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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 22:50

Due à sa longueur hors norme, ce CR sera coupé en 5 articles:

pré-course

3,8km de natation

180km de vélo

42km à pied

bilan

 

les résultats

Les photos

 

1. Comment en est-on arrivé là???

 

km 40 du marathon: cette course est vraiment trop dure, c'est la dernière fois que je fais un iron man, et c'est peut-être même la dernière fois que je fais du triathlon. Ca fait trop mal.

 

km 35: mais qu'est ce que je fous là, putain... Regarde le, lui, il marche. Qu'est ce que j'aimerai bien marcher moi aussi.

 

Et oui, cette fin de marathon d'IM fut peut être le pire moment de souffrance sportive de ma vie. Heureusement, aujourd'hui, quelques jours après, c'est déjà oublié, et ma tête bouillonne de nouveaux défis à relever en triathlon. Je suis en pleine préparation de ma deuxième partie de la saison.

 

Mais commençons par le commencement.

 

J-14, 6h. Le réveil sonne. Pourquoi je m'impose ca? je décide de me recoucher, je fais juste une halte pipi. Mais là, j'ai le malheur de regarder par la fenêtre. Le jour se lève, il fait beau. Les jambes commencent à fourmiller de plaisir. Allez, j'y vais, c'est parti pour le dernier gros entrainement avant Roth: 150km de vélo autour de La Baule très fort, enchainé avec 1h30 de CAP allure IM. La sortie se passe bien, si on oublie les averses traditionnelles de ce début de saison, jusqu'à ce vent de face, qui souffle, qui souffle, qui fait chuter ma moyenne, et qui me pique les jambes, m'énerve. Si j'avais un téléphone, je pense que je me serai assis dans le fossé, pleuré un coup, et appelé Nicky pour qu'elle vienne me chercher. Mais je n'ai pas de téléphone, et je n'ai pas d'autres choix que de rentrer en vélo.

Bon, ca me fera quand même un bon exercice, ces 30km vent de face en fin de sortie, à lutter pour rester à 28-29 km/h.

Je pose le vélo, et enchaine 1h30min à 14km/h. Je ne pense pas que je pourrai tenir 14 sur Ironman, mais ca me donne confiance pour tenter un petit 14km/h sur le 1er semi, et 13km/h sur le deuxième.

 

Les 10 prochains jours sont consacrés à ne pas faire grand chose. C'est dur. Je n'ai pas du tout aimé cette période de repos forcé. Je ne sais pas à quel point elle a été bénéfique, mais après les 2 dernières grosses semaines d'entrainement, j'étais obligé de refaire le plein d'énergie.

Pendant ces 10 jours, je suis (trop) à l'écoute de mon corps. Mon mal de genou réapparait dès que je me repose, mais disparait dès que je fais du sport. Allez comprendre. Des petits bobos aux pieds se réveillent également, je crois que j'arrive à m'inventer des douleurs!

Heureusement une petite sortie en vélo me rassure sur mon état de forme. J'effectue également un test en piscine sur 4000m. La bonne nouvelle c'est que je les tiens sans trop de problème, la mauvaise c'est que je mets plus de temps que prévu: 1h12

 

Arrive enfin jeudi, jour du départ pour Roth.

 

Le matin, rasage de tête, pour assurer le plus de ventilation possible dans mon casque de CLM qui peut faire cocotte minute en cas de grosse chaleur. J'oublie le sabot, et le 2mm se transforme en 0,5mm. Bon, il va falloir que j'explique à Nicky que c'était pas fait exprès...

 

On essuie 2 énormes averses et 2 beaux bouchons pour arriver un peu décalqué à 22h. Roth sait se faire désirer. Ma douleur au genou s'aggrave pendant le voyage, ca me fait stresser.

On hérite d'un logement nickel qui nous permettra de bien nous relaxer pendant les jours précédents.

IMGP8290

vue de notre appartement!

 

Le vendredi matin, entrainement à 8h du mat dans le canal où l'on nagera le jour de la course. Un petit repérage en sorte. Rien de particulier, pas de courant, une eau assez chaude (22°) mais pas très claire. Mais pour la première fois, on est dans l'ambiance Ironman. Des affiches "this is your moment" ont été mises sur le pont en dessous duquel on devra passer. On les voit quand on nage, c'est la classe.

On nage une vingtaine de minutes, et on aperçoit à peine le point de demi-tour au loin. Ca va être long dimanche...

 

IMGP8293 2On récupère ensuite les dossards vers midi, on fait un tour dans le village triathlon/exposition. Là aussi on est vraiment dans l'ambiance de la course, mais le stress ne monte pas encore trop. L'après-midi un petit tour en vélo avec Florian de 20km, juste pour vérifier que le matos est bien réglé. Je répare mon frein arrière, ca me fait un peu stresser. Mais pas de crevaison. J'enchaine par 15min de CAP avec Matthieu, tranquilou. Puis le soir la pasta party.

Ma douleur au genou a disparu, tout va bien. Je suis confiant, et j'ai hâte que dimanche arrive.

La journée de vendredi passe assez vite en fait, et on se couche pas trop tard pour bien dormir cette dernière vraie nuit.

 

 

 

 

 

 

 

Samedi, c'est le jour de poser les vélos dans le parc. Nicky et Nadège partent en reconnaissance du parcours en vélo pour le lendemain. Moi je vais déposer mon vélo au parc. Pour la 1ère fois, je sens la pression monter. De voir tout le monde, entendre le speaker, la musique. Ca y est, maintenant on y est vraiment.

A l'entrée du parc, ils vérifient mon casque. Malgré un mini-pet, que l'arbitre me signale, ils me laissent l'utiliser. Ouf! D'autres n'auront pas cette chance et devront s'acheter un casque à 200 euros, un stand étant installé comme de par hasard, à 20m de l'entrée des vélos...

 

Retour chez nous juste à temps pour voir l'arrivée de l'étape du Tour. Puis c'est préparage des sacs de transition, des dossards, mangeage de pates, et préparation des sandwichs pour le lendemain.

Dodo à 22h30, réveil à 3h45. J'ai eu du mal à m'endormir, mais finalement une nuit peu agitée.

 

Jour J: Il fait trop beau ce matin! Quelle chance, ca faisait 1 semaine que l'on redoutait la pluie! Pas un nuage, le début du vélo au moins devrait être au sec.

 

J'arrive au parc à 5h du matin, 1h30 avant mon départ. Je dois partir avec la première vague, avec tous les meilleurs. Je vérifie mon vélo. La veille, j'avais senti un petit jeu dans ma roue arrière, qui m'avait fait un peu stresser. Le jeu est encore là, mais il me semble bien moins important que la veille. L'ambiance est mystique, une musique douce nous réconforte, le speaker parle doucement (même en allemand!). La tension est palpable dans le parc à vélo.

 

IMGP8301Je scotche pompe, chambres à air, bombes de réparation sur le vélo, en essayant d'optimiser l'aérodynamique, la formation à Supaéro m'aide bien je dois dire. Non je déconne, je le fais au feeling. Je mets mes sandwichs et barres prédécoupées dans mes "rangements" sur le vélo. Ca fait du poids tout ça!

 

Les préparatifs s'enchainent: gonflage de pneu; caca de la peur; dépôts des sacs de transition, étalage de crème solaire par Nicky, bisou d'avant course, et enfin enfilage de combi.

Pendant ce temps, la musique s'accélère, ils énumèrent tous les pays des compétiteurs, avec une dizaine de secondes des hymnes nationaux, un beau moment. Puis c'est l'apothéose avec Céline Dion (vous le croyez, vous le croyez pas, et bien c'était pas mal!)

 

Ca y est maintenant c'est l'heure, je me dirige vers le sas d'entrée. On ouvre les grilles, et tout le monde va dans l'eau. Le départ sera donné dans l'eau. Je n'ai pas prévu de m'échauffer, je garde mes forces. Je fais une dizaine de mouvements de bras dans l'eau, puis de la brasse. Ensuite, j'essaye de profiter de ces derniers instants. Je me mets sur le dos, et regarde autour de moi. Il y a du monde partout! C'est trop bon, je me dis que j'ai de la chance d'être ici et que je dois en profiter, ma façon à moi d'évacuer la pression. Je fais un petit cri primal (dans l'eau pour pas effrayer tout le monde) pour évacuer le reste de stress et me dirige vers la ligne de départ.

 

la suite: 3,8km de natation

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Published by benji-triathlon - dans CR complet
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