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8 avril 2012 7 08 /04 /avril /2012 15:52

Pour un résumé plus court, n'hésitez plus, venez voir ici.

 

les résultats ici

les photos arrivent bientôt, revenez dans quelques jours!

 

Dépucelage en VTT…

 

Il y a 10 jours, j’avais appris qu’un triathlon vert (VTT) Découverte avait lieu ce dimanche en début d’après-midi, du coté de Guyancourt. Après quelques hésitations, je m’étais inscrit, en me disant que je pourrai enchaîner la sortie du dimanche avec mes coéquipiers avec ce petit triathlon.

Problème : je n’ai pas de VTT. Heureusement, l’orga en loue pour 5 euros. Parfait, tout se goupille parfaitement.

 

Acte I. La sortie matinale du dimanche.

 

Départ 9h, pour une sortie classique du coté de Thoiry. J’emporte un sac à dos avec mes affaires pour le tri, ça fait un peu tortue mais ça passe. Ca roule assez vite dès le début, et dans la cote de l’Etang-La-Ville, j’accélère à la poursuite (vaine) de Ludo. Et hop, une cartouche de grillée !

On continue, avec quelques exos de prise de relais, où je me sens super bien. Vient la deuxième cote où on fait un exo 15s très vite, 15s récup, le tout pendant 7min sur une pente à 5%. Et ben ça fait super mal aux pattes !

Après une autre prise de relais à près de 40km/h, tout en force, on entame le retour. Je quitte les nanterriens à l’Etang-La-Ville, et je file direction Guyancourt. Ca fait 70km que l’on roule.

1h et 15km plus tard (arrêt à chaque carrefour pour demander mon chemin), j’arrive à temps pour récupérer mon dossard.

 

Acte II. La course

Scène 1 : la préparation


L’ambiance est bon enfant. Il y a beaucoup de monde qui découvre le triathlon, l’orga n’est pas hyper bien ficelée, mais peu importe.

Je récupère le VTT loué. J’ai l’impression qu’il pèse 20kg, j’arrive à peine à le soulever. Les pneus sont énormes. La selle est trop basse, mais j’ai la flemme de la régler, je me dis que sur 17km, ça passera.

Il y a une 60aine de partants. On part par vagues de 20, toutes les 8minutes, avec 5 couloirs et 4 nageurs par couloir. Je vois que l’on m’a octroyé le dossard 3. Je vais donc partir en 1ère vague, dans le 1er couloir. La faute au chrono que j’ai annoncé sur le 400m lors de l’inscription : 6min. Apparemment, seul 2 personnes ont annoncé moins vite…

C’est sympa d’avoir un dossard « préférentiel », même pour une petite course.

On prépare notre aire de transition. Il fait froid. Je décide de nager en shorty (pour les néophytes, vêtement spécial pour triathlète, qui permet de nager et faire du vélo sans changer le bas…), de prendre le temps de me sécher pour ne pas attraper froid, et d’enfiler ma veste pour le VTT.

On rentre dans la piscine pour le briefing. Je pose une question sur le drafting, l’arbitre me répond en rigolant que j’ai le droit, mais en VTT ça ne sert à rien. J’essaye de pas me vexer, mais je retiens qu’on a le droit. Ca aura son importance…

Allez hop, il est 1h30, on file dans l’eau. Je grelotte. Je ne me suis pas échauffé. L’eau, comme l’air, est très froide. Je demande aux orgas de ne pas nous laisser poireauter trop longtemps car ça caille. On est 3 dans la ligne d’eau. Le dossard n°1 n’est pas venu. Je demande à mes acolytes quel temps ils espèrent, l’un me répond 6 et quelques. Je lui dis pareil. Je lui propose qu’il parte devant, et si je me sens bien, je le doublerai. Il me dit « ouais, ou bien le contraire ! ». Soit, je partirai devant alors. On attend encore une minute à se les cailler et c’est parti !

 

Scène 2 : la natation, une première


Je pars assez vite. C’est un bassin de 25m, assez peu profond, idéal pour aller vite. Je vois dans la ligne à coté qu’ils sont partis comme des flèches. Je suis surpris mais essaye de ne pas paniquer et de continuer à mon rythme. Rythme très soutenu, un des buts de ce triathlon était d’avoir un chrono sur 400m. Je mixe la respi en 2 temps et 3 temps, un peu surpris de pas réussir à tenir le 3 temps. Petit à petit, je rattrape le mec de la ligne d’à coté, mais en fait je suis pas sur si c'est le 1er ou 2ème. Peu importe, je me concentre sur ma nage. Dans la ligne d’eau, les 2 autres ont décroché, et je prends rapidement de l’avance. Aux 300m, je les aperçois déjà devant. J’en double un aux 340m, l’autre aux 360m. Je finis bien, essoufflé, mais avec l’impression de ne pas avoir tout donné non plus.

J’ai pas le réflexe de regarder ma montre, et les temps intermédiaires sont pas encore dispos, mais je pense avoir nagé en 5m50 environ. Très content donc.

Je sors de l’eau, de la piscine, je me demande à quelle place je suis. Je tourne à droite en sortant de la piscine. Je fais 10m avant que quelqu’un ne crie : « c’est pas par là ». Bon, demi-tour en essayant de ne pas me casser la gueule. J’en suis quitte pour quelques secondes de perdues. Le parc à vélo est vide. Je demande « je suis 1er ? ». On me répond que oui. C’est bon ça !!! Bon, rapidement, les autres concurrents arrivent. Comme prévu, je prends mon temps, je me sèche le corps (j’oublie les jambes), je mets mes chaussettes, mes chaussures, ma veste (difficilement), mon porte dossard, et mon casque, et je sors enfin du parc à vélo, après une transition plus que moyenne. Je suis alors 3ème.

 

Scène 3 : le VTT. C’est difficile.


C’est parti donc, je suis juste derrière le 2ème. Le 1er est déjà loin devant. Au premier tournant, on fait un tout droit, il n’y avait pas de bénévoles, et les rubans bleus sensés marquer le parcours sont à la fois à droite et en face… On s’arrête pour demander au bénévole plus haut, et il nous crie « à droite ». Le 4ème nous double avec son élan, et on se retrouve un petit groupe de 4. Je me sens bas sur ma selle, je me dis que ça va pas être simple. La première bosse se profile, et même si l’organisateur nous avait averti qu’elle était bien raide et qu’il fallait mettre le petit plateau, je me laisse surprendre. Je cale un peu, et essaye de passer le petit. Impossible ! le dérailleur fait un bruit de fou, je me dresse sur les pédales pour passer la bosse en plateau moyen. Une crampe au mollet droit apparaît. Une à la cuisse gauche aussi. Oh la la, ça sent pas bon cette histoire ! Je concède une dizaine de mètres aux 2 devants dans la côte, et je n’arrive pas à relancer derrière, mes 2 crampes m’empêchent presque de m’asseoir sur ma selle. C’est ça de boire qu’un bidon en 3h de vélo avant… Pour couronner le tout, je sens que la suspension avant est vraiment souple, et vu que c’est assez roulant, c’est pénalisant, mais je ne sais pas le régler. Je me dis que j’ai vraiment préparer cette course n’importe comment. Les 2 compères devant commencent à s’éloigner, je n’arrive pas à appuyer.

Au bout de quelques km, ils sont loin devant, et je me dis que 17km finalement, ça va être long. Ca fait 10min que je suis monté sur le VTT, et déjà j’ai l’impression d’être cuit. Je prends pas trop de risque avec le VTT, mais de toutes façons il n’y a pas beaucoup de descente. Je ralentis bien aux (peu nombreux) passages techniques. J’ai hâte que ça finisse en fait

Au bout d’une dizaine de km, 2 loustics me passent, je décide de m’accrocher et de drafter comme un porc. Et bien, je ne l’ai pas dit à l’arbitre, mais même en VTT, quand c’est roulant, ça marche bien le drafting. On continue comme ça jusqu’à une bosse bien pentue.

Miracle, le petit plateau veut bien passer. Un de mes compères pose pied à terre, mais il avance à peine moins vite que moi. Après la bosse, ça devient un peu technique, et je les laisse filer après un dérapage très peu contrôlé qui faillit m’envoyer dans le fossé lors d’un virage qui paraissait tout simple.

Enfin la délivrance, on se rapproche de l’arrivée. Je crois le 1er qui est déjà à pied, belle foulée, et les 2 suivants, déjà assez loin. Je me dis que ça va être chaud d’aller les chercher sur 4km.

Je pose le vélo et part direct à pied

 

Scène 4 : la CAP, ou le chemin de croix


Le parcours est un aller-retour de 2km. J’aperçois mes 2 compères dès la sortie du parc, et les double en moins de 500m. Je me dis que la 4ème place est assurée, et j’ai du mal à me motiver pour aller chercher la 3ème ou la 2ème. Je sais qu’ils sont déjà loin.

On se tape à pied la même bosse qu’en vélo. Elle fait bien mal, j’ai envie de marcher, mais je continue à courir. J’essaye de la prendre comme un test, un entraînement.

Mais ca me paraît interminable. J’ai l’impression que ca fait au moins 2km que l’on court, et je n’ai toujours pas recroisé le 1er qui pourtant a plusieurs minutes d’avance. Je commence à me dire que finalement ce sera une boucle. Mais non, voilà le 1er, et ensuite le 2ème qui a une belle foulée. Lui c’est clair que je le reverrai pas. Le 3ème est là aussi, et même s’il a un peu de retard, il n’a pas l’air  à l’agonie. Au demi-tour, gros coup de moins bien, je vois que le 5ème est loin, et c’est plus possible de se faire mal. Je finirai en roue libre. J’ai trop faim, je suis fatigué, j’en ai trop marre. Je traîne ma peine sur les 2 derniers km. Je sais pas à combien j’étais, mais mieux vaut ne pas savoir.

Enfin l’arrivée, content d’être enfin arrivé, mais déjà je pense au retour en vélo…

 

Scène 5 : le réconfort


Après une poignée de main et des félicitations pour les 3 premiers, je me jette sur le buffet, et j’engloutis madeleine après madeleine, abricots sur abricots. Je me surprends moi-même par ma capacité à engloutir cette nourriture. Je bois quand même un peu, regarde l’arrivée des autres concurrents. Je m’aperçois que certains des vagues 2 et 3 finissent devant moi. Ce n’est pas grave. Je mange encore… Je discute un peu avec Pauline, qui était bénévole sur la course, puis, c’est l’heure de partir.

 

Acte III – Le Retour

En effet, il y a Paris-Roubaix, et je me dis que si je me depeche, je pourrai peut etre voir l’arrivée. Les premiers coups de pédale sont très difficiles, et chaque faut plat me met à l’arrêt. Heureusement, je galère pas trop pour retrouver mon chemin, et petit à petit, je retrouve même mes jambes.

Je me mets en position triathlète, à 36 à l’heure, et me dis que vraiment, je suis un triathlète de route…

23km et 50min plus tard (et oui, j’ai quand même pas fait du 30 de moyenne…), je me jette sur la télécommande, juste à temps pour voir le sprint… pour la deuxième place !

Qu’à cela ne tienne, je comate une bonne demi-heure avant de trouver le courage de bouger.

 

Voilà. Avec le recul, j’essaye de prendre le positif de cette journée :

-         un très bon temps en natation. J’ai hâte de voir ce que ça va donner sur mes premiers sprints et CD

-         des bonnes sensations sur le vélo de route pendant la sortie

et le négatif :

-         impossible d’accélérer à pied. Il faut quelques entraînements d’enchaînement rythmés pour me remettre dans le rythme

-      Le VTT, ce n'est pas pour moi! Je suis un gars de la route.

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Published by benji-triathlon - dans CR complet
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