 3m33/km, ce qui doit me faire arriver en 1h14m54s. Ca me laisse 6s de marge. Je suis large.

Je décide néanmoins de pas regarder tous les km ma vitesse pendant la course. Le GPS n’est pas suffisamment précis pour donner des données fiables sur 1km, et en plus on va passer sous des ponts qui vont perturber le signal, et je ne suis pas sûr de la fiabilité des bornes kilométriques placés par l’orga. Je décide donc de découper la course tous les 5km, mais de garder un œil sur la vitesse moyenne.

Le jour J arrive enfin. Les derniers jours n’ont pas aidé à la confiance : d’abord je sens les jambes « lourdes », et puis la mété0 s’annonce mauvaise : vent fort et pluie. Heureusement pas trop froid, idéal même, autour de 12°C. Mais le vent me fait très peur et peut rajouter des paquets de secondes, voire de minutes… La nuit avant la course, j’entends le bruit du vent dans les arbres, j’ai du mal à dormir du sommeil du guerrier et je commence déjà à imaginer un plan B avec révision de l’objectif si le vent a raison de ma vitesse. Il faut également le prendre en compte pour la stratégie de course. Il sera encore plus intéressant d’essayer de courir groupé, quitte à aller un peu plus vite ou un peu moins vite que la vitesse idéale, car le gain de courir derrière un gars quand le vent est de face, c’est énorme.

Le matin, le vent a un peu baissé, et la pluie a l’air de vouloir nous éviter. Mais la chaussée est quand même humide de la pluie de la nuit. Je fais mon échauffement correctement, même si je suis plus habitué à courir en pleine ville, sur les trottoirs à éviter plein de choses, et les passants en particulier. Il y a du monde partout, 8000 coureurs annoncés. L’échauffement n’est pas hyper rassurant, je suis très haut en battement, pas de supers sensations, un peu comme pour le Nouste Henric il y a 2 mois. J’y avais quand même fait une belle course, et c’est ce que j’essaye de me dire.

J’ai réussi à avoir un dossard dans le 2ème sas, en moins d’1h25, le 1er étant réservé aux moins d’1h15. J’arrive à me faufiler jusqu’en 2ème ligne du sas. 2min avant le début, les sas se regroupent, je me retrouve en 3ème ou 4ème ligne, pile où je veux être.

 

Je suis loin d’être confiant sur la ligne de départ, mais enfin le starter nous libère !

Je pars vite, comme prévu, mais je me fais doubler jusqu’aux 400m environ, où je stabilise ma position, puis commence à remonter, en devant un peu zigzaguer ou accélérer par endroits. Je trouve mon rythme de croisière assez vite sur ce 1er km, et je regarde un peu ma montre pour voir que je suis le plan de marche en passant en environ 3m25 au 1er km, un peu plus rapide donc, comme convenu, que le 3m33/km prévu pour le reste de la course. Le rythme cardiaque est plus élevé que ce que j’espérais, mais j’arrive à stabiliser autour de 165bpm. Je me fixe une limite à 166 sur le plat, 168 en montée, dans la première partie de course, au-delà duquel je ne m’interdis pas d’aller, mais je sens que c’est ma limite si je veux espérer ne pas exploser d’ici la fin.

Le vent est présent, et il est donc important d’essayer de trouver un groupe de coureurs derrière lesquels s’abriter. Je repère rapidement un coureur de Marseille qui m’a l’air d’avoir une belle foulée, un bon rythme, et qui regarde sa montre assez souvent. Je le prends comme repère et essaye de rester derrière. On est un petit groupe et on remonte déjà du monde, parti trop vite. Je suis relativement à l’aise, mais pas autant que ce que j’espérais. En fait, sur ce semi, je n’ai jamais eu de moments où j’ai couru à mon aise, sans devoir me forcer à tenir l’allure. Rapidement, je me rends compte d’un problème technique potentiellement très problématique : je glisse sur certains types de revêtements humides. C’est pas la patinette, bien entendu, mais à la fin du geste, je sens que je glisse au niveau de la pointe de pied. Je me dis que je perds quelques précieux Newton à chaque foulée, ça fout les boules. J’essaye de courir sur les bandes blanches dès que je peux, car j’ai remarqué que je ne glissais pas dessus (bizarre car on dit qu’en vélo on dit qu’il ne faut jamais rouler dessus si c’est humide). Mais bon, des fois il faut choisir entre courir derrière un gars et bénéficier de l’effet coupe-vent ou courir sur la ligne blanche et ne pas glisser.

On passe une ou 2 petites cotes (des tunnels ou ponts) et je remarque que je descends mieux que tous les autres concurrents autour de moi. Les entrainements en descente ont payé : je me laisse aller sans efforts supplémentaires, et je reprends 10, 15 voire 20 mètres sur mes concurrents sur une descente de 200m à 4-5%.

On passe le 5ème km toujours groupé. Je remarque un autre coureur qui a l’air de bien courir, avec un t-shirt « student-quelquechose », mais qui reste pour l’instant caché également. Je passe en 17m35, avec 10s d’avance sur mon temps objectif donc. C’est bien, mais c’est peu, et comme dit avant, je ne suis pas facile. Je ne sais pas vraiment si on a plutôt descendu, plutôt pris le vent de coté, de face, ou de dos. Je dirai plutôt de côté. Je suis pas hyper confiant donc, car je pense que je vais devoir ralentir.

On continue sur les bords de Seine encore quelques km avant d’arriver dans le Bois de Boulogne et la seule vraie difficulté du parcours, 2 petites bosses que je connais bien, pour 30m de D+ en tout. J’arrive à les grimper en restant dans le groupe, et en restant à la limite des 168bpm, et je fais le rythme sur la descente. On passe au 10ème km à la fin de la 2ème montée, et je vois que je suis en 17m46, pile dans les temps, j’ai conservé mes 10s d’avance, et je me dis que j’ai en plus fait le gros du dénivelé. Je devrais être en confiance, mais je sens que je commence déjà à être dans le dur, c’est pas bon.

 

Dans le bois de Boulogne, le groupe a éclaté. Le gars de Marseille n’est plus là, on reprend au fur et à mesure des gars qui s’accrochent, en général pas plus d’un ou 2 km, et je me retrouve à « devoir » prendre quelques relais, avec le vent qui tourbillonne.

On prend un virage à gauche, et là c’est la douche froide : gros vent de face, et c’est moi qui suis devant. Je repère un gars 20-30m devant et je fais l’effort pour le rattraper rapidement pour me mettre à l’abri. Heureusement, assez vite on a une longue descente. Je me mets devant et je cours en plein milieu d’une 2 fois 2 voies, sur la ligne blanche ! On continue à rattraper du monde, et en particulier un gars qui va s’accrocher à nous et bien m’aider car à chaque fois que j’essayais de passer devant pour relancer, c’est lui qui en mettait un coup. Bon, forcément, il a explosé après 2-3km, mais c’est toujours ça de pris. On rejoint les docs, et je ne cours plus qu’avec le gars au t-shirt « student », et je sers les dents pour rester avec lui. Je passe quand même un relais pour lui montrer qu’on peut essayer de s’aider mutuellement : dans une course comme celle-là, la position importe peu, comparé au chrono. Si je peux gagner 10-15 secondes en prenant des relais et terminer derrière, je préfère plutôt que rester derrière toute la course et terminer devant en accélérant sur la fin.

On passe le 15ème km, 17m58, j’ai perdu 13s, et dorénavant je suis en retard sur mon plan de marche.

A ce moment, je me dis que c’est cuit pour les 1h15. En fait, dès le 11ème km, je me disais que ça allait être difficile, et dans ma tête je commençais à transférer l’objectif vers 1h16 : j’avais le droit de perdre 6s par km. Donc là j’ai environ 5s de retard sur mon objectif, et vu la lente dégradation de la vitesse, je ne me fais pas trop d’illusion, mais je continue à donner le meilleur de moi-même. A partir de ce moment, je ne regarde plus ma montre. Je passe en mode warrior, #serrelesdents comme disent les jeunes (oui, je fais semblant de connaitres les expressions de djeunes, mais je sais bien que ça ne prend pas…). Je m’accroche à « student », et j’attends que le temps et les km s’écoulent. Un gars nous annonçe environ 40ème. Ca me rassure dans l’objectif des 1h16 : je me dis que vu les conditions de vent, tout le monde court plus lentement et 1h16 « correspond » à 1h15 sans vent. En effet, les années précédentes, avec 1h15, j’aurai été 45-50ème. Là je suis déjà dans les 40 et devant je vois que les groupes se désagrègent et des gars sont en perdition.

Je ne sais plus exactement à quel km j’ai vraiment débranché le cerveau, je crois le 18ème environ, à la faveur d’une montée/descente sous un tunnel. Sans penser du tout à 1h15, juste en me disant : … en fait, non, en me disant rien du tout, je sais pas ce qui s’est passé, j’ai juste eu l’impression d’accélérer, et je suis passé devant, et j’ai fait mon propre rythme. On reprend pas mal de personnes sur ces 3 derniers km, et c’est très motivant car on dirait qu’ils sont pile 50-100m derrière les autres pour que dès qu’on en reprend un, un autre se profile devant. Je repère même un gars avec un t-shirt style « racing » que j’avais vu à la ligne de départ, et que je ne revois que maintenant. Il me parait loin, mais finalement je le reprendrai à 2km de la ligne.

Dernier virage au 20ème km. Je bippe à ma montre mais ne regarde pas. De toutes façons je donne tout. En fait, je suis en 17m54, donc j’ai perdu encore 9s. J’ai donc 13 ou 14s de retard, que je dois refaire dans le dernier km. Enfin, un peu moins car mon plan de marche m’amenait en 1h14m54, donc 6s de marge. Mais bon, au final, tout ça je ne le sais pas, et heureusement que je n’ai pas regardé, car je me serai sans doute découragé de voir que j’étais pas dans les temps. Mais 10s, c’est rien, vous allez me dire. Au 20ème km, quand on doit gagner 10s sur un rythme qu’on n’arrive déjà pas à tenir, cela parait une montagne, donc je pense que je me serais découragé.

J’essaye d’en remettre une couche sur ce dernier km. Enfin, 1,1km, car à ce moment, tous les mètres sont difficiles. Je m’attends à voir la ligne d’arrivée à tout moment, mais on arrive sur le grand rond-point de début de course, et il doit rester 200-300 mètres mais c’est interminable. Ca y est, mes muscles ne répondent plus correctement, la foulée est saccadée, j’ai présumé de mes forces pour quelques centaines de mètres, sur cette accélération finale du dernier km. Je vois enfin la ligne d’arrivée après le rond-point, et ces 200 mètres sont très longs, je m’efforce à garder le meilleur rythme possible, mais j’ai l’impression d’entendre derrière moi des pas se rapprocher. Puis à 100m environ, je vois l’horloge de course sur la ligne d’arrivée : 1h14m45s. « Ouh Pinaise, je peux le faire ! ». Accélération brutale du Benji ; comme quoi, on a toujours des ressources cachées, la difficulté est de réussir à obliger son cerveau et son corps à les utiliser. Je sprinte, les yeux rivés sur l’horloge, 1h14m50s, 1h14m55s… Rhhaaaaaaa (rale silencieux du Benji en train de vider ses dernières cartouches). Ca va le faire, ça va le faaaaaaire !!!!! 57, 58, 59s. Meeeeeeeeeeeerde ! Je finis mon sprint sans voir l’horloge, en pile 1h15m ou peut être 1h15m01. Je m’écroule pas derrière, car c’est pas mon style, mais le « enc… » soufflé juste après la ligne veut tout dire.

Je suis trop content, 1h15 dans ces conditions difficiles, je suis allé les chercher avec les tripes. Comme j’ai dit, je n’ai jamais été « facile » et j’ai été en prise à chaque instant.

Ensuite vient l’attente, les calculs avec les temps de ma montre. J’espère que l’horloge indique le temps « officiel » (à partir du coup de pistolet). Au temps « réel » (à partir du passage de la ligne), je pense avoir une ou 2 secondes de marge, et donc être passé sous les 1h15.

Une ou deux heures plus tard, Nicky m’apprend, par une copine qui avait déjà regardé les résultats, que je fais 1h14m57 ! Bon, l’horloge avait peut-être quelques secondes d’avance, car je suis certain de pas avoir franchi la ligne en moins de 1h14m59s, mais je prends, c’est le temps de l’orga qui fait foi !

 

Donc après les 34m qui sont tombés il y a un mois, c’est le deuxième gros palier que je franchis, cette fois dans l’extrême difficulté. Je suis content, fier, fatigué, mais soulagé également, d’avoir réussi une bonne course. Je suis également un peu déçu car les conditions météo n’étaient pas au top, et ces p…. de chaussures qui glissaient, c’était trop bête. J’ai regardé depuis, et effectivement les minis picos d’accroche sous la chaussure sont tous usés au niveau des appuis. Quand c’est sec, cela n’a pas d’impact, mais sur le mouillé, apparemment, ça glisse bien. J’aurai aimé frapper un grand coup et exploser cette barre des 1h15, mais je dois me contenter de la passer ric-rac. Mon état de forme sur la journée ne me paraissait pas idéale non plus, mais difficile de vraiment le dire avec certitude. Par contre, dans la gestion de course et le mental, j’ai été très fort, je doute fort de pouvoir reproduire le même schéma si je devais refaire la course. Après les premier 500m, je n’ai jamais été doublé (ou alors j’ai redoublé après), et je pense être passé d’environ 70ème au 1er km à 35ème (c’est mon classement final), à la faveur de dépassements réguliers tout au long de la course. J’ai lâché tous mes compagnons de route qui me paraissaient meilleurs que moi pour réussir à me dépouiller complètement sur les derniers mètres (22 km/h sur les 70 derniers mètres environ).

J’ai pas encore eu le temps de tout analyser, mais j’ai regardé les 4-5 premiers, ils finissent en 1h02m et des brouettes, là où les 3 précédentes éditions se gagnaient en 1h01m, ce qui tend à confirmer que le parcours n’était pas trop rapide cette année. Le 1er de l’année 2014 (année 2015 annulée après les attentats) fait 2ème cette année, et les autres sont des coureurs de très haut niveau également (8m02 au 3000m steeple pour l’un, 7ème en 2h08 au marathon de Paris cette année pour un autre).

Du coup, forcément, je me dis que j’aurai pu faire encore mieux !

 

Petit point pour les curieux concernant l’hydratation et l’alimentation : j’ai essayé un truc d’après les conseils du coach : 2 gels vidés dans une petite fiole, mélangés avec très peu d’eau (50mL). Et j’ai pris ça entre le 8ème et 13ème km environ. Ça m’a servi de ravito liquide et solide, sans avoir à négocier les ravitos, et en me permettant de me ravitailler facilement, par petites gorgées, sans que la charge en poids soit très importante. Du coup le dosage était très sucré, mais c’est passé nickel.

 

Allez, ce CR est déjà bien assez long. Place à la récup, mais je vais quand même enchainé avec la Moustachu de Pontacq la semaine prochaine, car ma moustache m’interdit de faire l’impasse.

 

J’ai prévu de faire prochainement une analyse et un retour sur ma saison 2016, riches en courses, et de présenter un peu ma saison 2017. Tous les ans, je me dis que j’ai atteint mon plein potentiel et que je ne peux plus espérer progresser et tous les ans, j’arrive encore à le faire. Cette année, après ces 2-3 mois de courses à pied et les supers résultats et supers progrès malgré un entrainement limité, et malgré les meilleurs résultats de ma vie, et malgré un age, 35 ans, où les années vont commencer à compter, pour la première fois, je pense pouvoir progresser. Espérons !

 

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Published by benji-triathlon
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