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14 septembre 2013 6 14 /09 /septembre /2013 14:57

3ème au Pays Basque !

 

Les résultats ici

Et quelques photos dans l'album 2013

 

 

Enfin le dernier objectif de la saison est là. Je dis enfin car je dois dire que la fin de saison a été éprouvante mentalement, et ça n'a pas été facile d'aller trouver les ressources pour continuer l’entraînement en août Les CD intermédiaires m'ont permis de continuer la compet mais m'ont également coûté en énergie.

La dernière semaine avant l'half IronBask a donc été consacré principalement à la récupération.

La veille, lors de la traditionnelle sortie "déblocage", je sens que j'ai des jambes de feu sur le vélo, et les entraînements à pied me font espérer une belle course à pied.

La veille lors du retrait des dossards et le matin de la course, on commence à voir que l'organisation n'est pas encore au point. Malgré des organisateurs et bénévoles très gentils, les informations sont contradictoires ou absentes. Dans le parc à vélos c'est le bazar, on se met où on veut. Je choisis donc de me mettre le plus près possible de la sortie (vu qu'on sort et qu'on rentre en vélo par le même endroit). Mais un arbitre commence à dire que c'est un endroit pour les relais. Certains vont chercher une autre place, moi je reste car l'arbitre n'était pas affirmatif ("normalement c'est pour les relais"). Ajouté à ça le fiasco de "pas de sac dans le parc à vélo, zéro tolérance" qui se transforme en "finalement si" après que la moitié des concurrents (dont nous) aient du défaire leur sac et chercher un endroit où le laisser car il n'y a pas de consigne. On termine par le briefing inaudible sur la plage, et pas d'infos sur le fait que l'on doive courir 500m sur le bitume (heureusement Nicky m'avait prévenu en repérant la veille) et sur le fait de pouvoir ou non utiliser des chaussures. Sur la plage, on n'arrive pas à comprendre quel va être le parcours, et Nicky arrive à avoir 2 parcours différents en demandant à 2 personnes de l'orga!

Le petit plus, c'est quand même un mec que je vois rigoler dans le parc à vélo, une fille qui demande à prendre une photo avec lui. Il lance "c'est vraiment une découverte". Moi je me dis, c'est chaud de partir sur un half en découverte, et lui demande si c'est son 1er triathlon, mais déjà une autre personne est en train de lui parler. En sortant du parc à vélo, sa tête me dit quelque chose, j'essaye de remettre les pièces du puzzle en place: 1. Il a l'air connu. 2. sa tête me dit quelque chose. 3. ils ont blagué qu'ils avaient mis son vélo "dans les buts" du gymnase, comme ça il sera pas dépaysé. Ça me revient. Bon sang mais c'est bien sur! Grégory Coupet, le gardien de Lyon pendant les grandes années 2000. Je le pensais plus grand tiens. Ça nous aide à trouver un peu de sourire.

On est pas mal énervé avant de partir, mais j'essaye de faire abstraction et de me concentrer sur ma course. Je me dis qu'un top 10 devrait être jouable, et un top 5 difficile mais pourquoi pas. Il y a 400 inscrits, sans doute environ 350 partants, donc il y a quand même du monde.

Poueeeeett! On commence à courir! Et puis non, on s’arrête, on repart, on sait pas si c'est un faux départ ou pas. L'organisateur est hilare, moi je trouve pas ça hyper drôle. Finalement on recule pour se replacer sur la ligne de départ. Quelques secondes plus tard, on part pour de vrai!

En natation, la tactique devait être de ne pas partir trop vite et de surtout pas se cramer en natation. Tactique toujours payante, mais souvent difficile à mettre en place quand on se fait sauter dessus dès le départ et qu'on veut s'extirper de la foule. En plus, là, le parcours est fait pour qu'on se tape dessus: on part sur la plage, et il y a une première bouée à un peu moins de 100m, je dirai, que l'on doit laisser à notre gauche, puis ensuite on longe la plage sur 200m environ et la 2ème bouée on la laisse à notre droite puis on va vers le large, 3ème bouée à laisser à droite et on longe la plage dans l'autre sens longtemps avant de revenir vers l'arrivée. Les 300 premiers mètres promettent donc d'être une boucherie!

Bizarrement, ça se passe assez bien, je pense que j'ai du progresser un peu en natation et je dois être un peu plus devant que d'habitude, car je ne suis pas trop nagé. Je vais quand même chercher l'extérieur de la 1ère bouée car à l'intérieur c'est la banc de sardines! Après le virage à gauche, je me dis que mon option est payante. J'ai une visu parfaite de la prochaine bouée, le gros de la troupe est à ma gauche, et sans doute un peu poussée vers la plage par le courant. Ceux qui ont fait l'intérieur de la 1ère bouée sont contraints de rester à gauche du peloton et donc à faire l'extérieur de la 2ème bouée. Moi je passe à la corde, ça bouscule un peu mais ça va, et de là je peux poser ma nage.

Je remarque que devant c'est déjà loin, et je me dis que je dois être en 30-40ème position. J'espérais avant la course sortir dans les 30. Je peux tranquillement poser ma nage et me concentrer sur ma technique plutôt que sur ma vitesse, comme conseillé par le coach. Ça marche, j'ai l'impression d'avoir une bonne glisse, le plan d'eau est parfait, c'est très sympa. Je ne me mets pas en sur régime, j'essaye de garder une réserve. Je nage à coté de certains, j'en double d'autres. Au bout de 500m je me retrouve à coté de 2 gars que je ne quitterai plus. Un nage devant et à coté, et l'autre est dans les pieds et a l'air de s'accrocher et d'exploser à tout moment, mais finalement il restera jusqu'au bout. On revient au train sur le groupe devant, puis on les dépose (ou ils restent dans nos pieds, je sais pas). J'essaye à un moment donné de prendre des pieds, mais finalement je suis bien à nager juste à coté, et on continue comme cela jusqu'au bout. J'essaye de continuer à bien appuyer sur mes bras, et j'ai un peu peur d'en faire trop, mais la fin approche. Il n'y a quasiment pas de vagues, mais lors de l'échauffement, j'avais repéré qu'il y avait un peu de ressac et des mini vagues, qu'il fallait essayer de négocier. Je sens bien le courant d'un sens puis dans l'autre quand j'approche de la plage (et surtout je le vois en regardant le sable défiler plus ou moins vite sous moi). J'essaye d'accélérer la cadence contre le courant et d'allonger quand les vaguelettes me poussent.

Quand j'arrive tout près du bord et que mes mains touchent presque le sable, je sens que la fin du ressac est tout proche: ça veut dire qu'une vague est là. Petit coup d’œil derrière, je me relève et prend appui par terre, je me lance, 2-3 gros coups de bras, et la vague m'emporte! Yeaaaaaah, les années de body surfing à Mimizan portent leurs fruits. Je me laisse porter jusqu'au bout du bout et échoue sur la plage avec 10cm d'eau autour de moi, et personne de mon groupe à coté! Ils ont du louper la vague. Je sors très content de moi, mais ne regarde pas derrière pour voir combien j'ai gagné grâce à cela. Je dirai peut être 10 secondes en 1ère estimation.

2013-09-14-Half Ironbask 09

même pas eu à courir dans l'eau. Ca faisait un petit moment que le nez me grattait...

Je sais que l'on a 500m à faire, dont 30 sur le sable, des escaliers pour passer la digue, puis du bitume. Je ne m'affole pas, c'est pas le moment de faire monter le palpitant. Je trottine tranquille, et marche même quelques pas en haut de la digue pour faire redescendre le cœur avant de redescendre. J'avais mis des vieilles baskets à la sortie de la plage. Je les repère facilement (j'étais le seul à les avoir mis en bas à même le sol, tous les autres les avaient mis sur le mur). Je les enfile relativement vite, et je repars trottiner, un peu plus vite, mais toujours en aisance.

A la sortie de l'eau puis 2-3 fois pendant la transition, on m'annonce 13ème. C'est bon ça! Je ne m'imaginais vraiment pas aussi bien classé. J'ai du en reprendre un bon nombre qui sont parti trop vite en natation.



Pour une fois, la T1 est maîtrisée, et malgré un petit cafouillage pour enfourcher le vélo, je m'en sors pas trop mal.

Dès le début, je vois pas mal de monde devant. C'est bon signe car à ma sortie de l'eau et pendant la longue trotte jusqu'au parc, je n'ai vu personne devant. Ma transition a du être bonne.

Je remonte sur certains, un gars de Vitrolles, en jaune vif, me double. Je suis déjà au dessus des cibles de puissance fixées, mais j'accélère, et je vois que je suis à peu près au même rythme que lui. Je me raisonne et le laisse filer en me disant "toi, je te reverrai avant la fin du vélo". Le début du vélo est plat, et un peu dangereux car il y a pas mal de voitures. Elles sont bloquées par les coureurs devant qui vont un peu moins vite que moi et je remonte la file, par la gauche, à près de 40km/h. Pas terrible pour la sécurité.

Quand on arrive sur des routes un peu plus dégagées, ça devient beaucoup plus agréable, et je continue à mon rythme, qui est à priori trop élevé. Mais le but était de prendre des risques (calculés) sur le vélo, c'est donc ce que je fais. A un moment, je croise en sens inverse un mec sur un vélo CLM qui a l'air d'envoyer. Je me dis: et bien pour une sortie d’entraînement, il a l'air d'aller à fond le type. Quelques minutes plus tard, on fait demi-tour... Mais oui, c'est vrai, j'avais oublié, il y a 3 ou 4 A/R sur le parcours. Pour le coup j'ai trouvé ça une super idée car ça nous permettait de connaître notre position et les écarts. J'ai pas fait gaffe au 1er coup mais je me dis que je vais faire gaffe au 2ème.

Je ne remonte plus de coureurs, mais je navigue avec 2 gars, un en CLM, et un en vélo classique. Le gars en vélo classique me remonte systématiquement dès qu'il y a une petite bosse, et je le reprends sur le plat. Mais je veux pas aller plus vite car en montée je suis déjà beaucoup plus haut que prévu.

Au bout de 40min, je commence déjà à regarder ma montre pour voir il me reste combien. C'est pas bon signe mais ça me fait sourire: j'ai voulu essayer de faire un gros vélo, on verra jusqu'où ça me mène! Sur la 1ère heure, je suis quasiment au même niveau de wattage que j'avais développé lors de mes 3 CD cette année. Sauf que là j'ai encore 1h30 de vélo plus un semi derrière.

Le parcours est vraiment hyper casse-patte. Des petites montées bien pentues, et des descentes qui permettent pas vraiment de répit. Toujours toujours en prise, et sur les montées, obligé de mettre plus de puissance pour ne pas perdre trop de temps. Mais je pense que ça me correspond bien, j'ai un bon mix de profil grimpeur et rouleur. On passe quand même beaucoup de temps sur le prolongateur, mais toujours en train de changer les vitesses.

2013-09-14-Half Ironbask 08

Ya pas à dire, il me va quand même beaucoup mieux ce casque. Aérodynamiquement, je sais pas, mais esthétiquement c'est un fait!

Après la 1ère (et seule) vraie descente, on part sur un A/R, et cette fois-ci je compte les coureurs devant: Le 1er et le 2ème sont devant, détachés, mais pas si éloignés que ça (moins de 3 minutes je dirai), puis viennent le 3 et 4 (dont le gars en jaune de Vitrolles), qui resteront toute la course ensemble, dans ma ligne de mire, et enfin notre petit groupe de 3. Derrière, on va pas dire qu'il y a le trou, mais c'est pas tout proche. Pendant la prochaine heure, je serai souvent 6ème,quelquefois 7ème, et sur la fin 5ème, au gré des montées et des accélérations ou défaillances des uns et des autres. Pour le coup, pas de drafting entre nous (enfin en tout cas pour moi et devant moi, j'ai pas regardé derrière), on a été très réglo et pas essayé de s'accrocher, ni même de rester à 7-10m. Chacun naviguait assez loin des autres.

Une moto avec un caméraman m'a suivi pendant de longues minutes pendant ces périodes, et au début c'était sympa, mais des fois c'était un peu gênant, notamment lors des virages. C'est à dire que je me disais que je pouvais pas trop faire d'écart, donc j'hésitais par exemple à lâcher une main pour prendre le bidon ou à manger. Ils sont revenus plusieurs fois sur moi, et doivent avoir au moins 20min du Benjamin bien en ligne sur son CLM, avec à peine un geste à la caméra à un moment donné. J'en ai quand même profité pour leur demander si les gars derrière étaient loin, après qu'ils m'aient confirmé que j'étais 6ème, mais je n'ai pas réussi à comprendre leur réponse.

Au bout de 2h de course, je sens que je faiblis, d'autant que manger pendant ce parcours s'est avéré très difficile, étant donné qu'on n'avait jamais de moment de répit. A la lecture de mon Garmin après course, il s'avère que j'ai pas mal baissé ma puissance dans la dernière heure de course, mais finalement les autres ont du connaître ce coup de mou aussi, car j'ai réussi à lâcher mes 2 compagnons sur les 20 derniers km, et même à reprendre du temps en montée au gars qui me laissait sur place au début de la course. Je suis même revenu sur les 3ème et 4ème sur les 10 derniers km. Je ne les ai jamais doublé, et me suis contenté de rester derrière à distance respectable. Le gars de Vitrolles a remis une petite couche sur les derniers km, et je rentre au parc en 5ème position, à moins de 30 secondes de la 3ème place, et j'imagine à quelques minutes de la 2ème.

Depuis environ le 30ème km à vélo, je me dis que la victoire est peut être jouable. Je dois poser avec 3-4min de retard sur les 2 premiers, et 30sec sur les 3 et 4. Si je suis dans un bon jour à pied et qu'ils ne sont pas très bons, c'est carrément jouable.

Une bonne transition T2 et me voilà sur le parcours. J’aperçois devant le gars de Vitrolles, mais je n’aperçois pas l'autre gars l'accompagnant, et je me dis que j'ai du le passer pendant la transition, et je me crois donc 4ème.

A la lecture des résultats, je sors en vérité 5ème, à moins de 20s des 2 devant, à 1min30 du 2ème, et à 2m40 du 1er.

Je réalise un très bon vélo, 4ème temps, environ 2h35m30 pour 91km, soit un tout petit peu plus que 35km/h. Le dénivelé total est difficile à connaître car il y avait plein de petites bosses, mais le GPS donne environ 900m. Pas énorme en soi, mais le parcours était vraiment difficile.

Le parcours à pied est composé de 2 longs A/R à faire le long de la rivière, le tout à faire 2 fois. Autant dire pas hyper sexy, et très monotone, dur pour le mental. Mais intéressant car on peut une nouvelle fois faire le point sur notre position en course.

Assez vite, je reviens sur le gars de Vitrolles. Je suis juste derrière lui quand il s'arrête et crie "oh, c'est par où!". Devant nous des gars qui se promènent, qui rangent leurs affaires dans leur voiture. Manifestement on s'est planté de route. Moi je m'arrête, essaye de réfléchir mais je n'arrive à rien. Je vais continuer tout droit quand un autre nous double et lui tourne à gauche. On le suit, et on arrive sur un gars qui a l'air de suivre la course. On lui demande par où, il nous répond mais nous dit qu'on ne devrait pas venir de là. Ouais, on le sait bien, mais l'aiguillage est approximatif. En fait, des flèches indiquent le parcours, mais pas de rubalise pour nous éviter de prendre le mauvais chemin. On n'était pas lucide, n'avons pas vu les flèches par terre, et sans bénévoles pour nous indiquer, on s'est trompé. On a du perdre 30s dans l'histoire.

Le gars qui est revenu sur nous court bien. Je crois savoir qui c'est, un ami de Nicky nous avait dit qu'il ferait la course et il court très bien, et a un gabarit très atypique pour un coureur à pied (très musclé), ça doit être lui. Effectivement, il court bien. Je limite la casse au début, mais je ne peux m'accrocher. Le plan était de courir relâché 5km à 4min/km, et ensuite accélérer à 3m50/km pour faire un semi en 1m21. Dans ma tête c'est largement jouable, mais dans les jambes, après les 3-4 premiers km en 4m05 environ, je me dis que ça va être dur. Au 1er demi-tour, je suis 4ème. Pourtant je n'ai doublé que le gars de Vitrolles et me suis fait doublé une fois. Je ne sais pas où est passé l'autre gars, peut être que je l'ai passé au début mais je me souviens pas.

Je suis 4ème donc, et il va falloir se battre pour accrocher le podium. L'envie de rester 4ème sans me faire mal est bien présente, mais j'essaye de la repousser, en me disant que c'est mon dernier objectif de la saison, toutes mes courses de préparation ont servi à ce que j'arrive en forme ici, je ne peux pas lâcher mentalement. Mentalement, j'arrive donc à faire ce qu'il faut, mais physiquement, je sens bien que je n'y suis pas. Je n'ose plus regarder ma montre, et je me contente d'essayer d'être le meilleur possible. Je finis le 1er A/R et j'entends que le 1er est Yann Rocheteau. Je sais que c'est un très bon coureur, et me dis que pour les 2 1ères places, c'est mort, mais la 3ème est peut être jouable. Je me rapproche petit à petit du 3ème et je le double vers le 7ème km. Je peux apercevoir les poursuiveurs après le demi-tour. Environ 2min derrière je dirai. Je ne peux pas me permettre de ralentir. Ça devient de plus en plus dur, et j'ai vraiment l'impression de traîner ma misère et de lutter à chaque instant. Mes muscles me tiraillent comme jamais (du moins comme jamais dans mes souvenirs). Je bois beaucoup, car les ravitos ne proposaient pas de gels au début, et après je suis dans ma bulle et n'arrive pas à me motiver pour manger.

C'est reparti pour la 2nde boucle avec cette fois les gars du half qui ont une boucle de retard et les 1ers de l'Ironbask, qui sont partis tôt ce matin et qui entament leur marathon.

Je ne me souviens pas trop de cette boucle. Je croise Yann qui a beaucoup d'avance, mais n’aperçoit pas le 2ème dans la foule des coureurs avec un tour de retard. Arrivé au premier demi-tour, un gars avec une caméra me dit: "c'est toi le 2ème, non?". Je n'ai pas la force de lui répondre ni de faire un signe. Je me dis que je suis 3ème, puis après je me dis que peut être le 2ème a explosé et abandonné. C'est rare mais ca arrive. Je continue, ça tiraille de plus en plus, et j'envisage même l'abandon à un moment tellement j'en peux plus. Mais ça passe vite. Bizarrement, je pense pas trop à marcher. J'arrive à trouver la motivation dans cette 3ème place à défendre. Sur le dernier A/R, je croise le 2ème qui marche. Je me dis que c'est peut être jouable la 2ème place, mais en fait, je suis encore loin du demi-tour, je dois avoir 3-4 min de retard avec 3km à faire, il doit gérer son avance. Je retrouve un semblant de boost au km 16, en me disant qu'il faut que je donne tout, mais en fait je n'ai pas accéléré, juste maintenu ma vitesse! Je fais le dernier A/R, et j'essaye de repérer mes poursuivants mais pas facile dans la foule. Je me dis que je dois avoir entre 1 et 2 minutes d'avance, il reste 3km, je peux encore me faire rattraper.

2013-09-14-Half IronBask-03Là ca commence à être vraiment difficile. 15ème km environ.

Les 2 derniers km sont vraiment difficiles, les muscles me supplient d’arrêter, je ne suis plus du tout lucide, je ne me souviens plus du parcours, je sais pas si j'arrive bientôt, et tout d'un coup j’aperçois l'arche d'arrivée. Je crie "arrivée" aux bénévoles pour qu'ils m'indiquent le chemin. C'est bon, c'est bien l'arche devant moi. Petit coup d’œil derrière (en fait 3 ou 4 fois) pour vérifier que le 4ème était pas là et je peux arriver, très content et très fier. Petit interview où je dis que le parcours à vélo était très dur et que du coup j'ai eu beaucoup de mal à pied.

2013-09-14-Half Ironbask 05

peut être plus content d'être arrivé que d'être arrivé 3ème !

Mes jambes peinent à me supporter, j'ai vraiment les muscles dans un état épouvantable. Je félicite Yann et Fred, et discute un peu avec eux, et un peu avec le 4ème (avec qui j'ai roulé pendant une grande partie du vélo), mais en espagnol c'est moins facile.

Je finis le semi en 1:25:40 pour 20,3km GPS (environ 20,1 réel). Ça fait du 14,1km/h (4m15/km), soit un vrai semi en 1h30. Autant dire que par rapport à ce que je visais, je suis très déçu.

Je ne fais que le 10ème temps à pied, et pour la 1ère fois sur un triathlon, mon meilleur classement dans les 3 disciplines n'est pas celui à pied, c'est en vélo, où j'ai la 4ème place.

Le bilan de cette course est donc double: Très content du podium, beaucoup de plaisir sur le parcours vélo et en natation, mais très déçu par mon incapacité à accélérer à pied. C'est sans doute à cause de la débauche d'énergie sur le vélo, mais normalement j'arrive à bien encaisser le vélo et partir rapidement à pied. L'hydratation/alimentation est peut être en cause, mais j’ai plus eu l'impression que c'étaient les muscles le facteur limitant, pas l'énergie en soi.

2013-09-14-Half Ironbask 11Le podium, sous la pluie, même le photographe prend une photo à l'arrache et part se protéger.

Merci aux filles, supportrices au 1er plan!

2013-09-14-Half Ironbask 21et pour les belles photos sous la pluie !


En passant, je prends (un peu) ma revanche sur le pays basque. En 2011 j'avais fait un sprint à Bermeo, et les locaux m'avaient donné une lecon de triathlon. Là je ne sais pas s'ils étaient nombreux au départ, mais je suis arrivé avant tous les basques!

J'arrive au final avec près de 8m30 de retard sur Yann Rocheteau et 2m15 sur Fred Lureau. Mais je ne me fais pas d'illusion. Ils ont géré leur avance, et même dans un meilleur jour à pied, j'aurai eu beaucoup de mal à les revoir. Derrière, le 4ème arrive avec 1m50 de retard sur moi, le 5ème avec 4min, et après ça défile.

Concernant la course à pied, bien que le parcours était tout plat (et court!), les temps ne sont pas faramineux. Je pense que le vélo a fait mal à beaucoup de monde, et les virages et relances sur le parcours CAP n'ont pas aidé non plus.

Voilà, c'était le dernier objectif de la saison. Malgré cette déception en CAP, on va dire qu'il est réussi, étant donné que le podium est atteint. J’enchaîne ce WE avec le sprint et half de Baudreix, où j'espère me faire bien plaisir pour le dernier triathlon de la saison. J'essaierai de trouver un 10km en octobre avant la pause à Hawaii pour encourager Nicky, pour se ressourcer et entamer 2014 les batteries pleines.

J'hésite encore sur mes objectifs 2014, mais ils devraient se préciser bientôt. En attendant, je ferai bientôt un bilan de ma saison 2013.

Un dernier mot concernant l'organisation, car j'ai été un peu dur au début de ce récit. J'ai moi même été organisateur il y a très longtemps, et avec le recul, je me rends bien compte que notre organisation avait été plus que moyenne, et qu'il n'est pas facile d'organiser un tel événement. Je félicite l'organisation de Tri4all Ironbask de s'être lancé ce challenge d'organiser 5 courses le même jour, avec succès, mais je réitère mes remarques qu'il y a beaucoup à améliorer, notamment dans l'organisation et la communication aux athlètes le jour J. Les bons points sont le parcours natation et vélo qui sont vraiment très agréable, mais le parcours à pied laisse à désirer: monotone, mal aiguillé, dangereux (quelques virages à 90° sans visibilité où on se croise), à mon avis il ne faut pas le reconduire en l'état pour l'an prochain.

Facile de critiquer quand on est athlète, vous me direz. C'est vrai, mais si on veut encourager et féliciter les événements bien organisés, il faut aussi critiquer ceux qui peuvent être améliorés (à mon avis).

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