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26 novembre 2016 6 26 /11 /novembre /2016 19:00

2 en 1

 

Une semaine après ma dernière course objectif de la saison, le semi de Boulogne-Billancourt, je suis un peu pris entre 2 eaux :

J’ai envie de faire une bonne pause pour repartir frais et dispo dans 2-3 semaines pour une longue saison de triathlon, mais en même temps, je veux profiter de mon bon état de forme à pied pour aller glaner quelques beaux résultats sur les courses du coin.

Je coupe donc la poire en 2 lors de cette première semaine de coupure : au programme, zéro entrainement, et 2 courses de 10km, les 2 le même jour, samedi 28 novembre.

C’est un peu con, 2 courses le même jour ? Certes, c’est pas le meilleur moyen de perfer, mais les 2 courses sont sympas, j’ai envie de les faire. Les grands-parents sont là pour garder les petits, alors on rentabilise, Nicky pourra venir faire les 2 courses également.

Au programme donc, la Moustachu à Pontacq, départ 11h, et la corrida d’Argelès-Gazost, départ 19h.

C’est parti pour les CR :

 

La Moustachu, à Pontacq

 

L’échauffement est sommaire pour la Moustachu, le temps de faire chauffer littéralement le corps et enlever les dernières couches d’habits pour pouvoir partir en trifonction sans avoir froid. On m’a mis la pancarte apparemment, sur le site facebook de la course, on m’annonce favori, étant donné que j’ai fini 4ème l’année dernière, et que les 3 premiers sont absents. Et même sur le journal local, ils m'annoncent favori, là c'est la classe quand même !

 

 

 

C'est sur, j'aurai pu éviter les taches de gras...

 

 

Mon plan est le suivant : suivant l’allure à laquelle ça part, j’essaye de rester dans le groupe de tête. Si je vois que j’ai une chance de gagner, je me donne à fond sans me soucier de la course du soir. Si je vois que la victoire n’est pas possible, j’avise pour essayer de garder un peu de force pour le soir.

Je me place trop loin sur la ligne de départ, bêtement, et le départ est chaotique. Je me retrouve un peu piégé autour de la 10èmeplace sur les 200 premiers mètres, mais ça ne part pas très vite devant. Puis un gars place une accélération vraiment brutale, et certains le suivent. Je fais l’effort, en essayant quand même « d’absorber » l’accélération. Je me retrouve dans un groupe de 4, et rapidement, celui qui a placé l’accélération se fait décrocher. On est donc 3, et on avance comme cela pendant 2 ou 3 km. J’essaye de prendre un relais mais on ne me laisse pas vraiment passer. Mais, inéxorablement, un des 2 gars prend de l’avance, et j’essaye de garder un bon rythme, mais l’écart grandit petit à petit. C’est plutôt moi qui fait le rythme derrière. Mon compagnon de route, Nicolas du club basque xiberotarrak, je l’avais remarqué à l’échauffement, sa tête me disait quelque chose, et je me doutais qu’il serait devant. Celui devant, je le connais pas. Nicolas me dit au 3ème km : « on le reprendra pas », je réponds juste « on verra ». Selon moi, ce n’est pas perdu, on l’a encore en ligne de mire, il peut très bien avoir une défaillance, on doit avoir 10-15s de retard, c’est pas perdu. Je commence à faire le rythme de plus en plus, et malheureusement on se prend un peu de vent en pleine face, et je peux pas me cacher. Je regarde de temps en temps mes temps à chaque km, et après 3 premiers km encourageants en 3m26 (dont le 1er avec 13m de D+ qui a du me faire bien mal…) et un 4ème en 3m22 à la faveur d’un faux plat descendant, ça commence à devenir plus laborieux, autour des 3m30. A partir du 5ème, je commence à bien sentir mes mollets, je me dis que cela doit être à cause du semi il y a 6 jours. A la faveur d’un virage à gauche et d’un ravito (que je saute) vers le 7ème km, le 3ème me laisse quelques mètres d’avance. On passe sous une route et je profite du petit enchainement descente-montée pour appuyer un peu et creuser un petit trou. A partir de là, je continue sur le même rythme, c’est pas la grosse grosse forme, mais c’est suffisant apparemment pour assurer le podium. Les 2 derniers km sont pas mal en zigzag, et je peux voir que je suis pas si loin que ça du 1er, et que j’ai creusé un trou d’une 15aine-20aine de secondes avec le 3ème. Le dernier km, je relâche un peu, en voyant que devant je le rattraperai plus, et que j’ai un peu de marge derrière. Je termine donc 2ème, un petit poil déçu, j’espérais gagner cette belle course. Mon chrono aussi me laisse quelques regrets, je fais 33m56, soit 43s de mieux que l’année dernière. Or l’année dernière c’était ma compet de reprise après une année plus cool, alors que là, je suis en fin de cycle CAP. Bon, je me trouve bien quelques excuses faciles : apparemment mon semi est encore présent, au moins dans mes mollets, les dernières semaines d’entrainement étaient plus basées sur l’allure semi, et une semaine sans rien faire, c’est pas forcément le meilleur moyen de préparer une compet.

J’ai à peu près le même kilométrage à ma montre que l’année dernière, et c’était rigoureusement le même parcours. Cela donne environ 34min50 réel, à Am15 de mon record à Odos. Le parcours étant quand même sinueux et un peu valloné, j’avais considéré l’année dernière que l’on pouvait enlever 20s par rapport à un parcourt plat, mais je suis encore loin des 34min.

Comme le 1er arrive avec pile 30s d’avance, je me dis qu’il y avait vraiment la place pour gagner, avec un meilleur état de forme. Cela dit, lui aussi avait fait un semi dimanche dernier, il a fini 4ème de Lourdes-Tarbes. Et le 4ème a aussi fait Lourdes-Tarbes, finissant 6ème. On était tous dans la même galère, en fait, et le plus fort a gagné.

Je me console un peu avec plusieurs autres choses : en discutant avec le 1er et le 3ème après la course, ce sont quand même des coureurs qui ont l’habitude de gagner ou d’être bien placés dans la région, avec pour tous les deux des grosses références chrono en marathon cette année : 2h34 pour le 1er, 2h37 pour le 3ème. Bon, le 3ème a fait un marathon le WE dernier, ce qui explique qu’il a eu du mal à suivre cela dit.

Et puis surtout ma moustache a la satisfaction d’être sacré du titre honorifique, mais malheureusement non récompensé, de moustache la plus rapide de la course, la preuve en image !

 

1st Mo !

 

et ici l'article sur le site internet avec photo de meilleur qualité

 

Et puis, l’article paru sur la République des Pyrénées a fait que plein de gens m’ont reconnu et félicité pour ma course et ma moustache le lundi. Ça fait toujours plaisir !

 

Trail urbain d'Argeles-Gazost

 

Après un après-midi reposant, on repart avec Nicky, direction Argelès-Gazost, pour la 2ème course de la journée, un trail urbain, en 3 boucles de 3,3km dans le centre-ville. Avec Nicky, on n’avait pas bien compris le principe de « trail urbain ». On a vite compris : ça monte et ça descend !

On a tous les deux les mollets bien raides avant la course, et Nicky a aussi des douleurs au pied. Nicky décide de faire la course tranquilou, moi je vais la faire à fond avec mes moyens, en espérant que ce sera suffisant pour décrocher un podium, car il y a des produits régionaux à gagner !

Mon échauffement est encore plus succinct. La course démarre en descente, j’espère que ça va pas partir comme des fous, et que je pourrai « finir » la chauffe sur la première descente.

Nicky me dit qu’ils ont annoncé 2 bons traileurs au départ. Bon, ça laisse 1 place sur le podium à aller chercher, c’est pas gagné.

Je me positionne en 1ère ligne, et le départ n’est pas trop rapide. J’essaye quand même de bien doser mon effort, et je me retrouve environ 10ème à la fin de la descente. Je remonte doucement sur le plat qui suit, et recolle au groupe de tête de 4 personnes après 1km environ, juste au moment où 2 s’échappent, avant la 1ère montée. Je ne suis pas en mesure de suivre, et je reste avec les 2 autres. La première montée se passe bien, j’arrive à rester au contact, et heureusement, car l’un d’eux a une bonne lampe frontale et éclaire les passages quand il y a trop de pénombre. Les montées sont une combinaison d’escaliers, où j’arrive à courir et même 2 par 2 par moments, de montée sur bitume, et de montée sur chemin. On redescend sur la grande route et ensuite vient encore une montée. Celle-là n’en finit pas. Je me dis : « c’est pas possible, on n’est pas descendu d’autant ! » Encore plein d’escaliers, une montée très raide sur bitume. J’arrive à suivre, et je suis encore relativement confiant, car j’essaye d’analyser où je pourrai attaquer lors des 2 prochaines tours. On arrive enfin au « sommet », et effectivement, ça redescend raide jusqu’à 100 mètres de la ligne, où ça remonte un petit peu. Je prends une dizaine de mètres de retard sur la descente et la petite montée avant de partir sur le deuxième tour, le gars devant ayant accéléré sur la fin. Moi je m’affole pas, et après la descente du début du 2ème tour, sur le plat, je recolle, comme sur le début de course. Il y a beaucoup de monde dans les rues, la course est hyper sympa. Je cours avec un local, et il a le droit à plein d’encouragements, qui nous motivent tous les 3 (enfin, moi ça me motive pour essayer d’aller le gratter !). Le 2ème tour se passe à peu près comme le 1er, sauf que je commence vraiment à sentir les jambes se raidir de partout. Les pentes raides (montantes et descendantes) et la fatigue commencent à me jouer des tours. Sur la fin du 2ème tour, ça accélère encore, et cette fois je ne suis pas en mesure de revenir sur le plat. Je ne baisse néanmoins pas les bras et garde encore un rythme aussi haut que possible. Par 2-3 fois, j’ai l’impression de revenir sur les 2 de devant, et je lutterai jusqu’au bout, en terminant aussi vite que possible, mais je n’arrive pas à les rejoindre, et je termine au final 5ème.

Forcément déçu, je termine à 18s de la 3ème place et du panier garni. Forcément, je me dis que sans le 10km du matin (et le semi de 6 jours avant), le podium était largement jouable. Je connais de nom le 3ème-4ème, et je pensais que même avec les efforts consentis avant la course, j’avais assez de marge pour espérer finir devant. Force est de constater que non. Les 2 premiers sont 1m30 et 2min devant. Forcément, c’est très loin, mais je me dis quand même qu’avec un meilleur état de forme, c’était pas perdu d’avance.

Après avoir passé la ligne d’arrivée et rendu mon dossard, je repars à l’assaut d’un 4ème tour (mais il est malade ce type) pour essayer de rejoindre Nicky et faire son 3ème tour avec elle. On se disait que peut être je réussirai à lui reprendre un tour avant la fin de son 2ème tour, mais non ! Je cours vite pour la rejoindre le plus vite possible, je la reprends au bout d’un peu moins de 1km, juste avant la 1ère montée. On termine ensemble, j’essaye de la motiver/coacher sur la fin de course, on reprend quelques filles. Elle finit à la bagarre avec une autre fille, et réussit à prendre 15m d’avance sur la ligne droite finale, mais coupe son effort 3m avant la ligne et se fait doubler au dernier moment ! Ah la la, elle est pas compet’ cette fille ! Bon, en même temps, elle était parti vraiment tranquille et du coup c’était un sprint pour la 14ème place, pas très important.

Vraiment une chouette course, avec une super ambiance. Après 30min de voiture pour rentrer chez nous, on arrivait à peine à marcher, les jambes complètement ankylosés, c’était drôle à voir !

 

Au niveau chronomètre, je cours à un peu moins de 16km/h, avec une lente décélération de tout en tour : 11 :53 au 1er, 12 :12 au 2ème, 12 :25 au 3ème. 36m30 pour environ 9,6km donc. Bon, sur un parcours autant accidenté, avec entre 150 et 200m de D+, difficile d’en conclure quoi que ce soit.

Et pas d'article dans les journaux locaux ! C'est plus ce que c'était les journalistes !

 

Au final, la difficile réalité me rattrape quand même : je n’ai pas le niveau pour espérer enchainer des courses tous les WE et « assurer » des podiums, même sur les petites courses des alentours. Je voulais faire le 10km de Jurancon le WE prochain, mais je pense que le plus sage serait de ne pas y aller. On verra !

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Published by benji-triathlon
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