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19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 09:00

Presque Sans Soucis !

 

Après quelques mois d'inactivités blogistiques, dus à une actualité pauvre en compets, me voici de retour !

 

Les photos prévus en ligne ici (lien facebook)

et les résultats du 20km ici

 

Ce WE avait lieu le trail hivernal du Sancy, traditionnel rendez-vous des courageux de l’ESN, qui n’hésitent pas à braver les km et les éléments pour aller défier les fiers auvergnats sur leur terre. En l’occurrence on était 6 courageux + 1 guest star, et tout ce joyeux petit monde a bien profité de ce WE, avec finalement des conditions météo très clémentes.

 

De mon côté, l’objectif n’était pas très clair. En premier lieu, ne pas se blesser ! Ensuite, essayer de faire aussi bien que ma 1ère participation d’il y a 2 ans, quand j’avais fini 16ème du 20km, mais en suivant les consignes de ne pas aller à fond pour ne pas hypothéquer la semaine d’entrainement à venir. Je voulais également mieux gérer la fin de course, où je n’avais pas réussi à courir dès que la route s’élevait il y a 2 ans.

Même avec le moindre investissement, j’espérais donc faire mieux car je me souvenais avoir fini vraiment à l’agonie il y a 2 ans.

 

Je pars donc autour de la 30-40ème place au coup de sifflet, et court à bonne allure, mais j’essaie de ne pas me cramer, car on est en légère descente, et je sais que ce sera les 2km les plus faciles de la course. A 17km/h environ, j’ai quand même le souffle court, et quand vient le premier mur de quelques centaines de mètres, je n’hésite pas à marcher quand la pente est trop sévère, quelques secondes. Je suis le seul à le faire autour de moi, mais je ne perds quasi pas de temps sur les autres.

Je continue à gérer autant que possible quand on arrive dans les zones un peu plus trail, avec de la boue en quantité, et je me chante dans la tête « la gadoue » (interprété par Villeret, Birkin, Coluche) pendant un bon moment (jusqu’à ce qu’on arrive dans la neige en fait). Quand arrivent les premières vraies bosses dans la foret, je suis dans un groupe qui avance pas mal, et je gère marche rapide quand ça monte trop, footing, ou vraie course à pied, avec toujours une appréhension pour mon pied et la blessure qui peut arriver à chaque pas.

 

Arrivé sur le plat, je n’arrive pas à bien poser ma foulée, et je me fais doubler par 2-3 gars que je pensais avoir semé en montée. Je reste raisonnable, mes appuis ne sont pas surs, je n’insiste pas et reste à 13-14km/h.

On arrive vers le lac avec des passages techniques, où la descente est plus pénible que les montées. Mais c’est en montée, sur une reprise de course, que je sens dans mon pied gauche une petite douleur, au même endroit que des douleurs similaires depuis plusieurs mois. Je continue car ce n’est pas vif, mais je reste à l’écoute. On m’annonce 50ème aux 10km, où il faut choisir entre le parcours 20km ou 30km. Pour moi le choix est fait depuis longtemps, mais je prends le temps de boire un peu de thé chaud, du coca, et manger 2 bouts de banane. J’avais pris avec moi des ravitos, mais avec les gants difficile de s’en servir et je les aurai trimballé sans les toucher toute la course.

 

On arrive maintenant dans la partie enneigé, et je suis « facile » niveau cardio et musculaire, mais mes appuis sont très approximatifs, et je n’arrive pas à prendre beaucoup d’avance sur les autres. Je reviens quand même petit à petit sur le coureur devant, et on est déjà très disséminé. En arrivant sur le plateau, je vois que devant moi, il y a beaucoup de coureurs, et assez loin. Je me dis que je dois être au moins 20ème mais en fait j’en sais rien.

 

La vue est vraiment belle, c’est dégagé, on voit les monts enneigés avec les points multicolores (les coureurs), mais je ne peux pas apprécier, je regarde mes pieds et essaye d’analyser le terrain sous la neige.

 

Après avoir évité les flaques pendant près de 12-13km, j’abdique enfin et me trempe les pieds dans une flaque inévitable. C’est froid ! Mais on oublie vite.

 

J’arrive à prendre de l’avance sur la dernière bosse enneigé, où j’alterne course et marche, mais je sais qu’ensuite vient la grande descente.

 

Et là c’est la grosse galère, je commence à sentir de plus en plus mon pied, ya des cailloux, des feuilles, de la gadoue, j’avance à 2 à l’heure, je me fais doubler par tous les gars que j’avais repris, et même d’autres qui étaient derrière moi au ravito. Mais je m’en fiche, je me décale même pour laisser passer quand c’était possible et attend impatiemment la fin de la descente. On arrive sur le bitume mais c’est encore pire : Je sens chaque foulée dans mon pied et j’essaye de délester un maximum en changeant l’attaque du pied.

Je m’arrête au dernier ravito km15 car je sais que les 5 derniers seront durs. Un peu de coca, un TUC, et je peux commencer la remontée, en altitude et au classement.

Je reprends un à un tous les gars qui m’ont doublé. Sur le plat je gère mais comme les appuis sont plus surs, je peux monter à 15km/h, et en montée je suis encore frais et j’alterne marche rapide, où j’arrive à doubler d’autres marcheurs, et course dès que la pente redevient plus abordable. J’arrive à courir sans trop de problème, mais continue à marcher quand je considère que ça « vaut le coup », c’est à dire dans les pentes importantes.

Lors d’un dépassement, un coureur me dit « c’est dommage que tu sais pas descendre, sinon tu serais loin devant ! ». Ce à quoi je lui réponds que le trail c’était pas mon sport et que je faisais vachement gaffe aux blessures. A froid, je me dis que j’aurai simplement du lui dire : « merci, enfin si c’est un compliment ! »

La prochaine descente est moins technique, et je la fais plus sereinement, tout en continuant d’être vigilant. On arrive à la fin et un virage à droite où je vois que le chemin monte et des spectateurs me disent : « allez plus qu’un km, tout en descente ». Je me dis que la montée sur le virage va être de 50-100m et qu’après ca va redescendre, mais en fait ca monte longtemps ! en plus on avait reconnu la fin du parcours la veille, mais je retiens jamais rien ! En fait, 400m à 7,5%, j’ai hésité à marcher, mais comme je voyais que je revenais sur le concurrent devant, j’ai continué et finalement je les ai monté à 10km/h, et c’était sans doute l’effort le plus intense que j’ai fourni de toute la course !

 

La dernière descente est encore galère, mais je sais que c’est fini, et personne revient derrière. J’entends « 9ème » en arrivant, et je me dis que je dois être 19ème.

 

En fait on m’annonce dans les 30, et au final même 32ème. Etant donné que mon temps est environ 7min plus lent qu’il y a 2 ans et mon classement doublé, mes premières réaction étaient plutôt négatives. Mais en analysant plus finement, je retiens que :

Mon écart par rapport au 1er est à peu près identique : 20 minutes. Le parcours a été allongé entre les 2 années.

J’ai fait la course avec un investissement moins important cette fois-ci, et surtout je n’ai pris aucun risque sur les descentes, alors que l’année dernière j’y étais allé à fond, avec de la retenue dans les descentes mais je n’étais pas à la ramasse comme cette année.

 

Donc au final, même si je n’améliore pas ma perf d’il y a 2 ans, je suis quand même satisfait de la course, et surtout du WE bien sympas entre coéquipiers.

 

Je me dois quand même de faire le constat que je ne suis pas un grand fan de trail. J’ai passé la majeure partie de la course les yeux rivés sur mes baskets avec en tête, à part « la gadoue », toujours « ne te blesse pas, ne te blesse pas, ne te blesse pas… ». On peut pas dire que le plaisir était de mise sur cette course.

Je ne sais pas si je recommencerai, c’est quand même un grand risque pour mes articulations fragiles, et je n’en retire pas tellement de plaisir. En général je suis frustré car je ne suis pas assez « technique » pour aller chercher une belle performance. Peut être que je reviendrai en simple accompagnateur de l’ESN !

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Published by benji-triathlon - dans CR complet
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