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5 juin 2016 7 05 /06 /juin /2016 10:00

C’est qui l’Patron ?!

J’étais à Sames ce WE, petit village à la limite du Pays-Basque, du Béarn, et des Landes, à 1h10 de chez nous. Il y avait 2 triathlons, un S le matin, support des championnats départementaux du 64, et un M l’après-midi, support des championnats régionaux d’Aquitaine. J’avais un temps envisagé de doubler une nouvelle fois S et M, mais finalement, avec coach Nick, on a décidé de ne faire que le S, pour se préserver pour Baudreix 2 semaines plus tard, qui est mon dernier vrai objectif de cette saison.

Le S n’était pas véritablement un objectif, mais il n’en restait pas moins que j’ai à cœur de bien performer. Objectif : victoire… rien de moins ! Bien prétentieux moi qui n’ai jamais gagné un triathlon (si on excepte le XS indoor de Comminges sur des vélos d’intérieur). J’avais regardé le classement des 2 années précédentes, et je m’étais dit, en regardant les chronos des athlètes que j’avais déjà croisé, que la victoire était assez largement dans mes cordes, du moins les années précédentes.

De plus, le M l’après-midi va sans doute attirer les meilleurs, étant donné qu’il désignera le champion d’Aquitaine, et le même weekend a lieu les championnats de France Jeunes, donc les meilleurs cadets et juniors, qui ont l’habitude de finir devant moi, ne devraient pas être là non plus. Bref, tout est réuni…

Quelques jours avant le départ, je regarde la start-list, et je n’identifie personne que je ne pense pas pouvoir battre. La porte est ouverte donc, et je vois 2 voire 3 challengers : le gagnant de l’année dernière, Flavien, le 2ème de l’année dernière, Florian, et un gars de Pau qui est fort à vélo, mais que je dois pouvoir battre grâce à la nata et à la course, Fred. Le matin de la course, je regarde les dossards pour le cas où je les croise en course : 1 pour Flavien, 57 pour Florian, 59 pour Fred.

Je suis confiant la matin de la course, et pressé d’en découdre.

J’appréhende un peu le départ natation, car j’ai toujours du mal à me placer en 1ère ligne et ca risque de tabasser une nouvelle fois car le début est étroit.

On part sur la plage. Au début, un arbitre « raisonnable » nous positionne 3-4m derrière l’eau, et je suis bien placé, en 1ère ligne, du bon côté pour tirer tout droit à la première bouée. Mais un 2ème arbitre nous fait reculer derrière les oriflammes, 5mètres plus haut, où s’entassent déjà pas mal de monde. Du coup on se resserre, et je saute de la 1ère ligne et me retrouve en 2ème. Je me dis que je dois sprinter au début pour essayer de passer devant. Une femme a la corne de brume dans sa main et je guette son mouvement, mais elle commence à décompter « 3-2-1… ». Alors bien sur personne n’attend « zéro », impossible de gratter du monde au départ, et c’est parti pour la foire d’empoigne. Donc message aux organisateurs (pas simplement de ce triathlon d’ailleurs, cela se fait souvent) : un compte à rebours pour le départ est une mauvaise idée ! Ca encourage les faux départs, qui ne sont d’ailleurs pas sanctionnés en triathlon. On n’imaginerai pas cela sur une autre épreuve, je ne sais pas pourquoi on le fait en triathlon. Peut-être pour le côté « festif », avec les spectateurs qui reprennent en cœur le décompte ? Mais sportivement, c’est pourri !

Donc, j’arrive à peu près en même temps que tout le monde dans l’eau, et je m’écrase comme une m… dans l’eau, car je prends un pas de trop dans l’eau avant de tenter le plongeon. Le pas de trop où je n’avais pas pied, je vous laisse imaginer… Départ raté donc, je m’active, et c’est la guerre ! Je suis quasi à fond pour essayer de m’extraire de la masse, j’arrête pas de rentrer dans un gars à ma gauche. Je me dis que je vais me prendre un vrai coup de poing si le mec est con, mais mieux que ça, il prend appui sur mon épaule gauche, me coule et me pousse vers l’arrière. Ah ouais d’accord, c’est comme ça sur les courses de village alors ? Je me remets immédiatement dans l’allure et arrive à trouver un couloir de nage, et je suis surpris que j’arrive à remonter pas mal, dont certains qui n’avancent vraiment pas terrible il me semble (je me demande comment ils sont là d’ailleurs !), et j’arrive à accrocher les derniers pieds du groupe qui me semble être le groupe de tête. Mais je n’arrête pas de dévier à gauche, et j’ai du mal à rester bien dans les pieds et profiter de l’aspiration. J’essaye de retrouver mon souffle, mais je suis limite à la rupture. La première bouée arrive et j’essaye de me dire qu’il faut que je tienne au moins jusqu’à la première bouée. Située à environ 350m, je vois qu’effectivement personne n’a réussi à prendre de l’avance, je suis dans le groupe de tête, qui est très étirée, on est moins de 10 devant je pense. Au virage, je suis pas mal, mais un peu après, je n’ai pas trop compris ce qui s’est passé, je crois que l’avant-avant-dernier du groupe a fait un écart ou a lâché, l’avant-dernier (devant moi donc) a fait l’effort pour boucher le trou avec le gars devant, et moi (le dernier donc) je n’ai pas réussi à l’accrocher, et je suis resté avec l’autre qui avait lâché. Au bout d’un moment, j’ai essayé de passer devant pour relancer l’allure et pas perdre trop de temps sur les premiers, mais finalement on a nagé côte à côte les 200 derniers mètres. J’arrive sur la plage pas très content de moi, en me disant que j’aurai du réussir à accrocher le 1er groupe, mais je ne suis pas loin derrière. La montée au parc à vélo, j’essaye de reprendre mon souffle, et mon compagnon de baignade part devant.

Arrivé au parc, je vois le dossard 1 qui est encore à son emplacement, et ca me donne un coup de booste, car j’avais vu que l’année dernière il était sorti 2ème de l’eau, je pensais donc qu’il était assez fort en nata. En fait, après la course, je me suis rendu compte qu’il avait fait le S de Mimizan avec moi, qu’il avait fini 7ème, et que j’avais réussi à lui prendre 13s dans l’eau. Ce qui confirme que j’avais vraiment fait une bonne nata à Mimizan (avec un bon départ) et que je n’ai pas nagé terrible à Sames (avec un mauvais départ). Donc au final, pas terrible d’être derrière lui, mais paradoxalement ça m’a bien motivé en pensant que j’avais pas mal nagé !

En regardant et analysant les résultats, je suis 6ème à 42s du 1er. Je perds 22s sur Flavien et 10s sur le jeune qui était sorti avec moi de l’eau. Je perds donc 10s sur lui à la transition, ca fait beaucoup quand même. Comparé à d’autres athlètes qui avaient fait St Pée et/ou Mimizan, je peux confirmer que j’avais très bien nagé à Mimizan, et pas terrible à St Pée. Ici, à Sames, je suis à peu près à mon niveau. C’est dommage de ne pas avoir pris un bon départ, je pense que j’aurai pu accrocher les pieds devant et sortir avec le groupe de tête.

Une T1 nominale, avec toujours un peu de mal pour sauter sur mon vélo, et quelques secondes de perdues. J’ai encore le palpitant bien haut, et la tactique à vélo était : 1km pour reprendre son souffle, puis la première montée pour se mettre en jambes, et après on appuie sans réfléchir. C’est pas mal comme tactique, hein ? Encore faut-il réussir à la mettre en application ! Pour ce qui est du 1km pour reprendre son souffle, c’est bon, je sais faire. J’en profite également pour mettre les chaussures sur le vélo, et voir sur la première ligne droite que les premiers sont à priori pas trop loin. A priori car je vois pas mal de cyclistes devant à 300-400m, et 2-3 motos devant. Je pense (j’espère) que ce sont les motos ouvreuses et je me dis que je ne suis jamais sorti aussi proche de la tête de course en nata. La première côte arrive, je l’avais repéré, comme le reste du parcours, le matin même. Courte mais bien pentue, j’essaye de ne pas m’enflammer mais la monte à bon rythme et commence à rattraper du monde. J’insiste sur le faux plat qui suit, et je dépose quelques concurrents. Je vois au passage que le numéro 59 n’est pas le bon cycliste de Pau que je croyais, mais son fils, qui a bien moins de puissance en vélo, et qui n’est à priori pas assez fort pour jouer la gagne. Devant, j’aperçois plus qu’un cycliste et une moto devant. J’espère que c’est la tête de course, et je vois que c’est le dossard 1.

La 2ème côte arrive, et je refais le retard qui me restait et me retrouve derrière lui. Je ne prends aucun risque avec le drafting et je reste 10 bons mètres derrière. Je vois que je suis plutôt à l’aise mais je temporise un temps. Arrive le passage le plus technique, une descente rapide avec un tournant, puis 2-3 virages serrés sur le plat. Je suis surpris de voir que je perds direct 50-100m sur lui, que je grignote petit à petit. Je suis encore derrière quand arrive la 3ème bosse, et je refais l’effort pour revenir sur lui avant la fin de la bosse car je sais que la descente est juste derrière et je veux essayer de suivre ses trajectoires. Souvenir de Carcassonne où je n’avais pas fait la jonction en haut de la bosse et j’avais perdu 30s dans la descente. Cette fois la descente n’est pas sinueuse mais rapide, et je ne perds pas de temps, avec une pointe à plus de 65km/h. Vitesse limite pour moi, je faisais pas le malin ! Je suis une nouvelle fois bien calé derrière. Un arbitre nous passe, je suis à bien plus de 7m, pas de problème. Le gars devant est bien nerveux. Depuis le début il n’arrête pas de se retourner, pour voir si je suis encore derrière ? pour voir si je drafte ? Je sais pas mais je me dis qu’il n’est pas serein, et qu’il m’a vu déjà revenir 2 fois (au début et après la descente) et il doit se rendre compte que je suis plus fort. Je temporise encore 1 minute derrière, je vois que je suis en dessous de ma cible, et je me lance, j’appuie fort sur les pédales pour le passer assez vite, pour éviter de prendre une pénalité déjà, et pour essayer qu’il ne s’accroche pas. Je le double au 10ème km.

Au début je me remets à ma cible, voire un peu plus, pour creuser l’écart, puis je souviens de Castres, où j’avais appuyé fort sur le plat, mais peut-être pas assez fort en côte, pour se débarrasser d’éventuels drafteurs. Alors je temporise en attente de la dernière côte car je sais qu’après il y a 10km de plat et il faut que je crée un petit écart avant d’arriver sur cette portion, et je compte le creuser dans la dernière côte. Elle arrive vite, au km12,5, et je la monte fort, en 1m30 à 24km/h environ, je jette un coup d’œil derrière au sommet, je ne vois pas le 2ème, et je fonce dans la descente pas trop technique derrière. D’ailleurs, je ne suis toujours pas sûr d’être 1er, car des motos continuent à nous doubler, et même un arbitre, et je me demande si quelqu’un n’est pas devant. J’en doute car la moto devant (qui a fait un super job d’ailleurs, en étant tout le temps 30-50m devant, jamais moins, pour éviter le drafting) m’a vraiment l’air d’être ouvreuse. Arrive la dernière portion de plat, plus question de réfléchir, et j’appuie fort sur les pédales, un peu au-dessus de ma cible, en me disant que ça va tenir ! J’essaye de rester concentré sur ma position aéro, de continuer à boire, mais les minutes sont longues. Je regarde souvent ma montre et compte les minutes qui restent : plus que 10, plus que 8, plus que 6. J’avais repéré tout le parcours le matin même et j’essaye de me souvenir du parcours. Je sais qu’à la fin de cette portion, on passe sous un petit pont et on a un virage serré en montée à droite, et après on est presque arrivé. Je guette donc ce pont, et au bout d’un moment, forcément je le vois. Aparté: plusieurs fois je me suis dit « allez, c’est trop dur, j’enlève une dent », et j’ai passé une vitesse, mais 2 secondes plus tard, j’arrivais à me remotiver en me disant « ya pas moyen, tu peux tenir », et j’ai repassé la vitesse. Au final c’est passé, je n’ai pas faibli sur la fin.

Une de mes sources de motivation, quand ca devenait difficile: "allez, Antony (pas mon fils, le triathlète) est sur l'IM de Nice en ce moment, et il va plus vite que moi maintenant, et pourtant je n'ai que 25km à faire, je peux bien essayer d'aller aussi vite !". Je sais pas si ça m'a aidé mais j'y ai pensé plusieurs fois.

Arrive le fameux pont donc, et je me fais doubler par 2 ou 3 motos de l’orga. Je me dis une énième fois : « mais qu’est-ce qu’ils foutent 3 ou 4 autour de moi, pourquoi ils vont pas suivre d’autres personnes derrière ? ». Et puis je me dis qu’on arrive à ce virage serré et que j’espère qu’elles vont pas me ralentir, comme à un droite-gauche un peu avant où j’avais du en doubler une. Et là ca loupe pas, je suis derrière une moto, elle ralentit, je vais pour la doubler (à gauche donc), mais je sens le coup foireux, et je freine en gueulant pour signaler ma présence, et ça loupe pas, il était en train de se ranger sur la gauche, sans regarder si j’étais derrière ! Craignos quand même ! Du coup il donne un coup de guidon à droite pour se replacer et j’arrive à passer, je suis quitte pour 2-3 secondes de perdues, une relance un peu plus longue et punchy que ce que j’aurai aimé et un mini coup d’adrénaline. Il reste 2km, mais ils me paraissent bien longs. Plusieurs fois je crois entendre un vélo derrière et je me dis : « ça se trouve yen a un qui est revenu de l’arrière ». Ca y est, on arrive à T2, et plein de gens m’encouragent et applaudissent, et j’essaye de voir sur leur visage et leur gestuelle s’ils regardent et applaudissent également derrière, pour voir si quelqu’un est proche. Mouais, c’est pas évident.

Je suis pas lucide car j’ai oublié d’enlever mes pieds des chaussures sur le vélo, et je m’en rends compte 20m avant la ligne. J’essaye tant bien que mal d’enlever au moins un pied, mais je n’y arrive pas et me résous à descendre du vélo de manière classique mais pas très efficace. Je cours donc avec mes chaussures de vélo au pieds (heureusement sur de l’herbe) jusqu’à mon emplacement où j’enfile les chaussures de course. 5-10s de perdu dans l’affaire ! J’entends le speaker « il a creusé l’écart » et ça me met en confiance.

Finalement, je fais le 1er temps vélo, assez largement : 2ème à 30s, 3-4ème à 1min environ, puis les autres au-delà de 1m50. Un relais fait mieux que moi, de 7 secondes ! Comme le temps vélo prend en compte T2, je pense que c’est là qu’il me gratte les 7 secondes ! Par rapport à Mimizan, je fais des écarts par rapport à des gars qui ont roulé à peu près comme moi. Ca confirme que j’ai très bien roulé à Sames, un peu moins bien à Mimizan, et que le parcours mixte valloné/plat sans trop de descente et virages techniques, est fait pour moi. Après, par rapport aux autres, j’avais un meilleur équipement (roue pleine, casque aéro), c’est sûr que ça aide. Mais je crois que c’est la première fois que je fais le meilleur temps vélo sur un triathlon, nouvelle source de satisfaction. 39m20 pour 25,4km, soit 38,8km/h. Avec les 4 cotes, c’est une bonne moyenne. Le beau revêtement et le fait qu’il n’y ait pas eu de vent a bien aidé, mais aussi proche de 40km/h malgré le dénivelé (environ 150m), j’en suis très satisfait.

Je pars sur la course à pied à fond, avec l’intention de ne pas laisser l’espoir au 2ème, et le VTT ouvreur est devant moi, je lui demande si le 2ème est loin. Il comprend mal en me disant que c’est moi le premier. Bon, c’est déjà ça, ça confirme que je suis premier. Je lui redemande et il dit qu’il ne sait pas. Allez, je me reconcentre et c’est parti. Le parcours est en 3 boucles autour du lac. Une première partie bitumé, mais avec pas mal de gravillons, et une deuxième dans l’herbe et les cailloux, un peu dangereux pour les chevilles, puis une troisième avec une petite cote sur l’herbe, mais assez pentu, avec quelques virages, puis 1 ou 2 zigzag serré.

Je pars très vite donc, mais au bout de quelques dizaines de secondes, j’essaye de me raisonner en me disant : « c’est pas aujourd’hui que tu dois exploser ! » et je rentre en mode gestion, comme sur toutes mes courses. Je me connais assez bien, et je sais le rythme que je peux tenir sans trop faiblir. Je me cale à ce rythme, et j’avais vu que normalement, j’étais meilleur à pied que le dossard 1. A moins qu’un autre coureur ne revienne, je dois gagner. Mais je suis loin de savourer, il reste 5km, et j’ai bien l’intention de ne rien lacher et de même faire le meilleur temps pour enfoncer le clou. Le tour est petit et on entend le speaker partout. Je crois l’entendre annoncer le second, je regarde ma montre : 45s que je suis parti de T2. C’est un bon avantage, mais pas assez pour me permettre d’y aller tranquille.

Je sens que je suis pas mal, j’ai une bonne foulée, mais la respi est difficile. Le tour est court, je boucle le premier et regarde ma montre : 6m20. Il me semble me souvenir que l’année dernière les meilleurs avaient couru en 20min environ. Si je fais 3 boucles comme cela, ça fait 19min, je suis pas mal. Même en comptant 40s de T2, peut être inclus dans le temps CAP, j’ai une petite marge.

A la 2ème boucle, je reprends un verre d’eau, sans ralentir, mais pas pour boire, pour mettre sur la tête, car le soleil commence à taper. J’ai de bonnes sensations, mais je suis à fond, la bave aux lèvres (jolie image…). Je double dès la 2ème boucle des gars de Bayonne que j’avais doublé au début du vélo. Je leur aurai repris 6min en vélo ??? Ca me parait beaucoup, mais je réfléchis pas trop. Un gars de Billère essaye de s’accrocher, mais il ne tient pas très longtemps. Je reçois beaucoup d’encouragements, et j’essaye de ne pas ralentir, mais ça devient difficile. J’entends le speaker qui n’arrête pas de répéter mon nom (et Benjamin Féraud par ci, et Benjamin Féraud par là, ils sont pas près de l’oublier mon nom !), et après le 2ème tour, annonce que j’ai course gagnée, etc… Mais je n’y crois pas encore et je me dis qu’il ne faut pas faiblir. Je me dis que je dois avoir au moins une minute d’avance, et que c’est quasi impossible de la perdre dans ce dernier tour. Je regarde la montre : 6m18 au 2ème tour, je n’ai pas faibli. Le 3ème tour, je n’arrête pas de regarder ma montre : encore 5min, encore 4min, encore 3min.

Je double encore plein de monde. Un gars que je double dit « ah ouais d’accord » quand je le double, et une bénévole dit que j’ai une belle foulée, c’est bon pour la confiance (et pour l’ego !). Mais je suis encore dans l’analyse et je me dis que ça veut dire que les autres vont moins vite, et que ça commence à sentir bon. A 600m de l’arrivée environ, je commence à me dire que c’est gagné, mais je ne savoure pas vraiment, j’essaye de continuer à bien courir. Je double un gars qui s’arrête pour s’étirer, et je lui dis « allez, courage ! », chose que je ne fais jamais d’habitude, concentré sur mon effort. Là, j’ai relâché, mais je garde une bonne allure, jusqu’aux 50 derniers mètres où je me permets des sourires, des signes de la main et je lève les mains… que je redescends tout de suite après la ligne passée pour venir se placer sur mes genoux et essayer de récupérer. J’ai quand même réussi à faire une bonne course à pied je pense.

Le 2ème arrive environ 2min plus tard, on se félicite mutuellement et lui me dit « bravo, beau vélo ». C’est vrai que j’ai creusé l’écart en vélo, mais je pense avoir fait une bonne course à pied aussi.

Au GPS, la CAP, ca donne 18m39 pour 5,22km GPS, soit 3m34/km GPS, environ 3m36/km réel. Environ 10s trop lent par rapport à ce que j’espère donc, mais au vu du parcours, je pense que c’était pas mal, et j’en suis content.

Finalement, j’ai fait à peu près les mêmes temps à 5s près pour les 3 tours, donc j’ai réussi à tenir sur le dernier tour.

Au vu des résultats, j’ai en fait posé le vélo avec un peu moins d’une minute d’avance sur le 2ème (mais qui était le relais) et une minute sur le 3ème, un gars de Bayonne sorti 3s après moi de T1, et à qui je n’ai repris qu’une minute en vélo. Mais ces 2 là n’ont pas bien couru et ont fini 6ème et 14ème. Finalement, le dossard 1 est arrivé 6ème, 2min derrière moi, les 4 et 5ème 10s devant lui. Je lui ai donc repris près de 2min en 15km une fois que je l’ai doublé. Il a dû trop donner sur le début et accuser le coup après.

Donc c’est vraiment à vélo que j’ai construit cette victoire. J’en suis très content car cette année j’avais l’impression d’avoir fait des progrès mais que je n’arrivais pas à concrétiser en course.

A pied, je fais également le meilleur temps, mais je ne reprends finalement que 10s au dossard 1, qui remontera à la 2ème place. A Mimizan, je lui avais repris 1minute ! Mais je pense que c’est surtout lui qui a mieux couru. Le 3ème meilleur temps à pied est loin, à 1m30, ce qui me conforte dans l’idée que j’ai pas si mal couru que ça. Flavien (le dossard 1 donc) fait partie de l’équipe de D2 de duathlon de Pontivy, même si apparemment il n’a pas pris le départ de la première étape.

Et au final, je gagne donc avec 2m10 d’avance sur le 1er et 3m50 sur le 3ème, donc une victoire assez confortable, comme je l’espérais au vu de la start-list.

Evidemment extrêmement content de cette victoire, même si intrinsèquement je ne pense pas avoir fait une perf bien meilleure que mes précédentes courses, mais le contexte fait que j’en retire bien plus de satisfaction.

Je fais une petite recup vélo après la course, et j’arrive en retard pour la remise des prix. Enfin, c’est plutôt la remise des prix qui a commencé en avance par rapport à ce qu’ils avaient dit ! Heureusement, ils me rappellent pour que je puisse aller sur le podium, récupérer ma coupe et mes bons Décathlon et Culture Vélo (cool !) et avoir ma minute de gloire.

J’avais oublié à ce moment, mais c’était support du championnat département, je suis donc champion des Pyrénées Atlantiques (la classe !) et j’ai eu droit à un beau polo, que je mettrai bientôt au boulot pour frimer.

Voilà, cette victoire, je l’attendais depuis un moment. Je crois que j’en étais à environ 15 podiums, sans jamais réussir à gagner, et là c’est presque un soulagement. C’était un de mes objectifs cette saison, et même si je suis conscient que ce triathlon n’avait pas un niveau des plus relevés, une victoire reste une victoire. J’espère aborder mon dernier objectif sans pression. Dans 2 semaines, le S de Baudreix, organisé par mon club, la Tribu 64. Je n’aurai aucune chance de victoire, Fred Belaubre étant inscrit. Mais ce serait cool de faire 2ème ou 3ème derrière lui.

Et puis ensuite, je sais pas trop, mais j’espère réussir à faire quelques courses pour le plaisir, sans pression. Avec cette victoire à Sames, j’efface les déceptions et les frustrations du début de saison, et je peux dire que ma saison est réussie. En cette fin de saison, je ne m’interdis rien, qui sait, si l’envie me prend et la possibilité existe, de monter en distance…

Pour la suite de ma « carrière », avec cette victoire, j’ai réussi tous les buts que je me suis fixé après ma 1ère saison de triathlon, quand je voyais que j’avais un niveau qui pouvait me permettre d’espérer faire de bons résultats, à savoir : empocher des primes (fait à plusieurs reprises : en Guadeloupe, à Mimizan, à la Gileppe), faire un IM (Roth, Afrique du Sud, Zurich) et me qualifier pour Hawaii (fait pour Zurich, même si j’ai laissé mon slot), et donc gagner un triathlon. J’avais déjà gagné un trail à St Vincent chez moi l’année dernière et le triathlon indoor de Comminges en début d’année, mais ce n’était pas un « vrai » triathlon (même si ma victoire à Comminges était face à des triathlètes plus « renommés », toute proportion gardée, qu’à Sames).

Il va donc falloir que je me fixe de nouveaux objectifs. J’y réfléchis déjà, mais je vais me laisser un peu de temps pour voir si c’est raisonnable avant de l’écrire et de passer pour un fou au mieux, un prétentieux au pire. Ce sera sans doute le sujet d’un prochain article.

Published by benji-triathlon
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22 mai 2016 7 22 /05 /mai /2016 10:00

On retrouve le podium !

Une semaine après le WE bien rempli à Mimizan, j’avais décidé de m’aligner sur le S de Carcassonne. Ce n’était pas un objectif majeur, mais le but était d’enchainer les courses dans ma période où j’espérais être en pic de forme.

Ca faisait pas mal de route (6h A/R) pour un S, et un lever tôt (5h) pour se rendre sur place, mais comme ma saison pourrait s’arrêter en juin, faut bien que je rentabilise mon entraînement !

Ce jour-là à Carcassonne, il y a 3 courses plus ou moins distinctes : la course de qualification D3 pour la Ligue Languedoc-Roussillon pour les hommes, pour les filles, et la course « open », ouverts à tous. Je m’inscrivais donc sur la course open.

Quelques jours avant le départ, j’ai regardé les inscrits pour voir si je connaissais du monde, et sur le S, je ne reconnaissais qu’un gars de Toulouse Triathlon Metropole, qui court très bien, qui m’a déjà battu sur le duathlon de Carcassonne cette année, et qui a gagné le S de Mimizan l’année dernière. Mais à part lui, je ne connais personne, et la start-list n’est pas très dense : environ 160 partants et seulement 80 licenciés.

Je me fixe comme objectif, d’abord de faire du mieux possible, et être content de ma course, et si possible réussir à battre Sébastien, le gars de Toulouse donc. Je me dis que si j’arrive à le battre, la victoire devrait être jouable, et je vise au minimum le podium, étant donné la faible densité apparente sur la course. Il y a 4 ans, j’avais déjà fait 3ème sur la course, mais elle était à l’époque en septembre.

Sur la D3 par contre, je connais pas mal de monde, et je me dis que ça me donnera une bonne référence par rapport à eux, même si on ne partira pas en même temps. Le drafting étant interdit, on devrait pouvoir comparer les temps. J’espérais rentrer dans le top 3 global, ou au moins être dans des temps similaires, proche de la minute.

Comme ce n’est pas une course objectif, je me déplace donc le matin même. Je n’ai pas monté ma roue pleine ni ma roue avant à jante de 80mm car ça souffle assez fort. Et tant mieux, car le revêtement est bien dégueu et il y a pas mal de montée et de descente. Même avec mon vélo de CLM, je me dis qu’entre ces 3 facteurs, je ne vais pas être en position de CLM très souvent.

La course D3 devait partir à 9h30, les filles D3 à 9h35 et nous à 9h50. Cela me convenait bien car avec 20 minutes de marge par rapport aux mecs de D3, je me disais qu’on allait pas les croiser (ou vraiment les derniers) et que je pourrai avoir une visibilité sur mon classement. Il y a un demi-tour en vélo, et cela devrait me permettre de faire le point. La stratégie était d’essayer de faire un bon départ en nata et accrocher des pieds devant, car avec la faible densité, il y avait un risque que si je n’arrive pas à choper des pieds, je me retrouve à nager tout seul. En vélo, il fallait appuyer fort jusqu’au demi-tour pour essayer de refaire le retard, et puis à pied sauve-qui-peut, en essayant de vraiment accélérer, quitte à exploser, au 3ème km.

Les courses de D3 partent pendant que je m’échauffe. Je n’arrive pas à bien voir par où ou va passer en nata, mais je me dis que je verrai bien. Je me dirige vers la ligne de départ et essaye de me placer en 1ère ligne. Je veux me placer sur la gauche car c’est là que le trajet est le plus court, mais ca bouchonne un peu, et finalement je me mets en 2ème ligne, entre 2 gars de la 1ère. Le speaker annonce « départ dans 4 min » alors que les filles sont parties depuis moins de 5min ! Et m…, ca veut dire que l’on va pas avoir 20min avec la D3 et on va se retrouver à doubler les gars en vélo et la visibilité du classement s’en trouvera très difficile, sans compter les dépassements à faire sur les filles et les gars partis devant, sur une petite route de montagne, alors que les premiers de D3 seront en train de descendre pleine balle en sens inverse.

Je ne suis pas hyper confiant au départ, je me dis qu’il va falloir s’accrocher en nata.

Corne de brume, c’est parti ! Oh la la, je me fais secouer par tous les côtés ! Pour une course qui ne devait pas être dense, je me retrouve dans la pire bagarre de ce début de saison. Du coup je ne respire que tous les 4 temps sur les 10-15 premières secondes pour m’extirper et j’y arrive assez vite au bout de 50m. Mais déjà les écarts sont faits. Yen a 2 devant, et 2 à droite un peu devant. Je dois faire l’effort pour recoller mais je me dis qu’ils sont trop à droite et je continue mon effort. Au final c’était moi qui était trop à gauche, et je n’arrive pas à recoller. Ils sont devant, et je me résigne à devoir faire la nata seul. Du coup, je n’ai pas de pieds à suivre, et j’ai du mal à m’orienter, car la bouée est assez éloignée. J’essaye de bien nager en gardant une bonne fréquence de bras, je ne regarde pas derrière moi pour voir si certains prennent mes pieds, tant pis. Je regarde plutôt devant. Je pense être 5ème ou 6ème, ce qui correspond à peu près à mes attentes, mais j’espérais réussir à prendre des bons pieds et j’ai loupé le coche. En plus, je me retrouve quasi nez-à-nez avec des filles qui ont fait le demi-tour et qui rentrent. Je suis décidément trop à gauche, mais le parcours n’est pas très bien fait, 2 bouées de plus pour nous séparer n’auraient pas été de trop !

J’ai l’impression de me rapprocher un peu du gars devant au demi-tour. Puis vient la partie navrante : on arrive sur une sorte de banc de sable où on peut se mettre debout et courir sur une 15aine de mètres. On avait déjà vu les mecs de D3 le faire avant nous, et je vois aussi le gars devant moi le faire. Je le fais aussi et un kayak de l’orga me dit « ce n’est pas là le parcours ». Super… Je ne fais pas attention et replonge.

En y repensant (il faudrait que je relise mon CR pour être sûr), mais il me semble qu’il y avait déjà les mêmes problèmes il y a 4 ans : la sortie à l’australienne improvisée et le fait que l’on pouvait se rentrer dedans à un endroit. Le problème est que selon que l’on nageait plus ou moins prêt de la plage, on pouvait courir plus ou moins longtemps, donc pour l’équité de la course c’était pas terrible. Il y en a d’ailleurs peut-être qui n’ont pas couru du tout. Enfin cela devait être assez difficile car il fallait faire un détour pour éviter le banc de sable et il n’était apparemment signalé que par des petites bouées de 20cm de diamètre (que j’ai vu à côté des kayaks en courant sur le banc de sable).

Je lutte pas mal sur les 100 derniers mètres, je sors en me disant que j’ai dû laisser du temps par rapport à si j’avais trouvé des pieds, mais que dans l’ensemble je me suis pas mal senti. Arrive maintenant un moment des plus difficiles, il faut rejoindre le parc à vélo, qui se situe à 200-300 mètres en montée, y compris des marches. En général j’ai du mal à courir après la nata, mais cette année ça va mieux, et cette fois-ci j’ai l’impression d’être pas mal.

En sortant de l’eau, je crois entendre « 5ème » et j’entends aussi « il est pas loin le 1er », puis un rire. Je n’y prête pas attention, mais en regardant les résultats, le 1er m’a collé 2min en natation ! C’était donc une blaguounette très drôle !

Je suis effectivement 5ème de ma vague, à 2min du 1er (avec la montée jusqu’au parc incluse, où je pense avoir repris un peu de temps, sans en être sur). Le 4ème n’est qu’à 10s… Si j’avais pu nager dans ces pieds ! Par contre le 2ème et 3ème sont 50s-1min devant. Je pense néanmoins que si j’avais pu prendre un meilleur départ et nager dans leurs pieds, j’aurai peut-être pu tenir (un temps au moins).

Le 1er est un cadet qui nage en 4m17 le 400m ! Finalement 2min sur lui, je me dis que c’est le tarif !

Par rapport au classement combiné avec la D3, je ne fais que le 24ème temps. Mais bon, là je pense qu’il y a clairement un effet de groupe où ils ont pu nager ensemble et profiter de l’aspiration. Si j’étais parti dans cette vague, j’aurai sans doute trouvé quelques pieds salvateurs à suivre et gagner 20-30s. Peut-être également ont-ils plus (ou moins) profiter de la sortie à l’australienne ? S’ils sont habitués de la course, c’est un truc à savoir que l’on peut faire jouer à son avantage !

Bref, je rentre en T1 et fait une transition pas trop mauvaise, même si mon enfourchage de vélo laisse à désirer.

Je devais normalement prendre 1 ou 2 km pour reprendre mon souffle, mais ça monte direct et je veux refaire mon retard, alors j’appuie dès le début, et les jambes ont l’air de répondre. Je double un gars assez vite, puis après 5km en toboggan dans la ville on attaque la vraie montée : 6km de montée à 3,7%, mais avec des pentes qui varient pas mal. Je suis bien motivé pour reprendre du monde devant, mais assez vite je reprends des filles, et même des mecs de D3. Du coup, je commence à être perdu dans les classements. On croise les premiers de D3 qui descendent à toute allure, c’est assez dangereux car la route est étroite. Alors que je double un concurrent, un gars arrive en face et je suis obligé de « serrer » le gars que je double pour ne pas me faire percuter. Le gars gueule (forcément) et je m’excuse d’un geste de la main, mais je crois comprendre qu’il ne m’en veut pas et que c’est après le descendeur qu’il gueulait. Je crois apercevoir la trifonction d’un Toulouse Tri Métropole devant et j’espère que c’est le Sébastien. Je me rapproche petit à petit, et sur le dernier km de montée, qui est un peu plus pentu, je refais quasi tout mon retard, et j’arrive au demi-tour à quelques mètres de lui. Je vois qu’il relance comme un fou après le demi-tour. Moi, je fais un demi-tour au ralenti, je relance moins bien, et déjà j’ai perdu 10s. Puis au bout de 30s de descente déjà je ne le vois plus ! Et voilà, mes talents de descendeurs refont parler d’eux ! Je gère la descente comme je peux, il y a encore beaucoup de monde qui monte, il faut faire attention. Je croise un autre gars du Toulouse Tri Metropole que je sais être un très bon coureur qui m’a déjà laissé sur place sur un tri à la Montagne Noire. Je pense avoir 2min d’avance environ sur lui et je me dis que ce sera suffisant.

J’attends avec impatience la fin de la descente. A un moment je pense être revenu sur le Sebastien mais non, c’est un autre coureur. A ce moment, je commence à me dire qu’il est possible que je sois 2ème derrière le Seb, mais j’en sais rien, on a doublé beaucoup de monde, je ne sais pas si c’était des gars de D3 ou pas.

Sur les 5 derniers km en toboggan, je ré-appuie comme une brute et sur la dernière montée, j’aperçois le Sébastien et j’essaye de reprendre le plus de temps possible pour poser pas trop loin.

Je pose le vélo bien entamé, plutôt content de ma montée, mais dégoûté d’avoir perdu du temps dans la descente. Je me dis que j’aurai du poser devant le Seb, et que maintenant ça va être dur d’aller le chercher en CAP.

Niveau comptable, je fais un vélo à 31km/h, normal que la moyenne soit peu élevée, entre le dénivelé, le vent, et le revêtement dégueu, et une puissance toujours à peu près égale à ce que je fais sur S. Là ca durait un peu plus longtemps mais j’ai pu bénéficier de la position « facteur » quasi tout du long, je n’ai quasiment pas pu me mettre en position de CLM (peut être 5min en tout).

Je fais le 3ème temps vélo de ma course, à 23s du meilleur. Pas si mal donc, mais les 2 premiers sont aussi les 2 qui sont sorti devant de l’eau, et que donc ils m’ont encore repris du temps. Je pose donc 4ème, derrière le Seb, mais je ne le sais pas. Je pense (j’espère) être 2ème en fait, et avoir repris les 2 premiers dans le tas…

Ca se complique quand on regarde le classement combiné avec la D3. Je ne fais que le 13ème temps, à 2min du meilleur. Mais bon, à y regarder de plus près, et je sais que j’en parle beaucoup en ce moment, je pense que tous les éléments sont réunis pour parler de drafting. Sur la course Open, parmi les premiers, il y a des écarts, la course était propre. Sur la D3 par contre, les 5 coureurs qui posent le vélo de la 2ème à la 6ème place ont un écart de 5s en tout, et le 7ème est 5s derrière. De plus, celui qui pose 3ème a été disqualifié (je ne connais pas la raison, je suppose, sans le savoir, qu’il n’a pas fait sa boucle de pénalité après avoir reçu un carton). Ces 5 là ont fait un meilleur vélo que moi

(dont 4 cadets !). En plus, celui qui s’est fait disqualifié n’est sans doute pas le plus fautif car c’est lui qui revient de l’arrière, on peut donc penser qu’il était meilleur à vélo que les autres et qu’il a plus bénéficié au groupe que le contraire ! Enfin, quand j’ai croisé les gars en descente, je me souviens plus exactement ils étaient en quelles positions, mais je me souviens avoir vu un groupe de 5-6 qui se suivaient d’assez près. C’est sur néanmoins que le parcours ne prête pas au drafting, avec des montées et des descentes, mais les montées n’étaient pas très franches, et à 20km/h avec du vent, on gagne encore à se protéger.

Après, bien sûr, certains m’ont mis une raclée sans avoir été aidé, c’est le cas du 3ème de la course D3, qui me colle 2min en vélo en sortant loin de l’eau et en ne bénéficiant pas de drafting. C’est le cas du gars qui pose 1er aussi, qui me colle 1min et qui réussit à poser avec 25s d’avance sur le groupe derrière (il se fera manger à pied).

Voilà, c’est la fin de mon coup de gueule, et j’espère que je n’aurai pas à en parler lors de mes prochaines courses.

A pied, je sens que je ne suis pas très bien, mais heureusement j’ai le Seb en point de mire. Il a une belle foulée le con. J’essaye de souffler un peu, et courir propre, mais déjà les pensées négatives m’envahissent. Je me dis « tu le reprendras jamais de toutes facons, ca sert à rien, etc… ». J’essaye de pas y penser et juste de courir du mieux possible. Je vois au bout d’un km environ que je reviens petit à petit sur Sebastien, et dans la tête, je ne sais pas si certains ont les mêmes pensées que moi dans ces moments, mais c’est à la fois un peu d’euphorie en me disant que je peux le reprendre, mais aussi de la crainte d’être obligé de se faire encore plus mal pour le reprendre, maintenant que je vois que c’est possible ! Je regarde ma montre au 1er km : 3m36 ! C’est nul, surtout que l’on a pas mal descendu ce 1er km. J’essaye de faire abstraction et je ne regarderai plus ma montre.

Bref, je me rapproche, je grignote, mais je sens que c’est pas gagné. Le parcours est un tour du lac, et je me disais que ca allait être plat. Quelle erreur ! On n’arrête pas de monter et descendre, des montées bien sèches, des descentes tout aussi raides. Bref, tout ce qu’il faut pour ne pas aller vite et avoir mal aux pattes. Normalement, je ne suis pas bon sur ces montées et il m’arrive souvent de marcher même. Là, je continue à courir tout du long, et je vois que je reprends du temps à chaque montée.

Je suis quasiment derrière lui, et je me dis que je vais attendre un peu avant d’essayer d’attaquer, mais je me retrouve à sa hauteur juste avant d’attaquer une belle côte bien raide, et presque sans réfléchir, j’attaque. Enfin, sans réfléchir, j’avais vu que j’allais plus vite en côte à priori, et en le passant, j’ai vu qu’il était en détresse respiratoire, alors j’y suis allé. Il n’essaye pas de s’accrocher (ou il n’y arrive pas), et je fais un petit écart tout de suite. Je ne l’entends plus derrière et je continue mon effort. A ce moment, je me mets à croire/imaginer que je suis 1er mais je ne sais pas vraiment. J’essaye de continuer à bien courir, ne pas faiblir, car sur le plat je me dis qu’il peut revenir. Une autre cote se pointe. Je rêve de marcher, mais je me dis que s’il me voit marcher, ca va le booster à mort, je peux pas me le permettre, alors je refais l’effort en montée et je récupère un peu en descente (quand il me voit pas !). On prend un escalier en colimaçon pour descendre, une petite ligne droite, un virage en montée, je me permets de regarder pour voir s’il est loin. Bon, il faut pas chômer, il n’y a pas 15s je pense. Mais la ligne d’arrivée se rapproche. Ca y est, je la vois, mais il reste la dernière montée, celle qu’on a fait en sortant de l’eau. 250m quasiment à 6% environ. J’en peux plus, j’essaye de pas lacher mais mes jambes commencent à mollir. J’aperçois parmi les gars devant en particulier un mec qui ne court pas terrible, mais qui a l’air de se donner à fond, et qui a regardé 2 fois derrière lui. Je me dis : il fait peut être partie de l’Open. J’hésite à tout donner, mais je suis déjà à bout. Je finis comme je peux, en espérant qu’il ne soit pas de ma course, et je finis quelques secondes derrière. En franchissant la ligne, je regarde son dossard. Et m…, il fait la course Open et il me bat pour 4s ! A postériori, je me dis que j’aurai pu le gratter, mais j’étais quand même pas loin de mon maxi. Si j’avais eu une meilleure visibilité sur ma position, et que je l’avais aperçu un peu avant, peut être que j’aurai eu plus de chances de le reprendre (mais lui aurait aussi vu plus facilement que je le reprenais). Et je vois également le speaker qui interviewe un gars, qui a sans doute gagné l’Open. Bon, ca veut dire que déjà il y en a 2 devant. Je suis un peu dépité, et énervé de pas avoir su pendant la course à où j’en étais. Je félicite le Sébastien quand il arrive et lui demande s’il sait on est à quelle place, mais il ne sait pas non plus. Finalement, il faudra que j’attende plus d’une heure pour apprendre que j’ai fait 3ème. Ouf ! Service mini assuré !

Même si ma vitesse en CAP n’était pas terrible (3m48/km GPS de moyenne), difficile de se faire une idée tellement le parcours était accidenté et abrupte. Je suis quand même content de ma course, car je fais le meilleur temps CAP (Open et D3 combiné) et je creuse des écarts assez importants : 35s sur les 2/3/4ème Open, dont les 2 de Toulouse que je savais bon coureur, et 10s sur le vainqueur de D3, 20s sur les 2ème temps CAP de D3, et ensuite on passe à 35s.

Je finis donc 3ème à 4s du 2ème, et 49s du 1er. Pas si loin que ça donc, et je peux regretter de pas avoir réussi à prendre des pieds en nata (même si les 4 premiers du S, vu nos temps nata, ont sans doute nagé seul aussi), et de ne pas avoir été très bon en descente en vélo. La victoire n’était peut être pas si loin que ça.

Par rapport à la D3, je ne prends que la 7ème place combiné, à 1m23 du 1er, mais avec l’aide de nager en groupe natation et le drafting possible/probable, je me dis que le comparatif est un peu biaisé. Je vais pour une fois regarder vers le côté positif, et me dire que j’ai fait 3èmede ma course !

Ce n’est pas encore une course complètement réussie, mais on s’en rapproche, et je renoue avec le plaisir de monter sur le podium, et de ramener quelques petits cadeaux à la maison (le 1er a eu un beau paquet de produits du terroir, une belle récompense ! Moi je n’ai eu « que » la bouteille de vin).

Dans 2 semaines, Sames, le championnat départemental. Je viserai une nouvelle fois le podium, voire la victoire, suivant la start-list, mais surtout j’espère finir la course sans regrets, en réussissant à enchainer de belles façons les 3 disciplines. Puis Baudreix pour la dernière course programmée de ce début de saison.

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15 mai 2016 7 15 /05 /mai /2016 15:00

Quand c'est fini, yen a encore !

Le WE à Mimizan s’annonçait chargé : comme l’année dernière, je tentais le triplé S CLM/eq le samedi après-midi, S individuel le dimanche matin, M individuel le dimanche près-midi.

Cela s’était soldé par un cuisant échec, avec une 16ème place sur le S, et une descente aux enfers sur le M, au-delà de la 100ème place et une CAP très difficile. Il y a 2 semaines, j’avais tenté le doublé S/M dans la même journée à St Pée, et une fringale sur le M avait gâché toute chance de bien figurer.

J’arrivais néanmoins confiant à Mimizan. L’objectif principal est le S; le S/eq la veille, je n’ai pas prévu de trop me rentrer dedans, et le M l’après-midi, ce sera que du bonus, et essayer de bien figurer avec si possible un top 20.

Pour le CR du S/eq la veille, c'est ici.

Et pour le S du matin, c'est là.

Et c’est pas fini ! J’ai 3h30 de récup avant de partir sur la 3ème épreuve : le M. Après ma déconvenue de St Pée, je voulais surtout réussir une course propre, ne pas exploser surtout, même si je fais pas un truc exceptionnel. Idéalement, je vise la 20ème place, mais je me dis que ce sera chaud.

La course est en 3 vagues espacées de 15min : les filles en 1er, 1ère vague homme avec tous les favoris et dossards préférentiels (50 quand même !) et ceux dont le nom commencent par A-G, et 3ème vague avec le reste du monde ensuite !

Je pars donc avec la 2ème vague, avec les favoris. Cool ! Je vais doubler pas mal de filles, mais au moins je serai avec les meilleurs.

Cette fois-ci, je mange beaucoup à midi et je prends avec moi des gels pour ne pas avoir de fringale.

Je discute un peu avec les gars de la Tribu et Nicolas, qui double aussi, mais qui part dans la 3ème vague.

Un petit echauf et c’est parti.

Je ne pars pas avec tous les favoris, j’ai pas envie de bastonner. Mais la plage est en biais par rapport à la direction de nage, donc on perd 20-30m entre un coté de la plage et l’autre. Je pars au milieu environ, et je m’extirpe assez vite de la masse, mais dès 100m, j’ai l’impression qu’un gros groupe s’est déjà formé à 50m. Comment c’est possible !!! Jusqu’à la 1ère bouée à 500m environ, je nage plutôt dans les pieds, et effectivement un gros groupe est devant. On est dans les premières positions du 2ème groupe. Après la 1ère bouée, je remonte et prends les commandes du groupe. Pas une décision intelligente car du coup je ne profite plus de l’aspiration, mais j’avais envie de me faire plaisir. Il y a pas mal de clapot et je bois régulièrement un peu la tasse. Mais je tiens bon et je suis toujours devant. J’essaye de faire un gros effort pour ne pas emmener trop de monde avec moi, mais je ne regarde jamais derrière. Je sens de temps quelqu’un toucher mes pieds. C’est de bonne guerre, je touchais les pieds de celui devant avant la 1ère bouée. J’hésite à ralentir pour laisser passer, mais finalement je continue jusqu’au bout. Je ne sais pas si je me suis bien orienté, mes lunettes étaient un peu opaques au bout d’un moment.

Je sors enfin, personne ne m’a doublé. J’hésite à jeter un coup d’œil derrière mais finalement je regarde devant. Je suis content et j’ai l’impression d’avoir bien nagé, mais un coéquipier m’annonce avec 4min de retard. Ca fait lourd quand même sur 1500m, quand je perdais ce matin 1m20 sur 750m. Mais bon, de nager tout seul, tu perds beaucoup. T1 se passe bien, une bénévole me propose de mettre ma combi dans mon sac (car la T2 est à un autre endroit, il faut rapatrier la combi là-bas du coup), ce qui me fait gagner quelques secondes.

Au final, je sors de T1 avec 4m40 de retard sur la tête, à la 39ème place. Il y a 3 filles et 4 mecs de la 3ème vague devant, dont 32ème place de la vague 1. A noter qu’apparemment, la bouée se serait décrochée entre vague 2 et 3, ce qui a amené la vague 3 à nager plus, ce qui peut expliquer pourquoi si peu de gars de la 3ème vague sont devant moi. Il est vrai que Nicolas, qui nage mieux que moi normalement, sort avec 1m50 de retard.

Finalement, j’ai réussi à faire un petit trou derrière moi et à en rattraper du 1er groupe car je sors avec une 15aine de secondes de retard sur 3-4 gars et derrière moi le prochain est à 17s, puis à plus de 30s. J’ai du imprimer un bon rythme en natation, et avec un meilleur placement sur la ligne de départ et un meilleur départ j’aurai pu me caler dans un groupe devant et faire un meilleur temps je pense.

J’enfourche le vélo et j’essaye de gérer mon effort. Pas facile, il y a pas mal de filles à doubler, mais je suis surpris de voir que peu de mecs me doublent.

Mais bon, faut pas rêver, on commence à me doubler. J’essaye de toujours rester dans ma cible, pour ne pas me griller. Je sais en outre qu’à Mimizan, c’est la fin du parcours qui est la plus difficile, avec quelques bosses, puis 5km sur un revêtement dégueu où on peut perdre pas mal de temps.

J’ai plus trop de souvenirs, la course se passe, je double quelques-uns, d’autres me doublent. A un moment je me fais doubler par un, puis 2, puis 3, je me dis, ca y est, c’est la fête au drafting, mais finalement, je vois qu’ils ne sont que 3 (l’année dernière c’était des trains entiers qui me doublaient…) et à distance respectable les uns des autres. Je m’accroche à distance respectable moyenne, et je vois que l’un des gars est un cycliste qui ne fait pas partie de la course et qui drafte sans vergogne. Pas grave vous allez me dire, il fait pas la course. Oui mais du coup moi je peux pas le drafter et je suis un peu plus loin que ce que je devrais. C’est pas très confortable, et je me dis que c’est pas très respectueux. Un arbitre au bord de la route le siffle même en pensant que c’est un concurrent drafteur. Finalement il lachera quelques km plus loin, à l’entrée des bosses. Nicky, Anthony, et mon père m’attendent en haut de la 1ère bosse et m’encouragent. C’est cool, j’essaye de leur sourire, je suis encore lucide. Je leur demande à quel place je suis, ils me répondent « allez Benjamin ! ». J’insiste (en montée, je passe moins vite et peut poser la question 2 fois !) et Nicky me répond « environ 20ème ». Je suis content mais méfiant. Je me dis que je dois plus être autour de 25-30 et que Nicky essaye de me motiver. Mais c’est une info quand même, j’avais aucune idée jusqu’à présent. Je me dis que 20ème peut être jouable. Je me donne bien sur les petites bosses et mange mon 2ème gel dans les descentes, mais je sens que le niveau d’énergie descend. Il me reste les 5km sur le revetement dégueu, et je ne peux plus accélérer et je perds pas mal de temps. Un gars de Bayonne me double comme une bombe et je ne peux pas le suivre. Je me dis que je ne fais pas fringale, c’est déjà bien, mais qu’en terme d’énergie, je sens que je suis pas au top et je redoute la CAP.

Je pose enfin et la longue T2 est poussive. Mon père m’avait bien briefé sur mon emplacement (c’est lui qui avait déposé mes affaires de course) et je trouve sans problème). Je fais seulement le 63ème temps vélo, à 8min quand même du 1er. Ca fait très lourd, je vous l’accorde. 43ème de la 2ème vague (une fille a mieux roulé que moi : Grrrr !). Je pose finalement 35ème, 30ème de la 2ème vague (une fille est devant moi encore).

Le speaker m’annonce à la sortie du parc (faut bien passer le temps…) et rajoute que je fais encore partie des « bons », ce qui me porte à croire que je dois pas être trop mal. J’ai l’impression que le 1er ne m’a pas pris un tour (sinon le speaker parlerai de lui), je suis content aussi.

Les premières foulées ne sont pas trop mal, mais c’est pas la grande forme. Je suis agréablement surpris de voir que le 1er km est passé en 3m45. Bon, il y avait un bout en descente. Les prochains sont plus laborieux, entre 3m55 et 4m, mais je vois que je ne dérive pas, et que je reprends du monde, et que personne ne me double. Je dois pas être trop mal donc. Je me déleste d’une envie pressante, Ironman-style, lorsque la course passe par les sous-bois et qu’il n’y a pas trop de monde, et aussitôt mes douleurs à l’estomac que je trainais depuis le début de la CAP disparaissent. Je mange mon dernier gel, un peu trop pateux. Et je continue mon bonhomme de chemin. Le retour en ville est bien sympa avec plein d’encouragement de ma famille, mes coéquipers, des connaissances, et juste des spectateurs, et j’entame le 2ème tour. Je me dis que je fais pas une fringale, mais que ca va pas tarder. J’aurai du prendre un 2ème gel. Je prends du coca comme je peux, mais je sens que la faim arrive. J’espère que je vais tenir jusqu’au bout.

J’arrive toujours à rester autour de 3m55, et sur le 2ème tour, il y a beaucoup plus de monde (ceux à qui j’ai pris un tour, et les gars de la 3èmevague), mais je vise les gars avec un collier autour du cou, signe que c’est leur 2ème tour. Il n’y en a plus beaucoup, mais au 7ème km, j’aperçois un gars de Pau que je connais de nom, je reviens sur lui doucement. Normalement je suis meilleur coureur que lui, mais là je ne cours pas beaucoup plus vite. Je reste un peu derrière puis essaye de passer devant. Il accélère pour rester à ma hauteur. Je n’insiste pas et je me recale derrière. Il ralentit, je le redouble et cette fois-ci son accélération est moins franche, il lache petit à petit. Mais il reste encore presque 2km, et je commence à être à bout. Valentin m’encourage comme il peut, j’essaye d’allonger la foulée mais je suis vraiment dans le dur.

Enfin j’entrevois les derniers hectomètres, et j’essaye de ne pas ralentir, on ne sait jamais. A 300m de la ligne, j’entends derrière moi : « allez Kevin ! » et à la facon dont elle le dit, je me dis qu’il n’est pas loin et qu’il va essayer de me reprendre. A ce moment, je me dis que je suis pas loin de la 20ème place (qui me fait rentrer dans les primes) et je redonne un coup, je donne tout ce que j’ai jusqu’à la fin. J’entends une nouvelle fois « allez Kevin ! » et ca me rebooste. Comme quoi des fois il vaut mieux se taire plutôt que donner des infos au gars devant qu’on revient sur lui…

Je passe la ligne 10s devant lui, et je vois que c’est un super coureur que j’ai déjà apercu sur plusieurs courses l’année dernière et cette année et qui m’avait enrhumé à chaque fois. Là il me prend 2m40 mais dans un bon jour il aurait pu me reprendre bien plus je pense.

J’essaye de compter rapidement les gars qui sont déjà là, et j’en compte rapidement une vingtaine. Je me dis que c’est mort pour les primes et je suis un peu déçu. Je finis finalement 27ème, et 24ème de la 2ère vague. Derrière moi à moins de 2min, il y a encore un gars de la 3ème vague, qui m’aurait peut être battu sans le problème de bouée, et le prochain est à 2m30.

Je fais seulement le 26ème temps CAP, et 21ème de la 2ème vague, et je perds encore 4min sur la tête de course. Je cours à environ 3m55/km, ce qui n’est pas top, mais pas si mal.

Je finis à 15m15 du 1er, très loin donc, 8m30 du 10ème, 5m du 15ème, et 1m10 du 20ème. Même avec le S dans les jambes, dans un meilleur jour, je suis convaincu que j’aurai pu finir dans les 20. Sans le S dans les jambes, c’est sans doute présomptueux de dire ça, mais je pense que la 10ème place était jouable : 1m30 en nata, 3m en vélo, 3m à pied… mouais, en

Fait c’était chaud la 10ème place, peut-être la 15ème ! Enfin on s’en fout quoi.

La bonne surprise est que je suis resté pour la remise des prix, sur les conseils du gars de Bayonne qui me dit qu’il peut y avoir du roll-down (comme sur IM), car les vétérans qui finissent dans les 20 premiers ne peuvent pas cumuler les primes, et que du coup ca décale les primes pour le 21ème, 22ème, etc…

Finalement, je récupère la prime du 18ème au scratch, car il y a également des gars qui se sont pas pointés (d’ailleurs, y a 4 ans quand je finis 26ème, je ne m’étais pas pointé et peut être j’avais laissé passer une prime aussi).

La remise des récompenses a été très longue mais finalement je repars avec un chèque de 80 euros. C’est bon ca !

Et voilà le WE qui se termine bien, mais je ressasse depuis cette course S, où j’aurais tellement aimé faire mieux. Cette saison je loupe pas mal d’occasions de bien figurer pour pas grand-chose, des petites erreurs, quelques secondes, du manque de pot ; et les épreuves passent et il ne m’en reste plus que 3 pour briller : Carcassonne ce WE, Sames dans 3 semaines, et Baudreix 2 semaines après. A un moment j’espère que ça va passer !

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15 mai 2016 7 15 /05 /mai /2016 10:00

C'est tro pinjuste

Le WE à Mimizan s’annonçait chargé : comme l’année dernière, je tentais le triplé S CLM/eq le samedi après-midi, S individuel le dimanche matin, M individuel le dimanche après-midi.

Cela s’était soldé par un cuisant échec, avec une 16ème place sur le S, et une descente aux enfers sur le M, au-delà de la 100ème place et une CAP très difficile. Il y a 2 semaines, j’avais tenté le doublé S/M dans la même journée à St Pée, et une fringale sur le M avait gâché toute chance de bien figurer.

J’arrivais néanmoins confiant à Mimizan. L’objectif principal est le S; le S/eq la veille, je n’ai pas prévu de trop me rentrer dedans, et le M l’après-midi, ce sera que du bonus, et essayer de bien figurer avec si possible un top 20.

​CR du S/eq de la veille ici

Le lendemain, le S le matin, j’ai de grandes ambitions. Mon objectif de début de saison, que je n’osais pas trop annoncer, était de gagner la course (rien que ça). Quelques jours avant la course, j’apprends que mon partenaire d’entrainement Louis s’y est inscrit au dernier moment. Bon, je connais son niveau, la gagne semble injouable. Malgré cela, je vise quand même le podium, et j’espère réussir à venir mettre un peu la pression à Louis et je n’ai pas encore abdiqué complètement, sur un bon jour, je me dis qu’il y a peut-être moyen de venir l’inquiéter. Du coup, le plan est très agressif, avec comme adage « qui ne tente rien n’a rien ». Le plan, donc, est de donner plus que de raisons en natation, pour essayer de perdre le moins de temps possible sur la tête de course, et essayer de me rapprocher de la tête en vélo et mettre la pression autant que possible à pied, et croire au miracle. Plan très risqué car en natation, il faut une énorme débauche d’énergie pour gagner quelques secondes, au contraire du vélo et surtout de la CAP, on dès qu’on augmente l’investissement, le chrono s’en ressent.

Sur 750m, le but est de faire un 500 chrono à fond, sans se griller complètement pour autant au départ, et de finir comme je peux les 250 derniers mètres dans les pieds, en essayant de ne rien lâcher.

Je m’échauffe en vélo, où j’ai l’impression que les jambes répondent moins bien qu’hier, et surtout gros échauff dans l’eau, car il va falloir aller vite dès le début !

Je vois Louis au départ, je lui souhaite bonne chance, et je me prépare mentalement à souffrir dans l’eau. Il y a 2 ans, j’étais sorti 11ème de l’eau à Mimizan, en étant moins fort qu’aujourd’hui, donc je me dis que j’ai ma place en 1ère ligne et j’essaye de me placer du mieux possible. Je vois Louis un peu à côté, je me dis que je suis pas mal placé (non, je ne rêve pas de réussir à l’accrocher, mais je me dis que s’il a choisi ce côté, c’est que c’est sans doute le bon choix !).

Après avoir plus ou moins réussi à nous ramener sur la ligne de départ, le speaker nous lache avec un coup de corne de brume.

La veille, j’avais repéré que l’on pouvait marcher une dizaine de mètres avant de se mettre à nager, c’est ce que je fais et je me retrouve dans les premières positions. Assez vite, je me retrouve excentré à droite, et comme je respire à droite tous les 2 mvts, je n’ai pas une très bonne visibilité de ce qui se passe devant, à ma gauche. Mais dans l’eau, je vois que je nage à côté d’un autre, et même si je suis pas dans les pieds, je pense bénéficier d’une aspiration.

Le passage de la bouée à 250m environ se passe bien, virage à droite, je me remets dans les pieds. Je ne vois pas trop ce qui se passe devant, si beaucoup sont devant, s’il y a un grand trou avec la tête déjà. Je continue à appuyer fort et avoir une bonne cadence, et je reste dans les pieds. Je regarde régulièrement devant quand même, je vois qu’on est sur la bonne trajectoire. Aux 500m, je commence à être dans le dur et cela se voir sur mon allure : je vois des gars qui commencent à me remonter. J’essaye de me coller le plus possible pour bénéficier au plus de l’aspi, car je perds les pieds de devant. 2 ou 3 gars me passent, mais j’arrive à rester dans le paquet ces 250m derniers mètres. Enfin la plage, je me relève. Je m’attendais à souffrir lors de cette T1 où il faut courir une vingtaine de mètres sur le sable avant de courir 100-200 mètres pour rejoindre le parc, mais cela se passe pas trop mal, et je double même quelques gars lors de cette transition. Nicky et Aurélie me renseignent sur ma course : 14ème à la sortie de l’eau, plutôt mieux que ce que je pensais quand j’étais dans l’eau, à 1m20 de la tête de course, dont fait partie Louis. Par contre 1m20 seulement de perdu sur la tête de course, c’est clairement une très belle perf pour moi. Je sors 10s derrière Nicolas, qui m’avait pris 40s en 300m en piscine au triathlon indoor de Comminges ! Je savais que je nageais bien mieux en eau libre qu’en piscine, mais là je suis très surpris. Malheureusement, je ne l’ai pas vu à la transition. Dommage car si je l’avais vu, cela m’aurait donné une énorme motivation de savoir que je l’ai accroché en nata et pour essayer de l’accrocher en vélo aussi. Il m’avouera néanmoins après la course qu’il s’était fait chahuter en début de nata et qu’il n’avait pas super bien nagé.

A st Pée par exemple, je perds aux alentours de 2m15 sur les meilleurs (dont Louis), même en enlevant 20s pour ma T1 ratée, j’ai perdu aux alentours de 1m50 sur la même distance. En comparant à 2 autres qui ont fait les 2 courses avec un temps similaire au mien, cela confirme une meilleure natation à Mimizan, même si le gain parait moins important, aux alentours de 15-20s. Je ne suis pas capable de dire à quelle vitesse j’ai nagé, toujours délicat d’avoir la bonne distance dans l’eau, et de toutes façons je ne connais pas mon temps exact dans l’eau, le temps dans les classements est donnée T1 comprise.

T1 comprise donc, je sors 12ème de T1, à 1m30 de Louis, le 1er. 10s de perdue dans la transition donc, c’est plutôt pas mal face à un spécialiste des transitions qu’est Louis ! Je sors au milieu d’un groupe, on est 9 en 20s, entre 1m19 et 1m39 du 1er. Mais je suis à la queue de ce groupe, et ma mise en route ne doit pas être terrible car le début de vélo je ne vois personne. Ou plutôt si, je crois apercevoir des mecs devant, mais ils s’éloignent petit à petit. Par contre, des filles, j’en vois beaucoup ! Elles sont parties 10min avant nous, et du coup on est en plein dans le gros du peloton (je parle du peloton, hein, me faites pas dire ce que j’ai pas dit !).

Le plan était d’essayer de récupérer pendant quelques minutes avant d’envoyer. Idéalement avoir un point de mire et ne pas le lâcher avant de produire mon effort. Mais bon, personne en point de mire, je double, je double, mais que des filles. C’est frustrant ! Je dois doubler un ou 2 gars, puis un me double. Je décide de pas le lâcher, et je me force à rester derrière, à bonne distance pour ne pas risquer le carton. Cela me permet de me remettre dans le rythme, mais au bout d’un moment, je me dis que je suis en train de m’endormir, que je peux aller plus vite. Au panneau des 5km, je décide d’accélérer, et je le double, et essaye de continuer mon effort. Je sers les dents, il y a pas mal de vent, il y a encore des filles à doubler, et petit à petit, je double aussi des mecs. Puis, un 2ème gars me double. Encore une fois, j’essaye de me dire que je vais m’accrocher, mais là ça va encore plus vite, et petit à petit, il s’éloigne devant, sans que je me fasse vraiment violence pour essayer de garder son rythme. Finalement, il posera le vélo avec 30s d’avance sur moi, après m’avoir repris 2min. Il y avait une vraie différence de niveau !

En rentrant vers le parc, Nicky m’annonce avec 2min de retard sur la tête de course. Ça me donne un coup au moral car j’espérais refaire une partie de mon retard sur la tête, et c’est le contraire qui s’est produit ! C’est Nicolas qui a repris tout le monde à vélo (1m30 de gagné sur moi…) et qui pose juste devant Louis.

Je ne sais pas très bien à quel classement je me trouve, j’ai des infos différentes de la part de personnes sur le bord de la route. J’imagine environ 8-9ème, donc assez loin de l’objectif. En plus arrive la partie que je redoutais : la T2. En effet, la particularité du parc à vélo du S de Mimizan est qu’il n’est pas équitable. Les orgas essayent, en général, pour ne pas favoriser ou défavoriser les concurrents en fonction de leur emplacement dans le parc à vélo, d’organiser le parc à vélo de telle façon que chaque concurrent parcours la même distance dans le parc à vélo, en prenant en compte T1 et T2. On essaye également que chacun parcours la même distance dans le parc, vélo à la main. Par exemple, pour un parc à vélo carré, si on arrive de la nata par un coin et que l’on sort vers le vélo du coin opposé, il est judicieux d’essayer de faire rentrer les concurrents à T2 par le même coin que pour l’arrivée T1 nata, et ressortir par le coin opposé (là où ils sont sortis en vélo). Ainsi, tout le monde aura parcouru la même distance (en gros 2 fois la diagonale) et la même distance avec et sans vélo à la main (une diagonale à chaque fois). Il est souvent difficile, logistiquement, de faire ce schéma. Pour assurer l’équitabilité, les orgas prévoient alors des « couloirs » autour du parc à vélo que tout le monde emprunte pour assurer que tout le monde fait la même distance. Bref, un peu difficile à expliquer par écrit !

Dans le cas du S de Mimizan, c’est un parc très inéquitable. Dans le temps, on rentrait d’un coin en nata et on sortait par l’autre coin en vélo, et on faisait le chemin inverse en T2. De cette facon, tout le monde faisait la même distance vélo, mais ceux qui avaient leur emplacement vélo proche de l’arrivée nata (et sortie CAP donc pour ceux qui suivent) devaient faire plus de trajet vélo à la main que ceux dont l’emplacement vélo était proche de l’entrée et sortie vélo. Légèrement inéquitable donc. Depuis quelques années, le parc est devenu encore plus inéquitable. En effet, un couloir a été mis le long du parc à vélo pour qu’en rentrant du parc à vélo, on soit obligé de repasser par le coin de sortie nata. Ainsi, le gars qui a son vélo proche de la sortie vélo a un petit avantage à T1 car il a un peu moins de distance à faire avec son vélo (mais il les fait à pied quand même), mais un gros désavantage à T2 car il doit refaire la diagonale vélo à la main pour déposer son vélo proche de la sortie vélo, puis refaire la diagonale en sens inverse pour rejoindre la sortie pour la CAP, qui se trouve au même point que la sortie nata. Alors que les chanceux qui se trouvent à la sortie nata n’ont qu’à poser leur vélo à T2, et ils sont en quelques pas sur le parcours CAP.

Vous l’aurez compris, pourquoi j’en mets des tartines sur ce point, c’est que j’avais l’emplacement le plus défavorable, au bout du bout de la dernière rangée… On en avait déjà parlé la veille avec les coéquipiers, et le matin en rentrant dans le Parc à vélo, je vois que mon numéro de dossard est marqué sur la pancarte d’une rangée de vélo comme extrémité. Je stresse quelques secondes pour voir quelle extrémité, et quand je vois que c’est la mauvaise, je prends un bon coup au moral. Je me dis que c’est 15-20s de perdu direct sur ceux qui sont avantagés, et 8-10s sur la moyenne qui sont au milieu. Au final, avec ma trace GPS, je vois que la rangée fait un peu moins de 50m, donc l’aller-retour environ 90m. A 16km/h environ, ça fait environ 20s, ce qui confirme à peu près ma trace GPS.

Et donc en arrivant à T2, je sais que je vais perdre ces 20s, et comme j’ai déjà pas mal de retard, c’est très frustrant.

Je fais du mieux possible en T2 et je repars, on m’annonce encore 8-9ème à 2m15 de la tête, cohérent avec les 20s de perdu…

Sur le classement officiel, j’arrive en vélo 8ème, 1m47 derrière Louis, mais j’ai l’impression qu’il y a quelques incohérences, car Nicolas m’avait dit qu’il rentrait en T2 avant Louis et que sur le classement il est 7s derrière. Bref, c’est approximatif.

Je ne fais que le 12ème temps vélo à 2m15 du meilleur, avec une moyenne un chouilla en dessous de 40km/h. Il y avait un peu de vent, donc difficile de se faire une idée, mais ya 2 ans je roulais 1min plus vite et 7ème temps, 1m20 du meilleur. Mais en terme de puissance, je fais à peu près la même chose, voire quelques watts de plus cette année. J’avais pourtant le même matos. Malgré cela, j’ai l’impression de ne pas avoir été assez bon sur cette partie. Plus de 2min sur 20km, ça fait beaucoup quand même. Je perds 15s sur Louis, qui m’a impressionné car lui n’avait pas tout l’attirail du parfait petit Contre-la-montreur comme je l’avais moi. Ya du niveau !

Je ne me souviens pas trop dans quel état d’esprit je suis à ce moment-là, mais je crois pas top. J’espérais lutter pour la victoire, je sais que c’est cuit, et je pense que c’est dur aussi pour le podium car on ne me donne pas d’écart avec le 2ème et 3ème. J’avais des consignes techniques à respecter, mais dès le 1er km, elles volent en éclat (comme toujours…), et je ne pense à rien, juste à essayer d’aller le plus vite possible, puis de plus en plus que l’inconfort se fait ressentir, à quand est ce que ca va se finir. Je double quelques personnes, mais je sais toujours pas où j’en suis. J’aperçois au loin par moments 2-3 mecs qui courent ensemble, et je me rapproche petit à petit, mais vraiment pas très vite. Vers le 3ème km, sur le retour, je me prends le vent contre de face, je n’ai personne derrière qui m’abriter, je vois le groupe devant et les pensées négatives commencent à m’envahir : « Ah, si j’avais pas perdu ces 15-20s, je serai juste derrière et je pourrai m’abriter ! Je les reprendrai jamais… » etc…, comme à mon habitude, je n’arrive pas à avoir l’œil du tigre et juste me concentrer pour me dire « je les mange ! et pis c’est tout ! ». J’aimerai bien réussir une fois…

Je vois quand même que l’un deux commence à décrocher, et à 1km et des brouettes de l’arrivée, un gars à côté de la route avec un chrono dans la main m’annonce calmement 5ème. Je suis surpris, dans ma tête, j’étais plus loin. Mais cela ne suffit pas à me remotiver pour mettre le coup d’accélérateur qu’il faudrait. Je réussis néanmoins à me rapprocher du gars qui a décroché et je sais que j’arriverai à le dépasser. Devant, par contre, je me dis que c’est mort. Je le passe à 300-400m du but, et il m’encourage « allez, tu peux les croquer ! ». C’est Nicolas que je viens de doubler mais je l’ai pas reconnu. Les supporters de la Tribu m’encouragent dans les 300 derniers mètres mais dans ma tête c’est déjà plié. Je me fais violence pour ne pas trop relâcher sur la fin pour ne pas risquer un retour de Nicolas et je finis, 4ème, déçu.

Le 2ème et 3ème finissent à 6 et 11 secondes devant. Je vous laisse imaginer ma frustration. J’aurai aimé partager un podium avec Louis (qui gagne la course), d’autant qu’on avait blagué la semaine d’avant et que les coéquipiers m’avaient mis la pression pour qu’on finisse 1 et 2. Finalement j’étais pas loin (de la 2ème place. De Louis, je suis à 1m43s. J’étais un peu présomptueux de penser pouvoir rivaliser…

Sentiment mitigé quant à ma CAP. A l’arrivée, je me suis dit que j’avais pas si mal couru que ça. Mais au GPS, je suis à 3m29/km, ce qui est loin de l’objectif d’environ 3m20. Le parcours est globalement roulant, avec quelques passages un peu sablonneux et un peu de vent, mais pas de quoi perdre 10s/km, loin de là. Mais je fais quand même le 3ème temps, T2 comprise, ce qui ne m’avantage pas. Le 1er temps a l’air douteux, il finit 50ème au général mais colle 1m40 en CAP à tout le monde ; pas impossible bien sûr mais douteux. Le 2ème me prend une quinzaine de seconde quand même. Les 2 qui ont fini devant moi courent pas mal, je leur reprends 20-30s seulement. Et sur le même parcours, je cours quand même le même temps qu’en 2014, malgré une transition environ 20s plus lente. Donc sentiments mitigés sur cette CAP. Je pense que j’aurai quand même pu faire mieux.

Cette 2ème place et même ce podium m’échappe pour pas grand-chose. Je pense bien sûr à la T2, mais je peux aussi pointer du doigt ma course à pied moyenne et mon vélo pas aussi bon que ce que j’espérais. Et puis la gniaque de fin de course bien sûr ! A posteriori, la stratégie de course n’était peut-être pas la meilleure non plus, n’aurais-je pas dû laisser 20s de plus en natation pour pouvoir enchainer à vélo et à pied et reprendre ces 20 secondes et plus… Difficile de dire.

Ce résultat est cruel, car à 11 secondes près, je fais 2ème, et ma vision sur la course est complètement changée : je me dis que je fais une belle course et j’aurai été extrêmement heureux de faire podium une nouvelle fois à Mimizan. Là, je vois surtout ce que j’ai loupé.

J’espère me rattraper ce WE à Carcassonne, j’essaye de me remotiver !

Et c'est pas fini. Pour le M, c'est ici !

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14 mai 2016 6 14 /05 /mai /2016 16:00

En apéro

Le WE à Mimizan s’annonçait chargé : comme l’année dernière, je tentais le triplé S CLM/eq le samedi après-midi, S individuel le dimanche matin, M individuel le dimanche après-midi.

Cela s’était soldé par un cuisant échec, avec une 16ème place sur le S, et une descente aux enfers sur le M, au-delà de la 100ème place et une CAP très difficile. Il y a 2 semaines, j’avais tenté le doublé S/M dans la même journée à St Pée, et une fringale sur le M avait gâché toute chance de bien figurer.

J’arrivais néanmoins confiant à Mimizan. L’objectif principal est le S, le S/eq la veille, je n’ai pas prévu de trop me rentrer dedans, et le M l’après-midi, ce sera que du bonus, et essayer de bien figurer avec si possible un top 20.

Pour le commencement donc, le S/eq : pas de pression pour moi, j’avais prévenu mes coéquipiers que je ne me donnerai pas à fond pour préserver mes chances le lendemain. Normalement, j’ai assez de marge pour pouvoir jouer mon rôle dans l’équipe normalement.

Je commence par donner un coup de stress aux coéquipiers en arrivant avec 15min de retard à notre RV, et 5 minutes avant la fermeture du parc à vélo… Mais ca passe ! On a 2h à attendre ensuite avant notre départ. Je m’échauffe rapidement à pied et en nata, on essaye de mettre en place une stratégie en nata, mais on parle pas trop du vélo.

En nata donc, je dois rester derrière et vérifier que l’on reste bien groupé, pousser de temps en temps si nécessaire, et remonter prévenir celui devant si cela ne suit pas.

Bon, la nata a été difficile, on n’a pas réussi à rester groupé, problèmes d’orientation, j’ai essayé de jouer mon rôle du mieux possible, puis on s’est scindé en 2 groupes, et j’essayais d’aider le dernier à nager le plus droit possible en me mettant devant. Pas avec grand succès je dois dire !

Mais ouf, on arrive à sortir de l’eau tous les 4. Je prends un peu d’avance sur la longue transition à pied car j’ai peur de ralentir mes coéquipiers sur la T1. Finalement je suis dans les temps, on fait une T1 pas terrible, mais on arrive à enfourcher le vélo, toujours à 4.

Malheureusement, on ne réussira jamais à vraiment s’organiser proprement et passer de beaux relais. En plus, une autre équipe revient sur nous, on la laisse prendre de l’avance, mais on revient sur eux, et on décide de les redoubler. On passe, mais un peu plus loin ils nous repassent, et ainsi de suite 2-3 fois le long du parcours. Du coup, on n’était jamais dans notre rythme. Moi, j’ai le plaisir de voir que les jambes répondent bien, et que je suis capable de sortir les watts ciblés pour le lendemain sans trop de soucis.

En course à pied, je suis à l’aise, on décide de finir à 3, en essayant de reprendre l’équipe qui nous a « gêné » pendant le vélo, mais on craquera finalement à 2km et ils passeront devant.

Une course un peu bizarre, où on n’est jamais vraiment rentré dans notre rythme donc, mais tout de même une 44ème place parmi 120 équipes masculines.

J’oublie malheureusement de décrasser après cette course, et je m’en rends compte le soir, alors pour me donner bonne conscience, je trottine 5min à 21h30…

Pour la suite, leS du dimanche matin, le CR ici.

Et le M du dimanche après-midi ici.

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1 mai 2016 7 01 /05 /mai /2016 10:00

Un vrai S&M !

Désolé, pas de photos, ni de classement, pas le temps, "juste" le CR de 4 pages !

Prélude

Ce WE avait lieu les triathlons de St Pée sur Nivelle.

Au programme pour moi : reconnaissance le samedi, S le dimanche matin, qualificatif D3, et M l’après-midi, avec ce qu’il me reste de force.

Beaucoup d’ambitions pour moi sur le S. C’était le 1er triathlon de la saison mais j’espérais y briller et confirmer tout le travail à l’entrainement cet hiver et ce printemps.

L’objectif était un top 10. Pas hyper ambitieux vous allez me dire ! Oui mais bon, c’est qualificatif D3, et il devrait y avoir du beau monde. Rien que sur Bergerac, je compte 2 gars qui vont finir sur devant moi, et sans doute 3. Il y a ensuite les Girondins, qui alignent une équipe forte, et Blanquefort, avec leur 4 jeunes qui carburent. Plus tous les autres clubs aquitains bien sur, et tous les autres !

Le plan de bataille était de sortir dans les 30 de l’eau (je prévoyais un gros niveau), réussir à rattraper pas mal de monde en vélo et poser dans les 15, pour aller gratter encore quelques places en CAP et finir dans les 10.

Je suis confiant, et lors de la reco, j’ai pu voir que le vélo était loin d’être plat. Moi j’aime bien les faux plats montants où je peux rester en position CLM et vraiment appuyer. Sur les montées plus sèches, je suis moins à mon aise, et sur les descentes non plus. Là il y a un peu de tout.

Acte I: le S

Après un bon echauf, je me place sur la ligne de départ dans l’eau, qui n’est pas vraiment délimité. Un bateau nous indique de nous reculer jusqu’au ponton. Je le fais, mais je vois qu’une partie du peloton reste 30m en avant environ et ne bouge pas. On attend, on attend, puis je me rends compte que l’orga (ou les arbitres, je ne sais pas qui donne le départ) va abdiquer et donner le départ ! je commence à rejoindre la ligne 30m devant mais le départ est donné quand je suis encore à 15mètres. P…. quelle honte ! Sans déconner, ça m’a mis la rage. 15mètres, c’est pas grand-chose, mais quand il s’agit de se placer et d’attraper les bons pieds, ca peut jouer. Surtout pour moi qui ne suis pas hyper bon nageur, faut que je trouve le bon pack et que je le lâche pas !

Au final, je nage un peu de mon côté et essayer de recoller au côté du pack. Mais jusqu’à la 1ère bouée, je suis globalement seul. Je n’ai plus trop de souvenir, mais j’ai eu l’impression de bien nager, de bien passer les bouées, et sur le retour de nager dans un petit pack où j’étais à peu près au milieu. J’avais quand même l’impression d’être loin au classement.

A la sortie de l’eau, je n’ai personne pour m’indiquer mon classement. J’essaye de faire une T2 expresse, mais une nouvelle fois je n’ai pas été bon… Déjà j’oublie de mettre mon dossard… Je l’avais mis sur mes prolongateurs, du coup j’ai le vélo d’une main, le dossard de l’eau et j’essaye de l’enfiler… Bon, j’y arrive tant bien que mal, quelques secondes de perdues. Puis j’hésite sur la direction à prendre pour sortir du parc. Pourtant j’avais bien demandé aux arbitres, il fallait monter après avoir pris le vélo. Et moi je descends. Je croise un arbitre qui dit rien, puis arrivé en bas, un autre arbitre engueule son collègue et me dit de remonter. Et 15s de perdu ! J’ai été mauvais car j’avais demandé aux arbitres avant la course (car briefing inexistant…). Puis je saute (enfin je monte) sur mon vélo, j’essaye de mettre mes pieds dans les chaussures directes, mais j’appuie pas assez fort, je rippe, je dois m’arrêter et relancer pour enfin réussir à partir… Et encore du temps de perdu ! C’est pas brillant tout ca. Même si on n’est pas en course avec drafting où cela aurait été catastrophique pour accrocher un pack, c’est quand même du temps gratos de perdu !

Au final je fais 32ème temps nata + T1, à 2m18 de la tête tout de même. J’espérais top 30 comme je le disais, et moins de 2min de perdu sur la tête de course (et je rêvais moins de 1m30). Avec le temps perdu en T2, ca donne à peu près ca en nata pure. Il y avait sans doute un peu plus de 750m, donc niveau nata c’est plutôt satisfaisant, je dois être à 1m45 des meilleurs environ (20s pour T2, 10s pour départ). Niveau T2, par contre, c’est très mauvais. Ca fait longtemps que je dis que je vais m’entrainer, mais là je vais vraiment le faire.

En vélo, on commence par un 1er A/R, ce qui me permet de voir les écarts. J’en profite pour voir que c’est pas mal groupé, y compris autour de moi ! Je prends une ou 2 min pour reprendre mes esprits et souffler, puis je passe à l’attaque pour ne pas rester engluer dans le groupe. Je passe en tête du groupe juste avant le round point de demi-tour, et je vois que j’ai déjà plus de 2m30 de retard sur la tête. Ça colle avec les 2m18 à T2, si les gars ont appuyé dès la sortie du parc. Un peu dégouté, car comme je le disais j’espérais moins de 2m, et surtout j’ai l’impression qu’il y a beaucoup de monde devant.

Je me remets dans ma bulle et ma position aéro et j’appuie fort. C’est un long faux plat montant et je reste en position aéro tout du long, et reprend un bon groupe qui draftouille gentiment, certains franchement, d’autres moins. Je les passe tout de suite et vise un groupe de 3 devant. Je reviens à quelques secondes d’eux au moment de tourner dans la deuxième partie du parcours : une dizaine de km dans les coteaux, avec des montées bien franches, quelques descentes un peu techniques, bref, du Pays Basque ! Et là, à ma surprise, et un peu mon désarroi, je n’arrive pas à revenir sur le groupe de 3 devant. Ils resteront à plus ou moins 100m devant toute cette partie. Enfin on retrouve des lignes droites et un nouveau faux plat montant où j’espère les reprendre, mais j’ai pris un peu de retard, et au moment de passer petit plateau je déraille ! J’arrive à remettre la chaine grâce au dérailleur sans descendre du vélo, mais je perds 7-8s dans l’opération (décélération et re-accélération comprise). En haut de la bosse j’ai repris un peu de temps, mais le groupe de 3 qui est devenu 2+1 car l’un a laché pendant la montée est encore devant. Je me dis qu’avec mon vélo de chrono et ma roue pleine je vais les reprendre dans la descente, mais finalement je n’arrive pas à reprendre grand-chose et je reprends juste celui qui avait laché en arrivant à T2.

Je pose 16ème, mais je me crois bien plus loin au classement. Entre-temps le départ du XS a été donné et c’est le joyeux bordel pour savoir à quelle place on est car ceux du XS rentre au par en même temps.

Je fais une T2 pas trop mauvaise, mais je lutte un peu pour mettre mes chaussures à cause des pieds un peu engourdis par le froid. Car oui, il faisait froid, mais grâce au soleil, ça passait. J’ai tout fait en trifonction et ça passait. La veille, il a beaucoup venté, et j’ai hésité à prendre la roue pleine, mais je jour même, il n’y avait plus de vent (le matin du moins). Pour la roue avant, le problème ne s’est pas posé car j’avais oublié ma jante de 80mm à la maison. J’avais pris la 60mm, donc pas grand-chose de perdu me direz-vous, et un peu moins lourde pour les montées !

Je fais 15ème temps vélo à 1m30 des meilleurs. 15ème temps, c’est clairement une grosse déception, j’espérais reprendre du temps dans cet exo sur les places 5-15, et c’est le contraire qui se produit, je reperds du temps sur les meilleurs nageurs, et ils posent le vélo trop loin devant moi pour espérer les revoir en CAP. Après, 1m30 sur 20km vallonné sur les meilleurs, c’est pas non plus dégueu, surtout que le niveau était plutôt bon, avec des gars qui me mettaient une mine il y a quelques années. Après, il paraît qu’il y a eu beaucoup de drafting aux alentours des places 3-10 sur le vélo. Certaines personnes me l’ont rapporté, d’autres ont apprises après la course que c’était sans drafting et étaient surpris (ca veut tout dire…), et d’autres encore m’ont rapporté des propos des drafteurs qui ont dit qu’effectivement il y en avait eu. Moi ça me fout les boules car pour moi c’était une course test et j’aurais aimé me comparer à armes égales, mais bon. Après, la plupart sont habitués à faire des courses avec drafting, et tant qu’on ne les punit pas, ya pas de raisons de pas le faire, si le but est de finir avec le meilleur classement possible. Le drafting n’est pas un sacro-saint péché. C’est une règle ; quand elle est enfreinte, normalement ya une pénalité. Donc les gars prennent le risque, et tant qu’ils ne seront pas punis, ils recommenceront. On m’ a également rapporté que l’arbitre, quand on lui a demandé pourquoi il n’a pas mis un carton aux drafteurs, a répondu que « si je commence à en mettre, j’en mets à tout le monde ». Si ces propos sont vrais, c’est triste, car ca voudrait dire que d’un, le drafting est généralisé, et que 2, les arbitres n’ont pas la volonté de le punir. On s’avance donc doucement vers toutes les courses au format S ou M en drafting, et tant pis pour les gars comme moi qui aiment bien faire du CLM mais sur petites distances.

Donc 15ème, je me dis que c’est difficile d’en tirer des leçons. Quoi qu’il en soit, les gars sur qui j’espérais reprendre du temps en vélo ont posé loin devant moi.

Je rentre dans le parc 16ème (mais je ne le sais pas), donc à 1 place de l’objectif fixé.

A pied, je me sens bien, et je me rentre bien dedans. J’avais laissé ma montre sur mon vélo donc j’ai pas de données autre que ceux du chronométreur.

Comme je disais, difficile de savoir à où on en est, car le speaker n’annonce pas grand-chose, les spectateurs ne donnent pas d’indication sur la place, je n’ai aucune idée, et je me pense plus loin au classement que ce que je ne suis. J’essaye de faire le mieux possible, je double du monde, mais je ne sais pas s’ils sont S ou XS. J’apercois un grand gaillard devant et sur un virage ou je le vois de profil, je me dis qu’il court vachement bien ! En fait je me rends compte que je lui reprends un peu de temps, et je me dis que c’est un bon signe. Quelques supporteurs basques m’encouragent également fort, et j’ai l’impression que ça veut dire que j’ai une bonne allure. Mais finalement j’arriverai jamais à le rejoindre.

Je finis la course en me disant que j’ai fait tout ce que j’ai pu, et plutôt content de ma forme, mais déçu de mon classement, car je pense être 15-20ème. Au final je suis 11ème, à une place de l’objectif donc, donc à moitié déçu, mais difficile de faire mieux (sauf T1 bien sur) aujourd’hui je pense.

Avec de savants calculs, je pense avoir couru en environ 3m28/km. Je dois pouvoir faire mieux normalement, mais c’est déjà pas si mal.

Je fais 6ème temps CAP, à 30s du 1er quand même, mais à 15s du 2ème. C’était serré.

interlude

Et grosse cerise sur le gâteau, on a à priori réussi à se qualifier pour la ½ finale D3, en se classent 5ème équipe aquitaine. Je n’osais pas trop en parler comme objectif, tellement on s’était pris une rouste l’année dernière, mais j’y pensais. Les Girondins, Blanquefort et Bergerac sont loin devant, Carbon Blanc devant aussi, et on réussit à battre l’Aviron Bayonnais de quelques places, grâce à l’effort de tous ! Bien content, même si je ne sais pas si on pourra aligner une équipe aussi compétitive à Guéret début juillet.

J’espère que dans 2 semaines à Mimizan, le niveau en natation sera moins dense et que du coup les paquets seront moins importants, même si c’est une épreuve traditionnellement « drafteuse ». Je viserai un podium sur le S, et il faudra que je reprenne du temps sur le vélo !

Après une pause déjeuner, décrassage, et petite sieste (sans réussir à dormir), c’est reparti pour le M. Je n’ai pas d’objectif particulier, mais je me dis que sur un bon jour, je peux rentrer dans les 10. Il y a traditionnellement beaucoup d’espagnols (basques) et en général il y a du niveau. On verra bien.

acte II: le M

En natation, cette fois-ci je ne me fais pas avoir, et je reste devant malgré les injonctions du gars de reculer. Finalement comme pour le S il abandonne et je peux partir sans retard cette fois-ci.

Comme pour le S, je commence un peu tout seul, et je recolle ensuite à un groupe. J’ai une bonne allure, et je prends plaisir dans l’eau. J’arrive même à boucher les trous quand je vois qu’un petit groupe part devant. Bien kiffant d’activer jambes et bras et de voir que ca répond. Au passage de la dernière bouée (3/4 de la course), je ressens une crampe dans le mollet. Assez classique pour moi, et en général ça part aussi vite que ça vient, mais là j’ai du mal à la faire partir, je bas des jambes avec les orteils remontés vers le tibia (pas idéal pour l’hydrodynamisme) et ça passe au bout d’une trentaine de secondes. Sur la dernière ligne droite, je me fais plaisir et remonte mon groupe et essaye de recoller au groupe devant.

Je sors très satisfait de ma nat, j’entends les supports de la Tribu m’encourager, mais Pan ! La grosse crampe à l’ischio ! et Repan ! L’autre ischio ! Je sers les dents, me prends le derrière de la cuisse et essaye d’avancer, mais que c’est dur ! J’arrive à monter la plage mais déjà tout ceux que j’ai doublé sur la dernière ligne droite me passent. Je clampine difficilement jusqu’à mon emplacement, et Pan, Repan ! je suis à l’agonie. Chaque mouvement des jambes pour enlever la combi me recrampe. J’avais jamais connu ça ! Je sers les dents et essaye de pas crier, mais ça sort quand même ! 2 cyclistes qui attendent leur relayeur sont là, me regardent, et au final l’un deux me dit : « désolé on peut pas t’aider », et c’est vrai qu’en triathlon pas droit à l’aide extérieure… Les crampes ne passent pas mais j’arrive à enlever enfin la combi et pouvoir partir, mais j’arrive à peine à marcher. Enfin j’arrive à monter sur le vélo et là les crampes passent ! ouf !

Vraiment un truc de malade, j’avais jamais crampé comme cela. Je sais pas à quoi c’est du : trop de battement de jambes à la fin, la course du matin, pas assez hydraté ? Je sais pas. Je sais pas non plus combien de temps j’ai perdu mais ça a paru très très long. Malheureusement personne ne m’a indiqué mon classement en sortant de l’eau. A la sortie de T2, je suis 41ème à 6min de la tête, mais je pense avoir perdu 2-3min dans l’affaire. La première féminine sort 2min devant moi, et il me semble qu’elle est rentrée dans le parc un peu après moi, donc ça a l’air de coller. Ce ferait que j’aurai perdu environ 4min sur la tête de course (pour un peu plus de 1500m je pense, au vu des chronos), et moins de 2min sur Pierre Gaspariau, un bon triathlète aquitain, ce qui me semble très peu et un peu invraisemblable. Ça m’aurait fait sortir dans les 15 premiers de l’eau. Bon, au final, je sais pas, mais j’ai eu l’impression de très bien nager.

Sur le vélo, comme sur le S, sur les premiers km, c’est le bordel, avec des gars qui me doublent, j’essaye de me mettre à distance, je pédale pas fort, puis au bout de 1-2min, j’appuie pour repasser en tête. J’arrive à passer le groupe et à me caler derrière (à distance bien sûr) un gars, le dossard 251, qui a l’air de bien avancer.

On commence les montées, et on monte bien, on récupère un peu de monde, certains nous dépassent, mais globalement on avance bien. Sur les coups de cul bien pentu, je reperds un peu de temps, et suite à un nouveau déraillage de chaine, je perds le contact avec le 251. Mais je sentais que c’était quand même un peu trop rapide pour moi. Je comprends au bout de 10km qu’on va avoir 2 tours à faire ! Ah oui, il va falloir se coltiner la montée 2 fois ! Bon… A la fin du 1er tour, j’ai droit à des encouragements de la Tribu encore, ça fait du bien !

Mais je me rends compte qu’il faut que je ralentisse si je veux que ca passe. Je ralentis un peu mais garde quand même un bon rythme. Puis vers le 25ème km je me dis que là ça va être bien compliqué. Je commence à avoir la dalle, c’est pas bon, et j’ai rien à manger. Vers le 30ème et les coups de cul raide, c’est plié : je n’ai plus de force. La fringale arrive vraiment vers le 35ème, et là c’est sauve-qui-peut : je sais que la course est terminée : je me dis que je vais rentrer à T2 et abandonner, ça ne servirait à rien de courir, je n’en serai pas capable, j’ai zéro énergie. Puis je me raisonne en me disant qu’il y aura sans doute des supporters de la Tribu, des coéquipiers qui sont encore derrière moi, qui auraient du mal à comprendre que j’abandonne, et que je n’ai jamais abandonné une course de ma vie. Donc je repars tranquillement en CAP en me disant que je vais m’arrêter 5min au 1er ravito : boire du coca, manger, et essayer de courir convenablement derrière.

En vélo, je signe tout de même le 62ème temps (sur 250 environ) et je pose le vélo 51ème, donc pas encore à la rue complet. Par contre je sais que la CAP sera un chemin de croix.

Je suis à 10min des meilleurs en vélo (1h05 contre 1h15), et à 8m40 de Pierre. J’ai vu que je n’avais perdu que 4min sur mon 2ème tour par rapport au 2ème. Donc même en supposant que je fasse le même 2ème tour (je n’y serai pas parvenu même sans la fringale je pense), ça me faisait un vélo en 1h11m30, soit à 6m des meilleurs. Ça fait beaucoup, et je pensais être plus proche que ça. Le 251 fait un vélo en 1h09m, il a dû accélérer !

La course à pied donc, j’attends avec impatience le ravito. Ca y est, il arrive au bout de 1km : « de l’eau ! de l’eau ! » crient les gamins ! Pas de coca ? non. Pas de bouf ? non. Bon ben on va finir complètement livide alors ! Il y a 3 tours pour environ 9km, et sur chaque tour une montée, que j’attends avec impatience car je m’autorise à marcher. Au fur et à mesure des 3 tours d’ailleurs, je commence à marcher de plus en plus tôt et je reprends la course de plus en plus tard. La descente est une bonne galère également. Eu final je réussis à boucler le 1er tour à 12,5km/h, puis après c’est du grand n’importe quoi : 11 km/h le 2ème tour et 10km/h le dernier que j’effectue en mode zombie, où je marche même à un endroit autre que la montée, jusqu’à ce que des supporters basques me poussent à repartir. Sur une des montées, un autre espagnol me crie « no pares, no pares ! » (ne t’arrête pas !). Je le remercie mais je marche quand même ! Je me fais doubler par un gars du club, tout surpris de me voir à cette allure, et je le remercie de m’encourager et l’encourage comme je peux.

Jusqu’au dénouement, je passe enfin la ligne d’arrivée, j’avais presque envie de lever les bras tellement j’étais content de la passer. Je me dirige tout droit vers le ravito. Je bois du coca, mange des bananes, des oranges, et du quatre quart (c’est tout ce qu’il y avait de toutes facons) en me tenant à la table. Une fois la première fournée passée, j’en prends un peu avec moi et m’assoie à l’ombre d’un arbre et j’essaye de récupérer.

C’est simple, je n’ai doublé personne en course à pied. En général, c’est l’inverse ! Je fais le 195ème temps sur 250 en CAP et je finis 89ème au total. L’agonie totale donc.

Et je comprends un peu mieux les terribles explosions sur ironman, que je n’ai personnellement jamais connu, mais desquelles j’ai maintes fois été témoin. Avec rien dans le bide, tu ne peux rien faire !

La bonne nouvelle c’est que j’ai pas crampé à T2 ni en CAP. Normal j’utilisais pas mes muscles vous me direz !

le mot de la fin

A part la nata donc, une course à oublier. Mais je ne desespère pas de réussir à enchainer S+M. Je l’ai déjà fait avec succès 3 fois (Mimizan 2012 +Tri Series Troncais 2013 et 2014) et j’ai pris 2 éclats (Mimizan 2015 et St Pée donc), mais je vais remettre ça à Mimizan dans 2 semaines et je compte bien réussir cette fois !

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21 avril 2016 4 21 /04 /avril /2016 20:32
CR du duathlon de Castres

Une belle opportunité de manqué !

Je prenais part ce WE au duathlon de Castres, format S (5/20/2,5). Je commence à être habitué à ce format et à y prendre de plus en plus de plaisir, c’était mon 3ème cette saison. Mais grosse différence avec les 2 précédents, cette fois il n’y a pas de drafting. L’occasion pour moi de me tester avec mon vélo CLM et tout l’équipement qui va avec (roue pleine, casque aéro) avant le rendez-vous des premiers triathlon, à commencer par St-Pée dans 2 semaines. Je pense que ce format m’avantage : moins de relance, moins de trajectoires à négocier, un effort plus régulier.

Comme c’est un petit duathlon (une centaine de participants), j’arrivais avec des ambitions, avec en ligne de mire la gagne, pourquoi pas ?

Le repérage du parcours la veille m’a permis de voir que le profil était sympa : plus ou moins plat pendant 15 bornes, une montée de 1 ou 2 km, une bonne descente, et on rentre.

Le matin il pleut… Mais je préfère cela que la météo de la veille finalement, où il faisait très beau, mais avec des bourrasques de vent qui faisaient que j’arrivais du mal à maitriser mon vélo. Aujourd’hui peu de vent.

Je pose le vélo, je suis en retard sur mon planning d’échauf, il n’y a pas de numéro de dossard sur les racks à vélo. Je suis numéro 49, je vois le 52 et 48 pas loin, je me fous au milieu et part m’échauffer.

Le speaker annonce les favoris : il y a le champion de Midi-Pyrénées 2105 (mais je sais pas dans quelle caté), un gars de Rodez qu’ils annoncent favori, et un gars du club de Rouen qui fait la D1 duathlon. Bon, en gros, ça va pas être facile pour la gagne ! Mais cela m’enlève un peu de pression : on verra bien.

Le départ est sympa, style cross ; on est aligné sur une ligne de départ de 30-40m de large, on va partir dans l’herbe pendant 100-150m avant de reprendre des chemins, mais assez larges pour ne pas devoir absolument sortir dans les premiers de l’herbe.

Ça part… mais alors vraiment comme des débiles ! Comme il n’y a pas de drafting, il n’y a pas intérêt à trop se cramer sur la CAP 1. Je me retrouve au moins 30ème au bout de 30m. Je me dis qu’à toutes les courses c’est pareil. Mais bon, au bout de 200m je suis 15ème et au bout de 500m je suis dans le groupe de tête. 2 fuyards ont déjà 20-30m d’avance sur nous. Je reconnais la trifonction de Rodez, et le deuxième doit être le rouennais. Je me dis qu’ils ont sans doute un niveau meilleur que le mien en CAP et je décide de ne pas faire l’effort pour recoller (j'en n'étais de toutes facons peut être pas capable). Cela dit, je passe rapidement en tête du groupe de chasse, et me voilà 3ème avec un autre gars, qui lâche quelques mètres à un moment donné, mais qui réapparait 1km plus loin pour prendre le relais de la chasse. On court à 2, et devant ils s’éloignent, mais restent à portée, le rodezien a d’ailleurs pris un peu d’avance sur le rouennais. J’ai un petit coup de mou vers le 4ème, et je m’accroche mais en essayant de bien écouter mes sensations pour ne pas me mettre trop dans le rouge. Je rentre au parc 4ème à quelques mètres du 3ème, qui a pris un peu d'avance sur 2 mini-bosses où j'ai essayé de ne pas me griller, et Nicky nous dit qu’on est à 25s du 2ème. 3m26/km GPS sur un parcours pas hyper roulant, avec un peu de marge, je suis plutôt satisfait.

J’arrive à doubler (incroyable !) le 3ème à T1 et me voilà en chasse sur le vélo. Je ne vois pas les 2 devant, et à vrai dire je suis plutôt en train d’espérer que le 4ème ne va pas me rattraper. Au bout de 2-3km, j’aperçois le rouennais devant et je me rends compte que je me rapproche petit à petit. Je me sens trop bien sur le vélo, de super sensations, bien posé en position CLM, le bruit de la roue pleine qui m’arrive faiblement à travers le casque. Bref, c’est plaisir ! Bon, j’appuie quand même fort sur les pédales, et je prends un bon coup de boost quand j’aperçois le gars de Rodez un peu plus loin devant. Bon, les 2 premiers sont là, et je reviens sur eux. Je continue à me rapprocher et je double le rouennais, qui est aussi en vélo CLM, au bout d’un peu moins de 10km. Le gars de Rodez est pas loin devant, et je le reprends moins d’un km plus loin, sur une petite portion montante que je fais en restant en position CLM, alors que lui s’est relevé. Il est d’ailleurs sur un vélo « classique ».

A partir de ce moment, je suis en tête ! Bon kif, avoir la moto ouvreuse devant. C’était un de mes « rêves », de faire la course en tête en vélo. C’est sûr c’est plus facile pour moi qui suis meilleur coureur que nageur de le faire en duathlon, mais c’était sympa quand même.

J’appuie bien fort sur les prochains km en me disant qu’il faut que je fasse un trou avec mes poursuivants car ils courent à priori mieux que moi. Si je leur reprends encore 30s, ça devrait être jouable pour la gagne ! Je commence à y croire, et je ne retiens rien dans les portions bien plates.

Sur la bosse, j’entame fort mais suis obligé de ralentir un peu sur la fin. Ensuite la descente se passe pas trop mal, jusqu’à l’intersection où on doit prendre à gauche en fin de descente. La moto va tout droit ! Moi j’avais reconnu la veille et ça fait tilt dans ma tête, et j’aperçois une flèche au sol qui indique à gauche. Mais la bénévole a l’air perdu et je crie « par où ? » pour me rassurer, et elle m’indique bien par la gauche. Gros freinage catastrophe mais le virage est négocié. Je finis la descente, en me disant que j’aurai pu revivre la même mésaventure que Baudreix 2013, mais là en étant 1er, j’aurai eu la rage !

Grosse relance avant la dernière ligne droite, et on aperçoit le parc. J'ai quelques crampes au mollet droit depuis quelques km, mais j'arrive à les faire passer en pédalant avec le talon; je les sentirai pas en course à pied heureusement.

Ça faisait un moment que j’entendais une moto derrière moi, et je me demandais si j’avais réussi à semer mes 2 compères. Je me disais que peut être un avait réussi à suivre, ou m’avait rattrapé dans la montée et descente, car sur le plat, apparemment j’étais au-dessus. Mais en arrivant, le speaker nous annonce tous les 3 ! Et mince, ils sont juste derrière, et le rouennais me grille même à la descente du vélo ! Ca faisait 10km que je les avais pas vu ! Nicky me dira que quand on est arrivé on était roue dans roue et elle s’est même dit : « tiens, c’est avec drafting finalement ? ». Bon, pour être franc, je n’ai jamais regardé derrière, donc je ne sais pas si les 2 derrière ont drafté ou pas. En tout cas, ils ont au moins profité de ma visu car j’ai repris environ 30s en 10km puis plus rien surles 10 suivants. J’avoue que c’est un peu rageant, et que forcément je les soupçonne d’avoir drafté, mais bon, c’est comme cela. L’arbitre principal avait dit qu’il fallait se mettre à 5m, et s’ils sont bien restés à 5m, ils étaient dans les règles mais bénéficiaient quand même d’un bon effet drafting. Il me semble avoir vu au moins un arbitre pas loin, donc j’espère qu’ils ont bien fait respecter les règles.

Quoi qu’il en soit, j’arrive dans le parc un peu abattu, car les 2 m’ont collé 30s en 5km en CAP1, ça s’annonce difficile. Le rouennais est devant, je suis 2 et Rodez est 3 à l’entrée du parc; on est à la queue leu leu. Je vais pour poser mon vélo mais… mais… Put… où il est mon emplacement ? Je fais demi-tour, re-demi-tour… Il n’y a pas de numéro, je suis complètement perdu. Je n’ai pas du tout pris de repère, complètement oublié ! Je n’arrive pas à voir mes chaussures… Je commence à marcher, à regarder chaque paire. Les 2 compères sont déjà loin et j’ai toujours pas mes chaussures. Je pose mon vélo contre le grillage et continue à chercher. Un arbitre vient me dire quelque chose, j’imagine que c’est à propos du vélo qui ne peut pas rester là, mais je lui dis que de toutes façons j’ai pas mes chaussures et qu’il n’y a pas d’emplacement désigné pour le vélo. Je sais la course perdue, je suis deg, et je me dis que quelqu’un a du prendre mes chaussures. Je me dis que je vais partir pied nu quand enfin je les aperçois… Je récupère mon vélo, le met à l’emplacement, et enfile enfin mes chaussures. Pendant ce temps, le speaker et à peu près tous les observateurs n’y croient pas et sont dégoûté (ou gêné ?) pour moi, Nicky ka 1ère ! Anthony lui, devait être content de voir son papa pour plus que quelques secondes !

A la vue de mon fichier GPS, j’ai perdu 1m15 à chercher mes chaussures ! Quand je pars enfin, j’entends le speaker qui annonce les 4/5/6 qui sont là. Je suis perdu et je ne sais pas s’ils m’ont déjà doublé. Je demande à Nicky si je suis encore 3ème quand je pars et elle me dit oui.

J’essaye de me remotiver, pas pour aller chercher une place que je sais perdue, mais pour faire une bonne CAP dans l’optique des prochaines compets. Mais le cœur n’y est plus trop. J’essaye tout de même d’insister. Au bout d’un km, je me retourne pour voir si le 4ème est loin mais je ne vois rien. J’avais repéré la veille quelques endroits où je m’étais dit « quand tu arrives ici, tu accélères », mais je n’ai pas pu, ou pas su. J’ai quand même gardé un bon rythme jusqu’au bout, et j’ai même aperçu le 2ème vers la fin. 3m25/km GPS, donc à peu près identique à la CAP1, sur cette deuxième CAP, d’environ 2,5km. Sans doute un peu plus roulant le parcours quand même.

A la lecture des résultats, le deuxième arrive 1m05 devant moi, et le 1er 1m19. Avec 1m15 de perdu, cela veut dire que j’étais dans les temps et que j’aurai sans doute pu me battre pour la victoire. C’est rageant, mais bon, c’est ma faute !

Je suis quand même content de cette course car :

1. J’ai confirmé enfin mes dispositions entrevus cet hiver en vélo, en signant sans doute le meilleur temps vélo, ou pas loin (je dis sans doute car je n’ai pas encore les résultats avec le détail des disciplines). Je reprends plus de 30s en 10km à 2 gars qui sont relativement connus dans la région, même si je crois que c’est plutôt la CAP leur point fort. 36,5km/h de moyenne pour 21,6km, et 150m de D+, et 38,7km/h de moyenne sur la première partie de 10km à peu près roulante (0,3% de pente d’après le logiciel) mais sur un revetement pas top. Bon, 38,7km/h, c’est pas si impressionnant que ça, je devrais tenir au moins 40km/h sur un parcours bien roulant, donc c’est surtout la différence avec les premiers et les bonnes sensations que je retiens. En terme de puissance, je suis au niveau de mes meilleurs triathlons S de 2013/2014, mais pas mieux. J’espère faire encore mieux à st Pée dans 2 semaines, mais ca me rassure.

2. Sur la deuxième CAP, je fais jeu égal avec 2 bons coureurs de la région, c’est également bon signe sur ma capacité à enchainer la CAP après le vélo, qui reste mon point fort.

Voilà, j’ai peut être laissé échapper une victoire, et ca fait quelques fois que je passe tout près. J’espère que ce sera pour bientôt. Pas à st Pée où le niveau sera trop élevé, mais peut être sur les prochaines compets ?

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12 avril 2016 2 12 /04 /avril /2016 10:54

Depuis 2 semaines maintenant !

Et oui, le vélo de route classique est définitivement rangé, et je m'entraine depuis 2 semaines sur mon CLM. Les premières sorties furent douloureuses pour les fessiers, la nuque. Dire que ya 2 ans, j'arrivais à rester indéfiniment en position CLM, il faut que je me réhabitue !

J'ai pu profiter d'une très grosse semaine de stage dans le sud est avec mes camarades de la structure de coaching de Nick. Yavait du haut niveau, je vais pas dire que je me suis entraîné avec eux, car j'étais souvent derrière, pas à coté, mais c'était plaisant de voir de près ce qu'est le haut niveau. A pied en particulier, j'ai été impressionné par la foulée des meilleurs. On se rend tout de suite compte du gouffre qui nous sépare ! Je me souviens d'une fois en particulier où je me suis fait doubler (je vous rassure tout de suite, il me prenait un tour !) alors que j'étais quand même à 16km/h, et je me suis senti lourd, lent, comme les gars que je doublais à Paris le 2 janvier, pour leur premier footing après leur résolution de nouvelle année. Mais vraiment ! (toutes mes excuses aux gars en question qui pourraient se sentir visé et blessé, c'était pour l'exemple ! Pas pour dénigrer.)

J'ai réussi à faire une belle hypo vers le début du stage qui m'a un peu plombé la semaine, et j'ai pas eu des supers sensations tout le temps, surtout en vélo, mais j'ai réussi à faire de grosses séances de nata, 3 séances à 4500m de moyenne et une "petite" à 3000m, et de belles sorties à pied. En tout, 35h en 7 jours, ça pique quand même. D'ailleurs, il m'a fallu 3-4 jours en rentrant pour m'en remettre.

Je reviens donc de ce stage sans certitude. En vélo je pensais être fort, mais j'ai constaté que c'était pas encore ça. Une nata en mer m'a confirmé que je nageais mieux en milieu "naturel", avec combi, qu'en piscine, et j'espère ne pas sortir trop loin de la tête à St Pée (moins de 2min j'espère, et idéalement 1m30), et à pied, j'ai fait une belle séance; je sens que je suis pas loin de passer un petit cap, mais il reste à performer en course.

Et donc, on arrive à ma première course sans drafting de l'année, à Castres ce WE, format S. Ca me donnera une idée de mon niveau à vélo j'espère, et ce que je peux espérer à St Pée 2 semaines plus tard.

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20 mars 2016 7 20 /03 /mars /2016 09:00

A ma place.

Les résultats ici

2 semaines après notre qualification in extremis à Périgueux, la demi-finale D3 du duathlon avait lieu à Carcassonne.

Nous n’avons malheureusement pas réussi à monter une équipe complète et c’est avec le minimum de 3 athlètes que nous nous présentions.

Pour ma part, j’avais l’ambition de faire mieux qu’à Périgueux, autant dans le classement que la gestion de course. Même s’il s’agissait d’une demi-finale, je me disais que le niveau allait être à peu près équivalent à celui de Périgueux, juste plus dense.

La météo annonçait vent et pluie pour le dimanche matin, et la reconnaissance de samedi après-midi m’a montré qu’effectivement, il y avait du vent. 20km/h à bloc contre le vent, et quelques petites montées qui font mal aux pattes, je me disais que le vélo allait être bien sélectif et j’espérais que cela correspondait mieux à mes qualités et qu’on pourrait lâcher quelques éléments du groupe de tête (si j’arrivais à l’accrocher bien sûr) avant de rentrer en T2.

Le matin, 1h30 avant la course, c’est la douche ! Ça tombe, pas forcément très fort, mais suffisamment pour avoir une chaussée mouillée. Gros désavantage pour moi je me dis, car je ne suis pas à l’aise sur les trajectoires, et encore moins sur le mouillé. J’ai peur de perdre encore beaucoup de temps à chaque virage et de devoir combler 10m à chaque fois. J’avais réussi à le faire à Périgueux, mais à quel prix ? J’avais les jambes flinguées à T2…

Je rassure Nicky avant de partir : je ne prendrai aucun risque, mais je me dis que le groupe va être difficile à tenir.

On est environ 90 sur la ligne de départ, je me mets en 1ère ligne, mais dès le départ, ça me double de tous côtés. Ça va vite ! La CAP était annoncée plate, mais c’était loin d’être le cas, avec 3 bosses très raides de quelques mètres et 2 bosses plus douces mais plus longues sur les 5km. Au bout d’un km, un groupe d’une 15aine de coureurs se détache devant. Je suis derrière environ 25ème, je ne peux pas faire mieux, j’essaye de limiter la casse. Sur la 2ème partie, le 1er groupe s’éloigne mais perd quelques éléments. Je me retrouve avec 3-4 mecs à 500m de T1 et on temporise un peu pour reprendre notre souffle et essayer de repartir grouper de T1 dans le but de reprendre le 1er groupe.

J’arrive au parc en 15ème position, à 26s du 1er, on est 4 en 2 secondes. Un gars de Bergerac est avec nous, je ne sais pas si c’est le bon rouleur qui m’avait ramené à Périgueux, ou le bon coureur qui avait gagné à Périgueux. Je me dis que le bon coureur devrait être devant, et que le bon rouleur devrait être derrière, donc j’hésite…

Je cours 3m25/km GPS pour un peu moins de 5km, donc environ 10s/km moins rapide qu’à Périgueux, mais le parcours était bien plus difficile, donc difficile de comparer. Finalement le gars de Bergerac qui rentre en T1 avec moi était le bon coureur, qui a décroché du 1er groupe sur la fin de la CAP1, donc je devais pas être si mal. Par contre, je me suis fait violence sur cette CAP, avec les pulses qui sont montées à 177bpm sur les montées (maxi à 181).

Sur le vélo, je prends quelques mètres de retard dès le départ, mais j’arrive à enfiler les shoes plus facilement qu’à Périgueux, mais j’ai pas le temps de les scratcher, faut envoyer pour rattraper les 3 lascars qui m’attendent pas. Au final, je les scratcherai jamais… Je fournis un gros effort pour tenter de revenir mais déjà le 1er rond-point avec virage à gauche se profile, et je reperds du temps. En sortie de virage, c’est reparti pour le sprint/relance, mais déjà la 1ère bosse se profile. On a repris 2 gars qui étaient sortis 5s devant nous, mais dans ma tête c’est dur. Ca fait quasi 2min que je suis à fond, je viens enfin de rentrer sur le groupe, et je me dis que ça va flinguer dans la bosse. Heureusement, ça monte à un rythme que je peux suivre sans problème.

On repart à fond car le groupe devant n’est pas très loin. Je ne passe pas de relais, j’essaye de récupérer et à chaque virage et relance, je dois m’employer pour rester au contact. On rentre finalement vite sur le groupe de tête, en 3km environ. Quand on le rejoint, il est au ralenti, tout le monde se regarde, 2 gars décident de se faire la malle et personne ne contre. Avec le vent qu’il y a, je me dis que c’est voué à l’échec, mais ils prennent un peu d’avance. Finalement, un des 2 crève assez vite et le 2ème se relève.

Tout le vélo se déroule bien pour moi. Je lutte quand même souvent pour ne pas être décroché dans les relances où je prends quelques mètres à chaque fois, mais sur les montées je suis à l’aise. Il y avait 3 tours avec environ 7 relances par tour et 2 montées par tour. Malheureusement, je pense que le vent ralentit les ardeurs des attaquants, et ça reste bien plus groupé que ce que j’espérais. Quant à moi, je n’ose pas attaquer, mais sur les montées, je me dis qu’il y avait moyen d’essayer de partir (accompagné bien sûr). Finalement, à peu près tout le monde réussit à s’accrocher dans le groupe de tête, on ne perdra que 2 ou 3 éléments en tout. Il y a quelques petites cassures par moments, mais comme ça ne roule pas fort longtemps, ça revient toujours. J’ai la satisfaction de ne m’être jamais fait prendre dans une cassure, et d’avoir du combler tout seul souvent après des relances, ça me rassure sur mon niveau à vélo, même si je ne peux pas vraiment le mettre en valeur sur ce type de parcours. J’espère que les courses sans drafting viendront me confirmer ce niveau.

Un des objectifs de la course était de faire le forcing avant T2 pour poser en tête et pouvoir lutter à l’avant, mais je n’ai pas su bien me faire violence. La dernière cote j’étais bien placé, mais la descente je suis redescendu dans le groupe, puis avec le virage et la relance je suis resté environ en 10ème position.

Finalement, malgré le fait qu’on ait roulé un peu en dents de scie, aucun groupe de derrière ne nous reprend, donc on devait pas être si lent que cela.

Je pose le vélo en 11ème position d’un groupe de 14, à 7s quand même du 1er, avec le 13ème temps vélo en 37km/h environ, à 45s du meilleur temps vélo, mais bon sur un tri avec drafting, les temps et classement à vélo ne veulent pas dire grand-chose. J’ai le 4ème temps vélo des 15 premiers au général par exemple, mais bon, c’est parcequ’ils ont fait une meilleur CAP 1 que moi et qu’on a posé ensemble le vélo.

Je fais une T2 honnête, mais je pense que je dois perdre 2-3s quand même pour enfiler mes chaussures avec mes doigts un peu engourdis.

Un des buts sur la deuxième CAP était d’essayer de me mettre dans un état le plus minable possible. Pour cela, j’avais prévu de me botter le cul si mes pulses étaient en dessous de 175bpm. Je vois assez vite que les jambes ne répondent pas comme j’aimerai, et je vois les gars devant s’éloigner. J’ai un gars en ligne de mire que je reprends, mais un autre me double et je n’arrive pas à l’accrocher. Je regarde ma montre même si je n’ai aucune envie de me rentrer plus dedans, et comme une délivrance, un message d’erreur due à une synchronisation avec mon capteur de puissance est affichée. Je pourrai bien sur aisément, en 2 clics, l’enlever, pour avoir accès aux données sur les pulses, mais j’utilise cette excuse pour ne pas les voir, et donc pour ne pas avoir à accélérer. Au final, je plafonnais à 165bpm. Je finis comme je peux, je n’arrive pas à reprendre le gars devant qui finit 3s devant, la dernière cote et la relance derrière m’étant fatale.

Je finis néanmoins content, car j’ai une nouvelle fois réussi à poser en T2 avec le groupe de tête. Un peu déçu de ma CAP 2, mais je me dis que finalement c’est mon niveau. Je finis 11ème(10ème temps CAP 2), à 34s du 1er, et à 21s du gagnant de Périgueux. Les écarts étaient plus conséquents avec les gars juste devant, donc un peu moins de regrets de ce côté-là.

Sur la 2ème CAP, je cours en 3m29/km GPS, donc pas complètement à la rue, mais j’espérais faire mieux. Je radote, mais j’espère que c’est du à ces relances incessantes qui me coutent pas mal d’énergie.

On ne se qualifie pas pour la finale, comme attendu, mais c’était quand même une course bien sympa, avec un parcours au top, varié. J’espère revenir l’année prochaine et faire au moins aussi bien. Il faudra encore s’entrainer dur pour ca !

Pour moi, c’en est fini cette année avec les courses drafting, sauf qualif improbable en demi-finale D3 du triathlon. Place au vélo de CLM, pour le stage de la semaine prochaine déjà, et dès le 15 avril pour le duathlon de Castres, qui me donneront de bonnes indications j’espère pour le 1er gros objectif triathlon de la saison à St Pée sur Nivelle le 1er mai.

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6 mars 2016 7 06 /03 /mars /2016 15:00

Plus ou moins 10 secondes…

Les résultats ici

Les duathlons sprints, c’est ça, ça se joue à coup de secondes… quelques secondes à T1 pour perdre le bon paquet, quelques secondes à l’arrivée pour départager les paquets.

A ce jeu là, j’ai eu un peu de réussit pour chopper le premier paquet à vélo, mais par contre à l’arrivée il me manque une poignée de secondes pour être satisfait de mon classement.

Au final 12ème donc, quand je visais top 10 au minimum, et en vérité un top 5. Des objectifs ambitieux, que je n’ai pas atteint donc, mais dont je ne suis pas si loin, en terme de temps (3s du top 10, 17s du top 5).

J’arrivais sur cette course avec l’envie de montrer mes progrès par rapport à l’année dernière. L’objectif était du rester dans le 1er pack et de faire parler la poudre en 2ème CAP.

Après un échauffement bien poussé, et une journée à attendre le départ de la course et à se demander comment on allait s’habiller, on se dirige vers la ligne de départ. Au final, je choisis trifonction simple (sans dessous long) malgré la température fraiche (7-8°C), il y avait du soleil par intermittence, et on est passé entre les gouttes par miracle toute la journée, la route était sèche. On se dirige vers la ligne de départ donc, ou plutôt devant le parc à vélo, là où doit se tenir le briefing. L’année dernière, je me souviens, dès le briefing fini, c’était parti à 18km/h, je pensais que tout le monde volait le départ, mais en fait tout le monde courait pour se placer sur la ligne de départ. Cette année, tout le monde avait cela en tête, et avant et pendant le briefing, tout le monde marchait, voire trottinait vers la ligne de départ, malgré les injonctions du speaker de rester en place. Au final, il restait quand même 200m à courir pour rejoindre la ligne de départ, que je cours comme tout le monde pour aller me placer en 1ère ligne, mais je me fais passer devant et je me retrouve en 2ème ligne.

Et Pan ! Ça part vite ! Trop vite ! Bien trop vite ! C’est du grand n’importe quoi, comme l’année dernière ! J’essaye de pas m’emballer, mais de pas laisser trop partir non plus, comme décidé avec le coach. Malgré mon départ rapide, je me retrouve très rapidement aux alentours de la 50ème place ! Je remonte quand même petit à petit, et au bout de 1km, je suis dans le groupe de tête d’environ 20 unités. Enfin, un gars devant s’est échappé. J’apprendrai qu’il s’agit du champion d’Europ du 3000 steeple, donc rien de bien surprenant. Il nous aura collé 1m15 en un peu plus de 4km.

Je reste dans le groupe de tête. Je ne suis pas « facile », mais je ne suis pas à l’agonie non plus. Je me mets au chaud à la 3ème/4ème place. Sur la fin c’est un peu plus dur et je dois rentrer au parc à la 6ème, 7ème place. Pour la 1ère fois, je tentais la transition expresse avec élastiques. Ça n’a pas été une réussite incroyable, surtout le petit saut de cabri qui ne s’est pas fait à grande vitesse, mais je pense avoir limité la casse. J’ai été favorisé par un placement dans le parc à vélo près de la sortie, donc je n’ai pas eu à pousser beaucoup mon vélo.

Malheureusement, je peux enfiler une chaussure, je laisse l’autre pied sur la chaussure car je vois un groupe devant se former. Difficile de juger la distance, peut être 50m. J’essaye d’appuyer pour revenir, mais je garde quand même de l’énergie. Je me souviens de l’année dernière où j’avais trop donné sur le 1er km, je n’étais pas revenu, et ensuite j’avais explosé. Là je gérais plus ou moins en me disant : « si je vois que je me rapproche à cette allure, je donne un petit coup pour les reprendre ». Un gars est dans ma roue, je demande le relais, mais il me répond qu’il ne peut pas et s’excuse. Pas de problème, c’est la course, chacun fait ce qu’il peut/veut. Il passe quand même un petit relais au bout d’une ou 2 minutes, mais je repasse au bout de 10s car ca n’avance pas. Il s’excuse de nouveau, moi je n’y prête pas attention. Mais je vois que le groupe commence à s’éloigner. En plus on attaque les premières relances et dans le groupe de tête ca attaque alors que moi j’essaye de rester constant. Au bout de 3km, j’entends « à gauche ! ». Et je vois passer un gars à toute allure. Je sais toujours pas si celui qui a crié est mon compère qui me prévenait que le train passait et qu’il fallait pas le louper ou si c’était les gars du train pour me prévenir de pas me décaler, car j’ai essayé de sauter dans la roue, mais les gars derrière m’ont gueulé dessus, et il a fallu que je laisse passer 3-4 mecs avant de pouvoir me caler dans la roue. Effort intense, surtout après mon effort solitaire de 4-5 minutes, mais j’arrive à accrocher le wagon, avec une grosse satisfaction. Le conducteur, un monstre à vélo, nous ramène en quelques minutes sur le groupe de tête, et nous voilà 17 en tête. Je me refais la cerise pendant quelques km, et je reste au fond du paquet. Apparemment, le groupe s’est scindé en 2 à un moment donné, mais je n’ai rien vu. A chaque virage, à chaque relance, je serrai les dents pour garder le paquet. Il y avait 4 tours de 4,5km, et environ 4 grosses relances par tours. Finalement, j’ai tenu, comme tout le monde, personne a craqué dans le groupe. L’athlète en 1er du 3000m steeple s’est fait reprendre assez vite en vélo et a choisi de ne pas trop prendre les roues, pour éviter les chutes, car c’est vrai que ça frottait un peu. Je me suis fait 2-3 petites frayeurs, mais c’est passé…

Sur les 2 derniers tours, j’ai essayé d’être plus présent à l’avant, mais c’était pas facile de se faire une place. J’ai même cru faire parti du bon coup quand j’étais à la 3ème/4ème place et je vois 2 des gars forts se faire un signe de la tête et attaquer, j’arrive à sauter dans la roue et à tenir, mais rien n’y fait, ca suit aussi derrière. Je me suis fait un petit plaisir à environ 2km de la fin où j’ai passé un relais en tête de la course donc, mais ce n’était peut-être pas une bonne idée. Je voulais être placé pour ne pas souffrir lors des dernières relances, mais ça n’a marché qu’à moitié. Au final, vers le dernier km, je vois certains qui commencent déjà à descratcher. Moi, j’attends encore un peu, mais je comprends alors pourquoi ils ont pris de l’avance. Alors que je descratchais mes chaussures pour placer mes pieds sur les chaussures, je vois que je recule dans le paquet, me faisant doubler par ceux qui l’ont déjà fait, et qui peuvent pédaler. Je n’ai pas réussi à me replacer à l’avant du paquet avant la T2 et j’arrive en T2 pas en queue de peloton, mais pas loin.

L’avantage que j’avais en T1 est un désavantage en T2 : je dois pousser mon vélo pendant toute la longueur du parc à vélo. C’est une vraie bataille. L’allée est petite, des gars sont déjà en train de mettre leurs chaussures de CAP, yen a même un en sens inverse qui est allé trop loin avec son vélo, du coup ça bloque un peu le passage, je manque de perdre mon vélo à un moment, de me casser la gueule en passant à gauche (j’ai d’ailleurs dû marcher sur quelques paires de chaussures qui attendaient, pas cool…). T2 pas terrible donc, et je repars quasi dernier de mon groupe, 16ème sur 17, déjà à 19s du 1er, 13s du top 5, et 9s du top 10. Ça parait rien comme ça, mais chaque seconde compte. Je suis à peu près à la même allure que tout le monde, je n’ai pas l’aisance que j’espérais avoir. Le vélo m’a bien entamé, mais j’essaye de faire du mieux possible. Un gars parti avec moi prend un peu d’avance, mais on reprend d’autre gars devant. On m’annonce 15ème, puis 14ème. Je reviens sur un cadet et je le double à 1km de la ligne. Au demi-tour, je vois le champion d’Europe du 3000m qui revient à grande allure, je suis persuadé qu’il va me reprendre. Je commence à vraiment être dans le dur, mais j’entends derrière moi des pas. Quand j’aperçois l’arche d’arrivée, j’essaye de débrancher le cerveau et j’accélère. J’arrive à garder ma place et même à doubler un gars dans les 10 derniers mètres.

Dans l’aire d’arrivée, tout le monde agonise par terre. Je me dis « mince, pourquoi j’arrive pas à me mettre minable comme ça, moi ? », et tout de suite je me dis que j’aurai pu plus donner. Mais bon, pendant la course, j’avais quand même l’impression d’être à fond, alors. Par contre, c’est vrai que mon cardio n’était pas au taquet.

Bilan comptable : 12ème donc. Les gars devant sont à peu près les mêmes que l’année dernière, mais dans un ordre dispersé. C’est sûr que quand cela se joue à quelques secondes, les classements changent vite !

Sur la 1ère cap, je fais par km : 3m13/3m13/3m21/3m24 et des brouettes, soit 13m44 pour 4,21 km GPS, soit environ 3m18 par km « réel ». Je rentre à T1 avec le groupe de tête (excepté monsieur 3000m steeple) et je ressors 9ème, à 7s du 1er (du 2ème quoi…). Malgré cela je loupe le groupe de tête, mais je ne peux qu’être satisfait de ce chrono. Quand je compare aux 6km de Pau, c’est 5s/km de mieux (OK, j’avais que 4,2km, mais je devais gérer pour le vélo derrière quand même). Difficile d’espérer faire mieux. Malgré ce chrono que je considère très bon, on était encore 12 ou 13 dans ces temps ! Ya du niveau !

Sur le vélo, en moyenne j’ai roulé à 41km/h, mais ça correspond pas à grand-chose, tellement c’était fractionné. Même si on a essayé de bosser cela à l’entrainement, je ne me sens pas vraiment à l’aise sur ce type d’effort. Malheureusement, mon mauvais pilotage m’a aussi pénalisé je pense, et m’a forcé à m’employer à chaque relance bien plus que ce que j’aurai pu si je prenais les virages mieux, et avec plus de vitesse… C’est comme ça, chacun a ses qualités, j’espère m’améliorer encore sur ce point.

Sur la deuxième CAP, je suis forcément déçu. Il y avait 2,38km GPS que j’ai couru en 8m03, soit 3m25/km. 7s de plus par km que sur la CAP 1. Quand on voit ce que vaut 1 seconde, j’ai quand même quelques regrets. J’ai fait illusion sur le 1er km en 3m20, mais je souffre en 3m33 sur le 2ème, et j’arrive à accélérer un chouilla sur le sprint final. Je fais quand même le 8ème temps de la CAP2, mais c’est très très serré, et je ne rattrape pas les gars qui m’ont pris 10s sur la T2, même si je cours un peu plus vite.

C’était une bonne expérience que ce duathlon drafting. Un format qui fait vraiment mal aux pattes. Mais au final, je ressens quand même une petite pointe d’amertume, comme un sentiment d’inachevé. Il y avait la place pour mieux c’est sûr. Il y avait la place aussi pour prie, vous me direz (16ème à 9s). Je m’en veux de pas mêtre mieux placé en début de T2, ca m’aurait permis de gagner 2-3s là, puis 4-5s car le champ aurait été libre, puis peut être encore quelques secondes le fait d’âtre à la lutte pour un top 5. Et puis forcément cette CAP2 me laisse quelques regrets, je me dits que mon km en 3m33, j’aurai du être meilleur. Bref, avec tous ces si, je remonte au classement, mais tout le monde peut dire pareil, alors… Il n’empêche, j’ai quelques regrets.

J’en ai un nouveau dans 2 semaines à Carcassonne. On fait avec la Tribu 64 8ème équipe Aquitaine pour 6 places qualificatives pour la demi-finale. A priori c’est mort, mais on demande dans les tous prochains jours si 2 équipes se désistent, il y aura peut-être mais peu probablement, une place pour nous. Donc soit je ferai la course Open de Carcassonne, soit je ferai la demi-finale D3. Les 2 courses seront très probablement très différente. En D3, le niveau sera encore plus élevé, ça va être le même type de course (faut que je vois si le parcours est aussi sinueux et donc peu à mon avantage ou avec quelques bosses, ce qui peut m’avantager… peut être !), mais sur l’Open, il y a de grandes chances que le niveau soit bien moins élevé et que le groupe de tête, dont j’espère faire partie, soit composé de très peu de coureurs. La gestion de course sera bien différente. Réponse dans quelques jours !

update: on est qualifié, 2 équipes se désistent ! J'ai regardé le parcours... pfff, encore plein de virages, ca va être compliqué ! Une mini cote qui va peut être me permettre de me mettre en valeur, on verra bien, mais j'ai déjà hâte, et j'espère faire mieux !

Un petit mot pour remercier LA supportrice de la Tribu, si elle me lit, qui avait fait le déplacement pour nous encourager. Merci !

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