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6 août 2011 6 06 /08 /août /2011 18:41

Vous avez pas le temps de lire tout ca? c'est dommage, mais pour aller plus vite, c'est ici.

 

Un podium avec Jalabert!

 

les résultats

les photos

 

Le Triathlon de la Montagne Noire vient compléter le triptyque triathlétique de juillet-aout : 3 CD en 3 week-ends. J’avais choisi cette course car elle avait l’air assez sélective, dans un cadre sympa, et elle était idéalement situé entre mes 2 lieux de vacances, près de Toulouse. J’avais réussi à motiver mon pote avec qui j’avais fait mes premiers triathlons, en 2001-2002. Il devait faire le découverte, mais s’est finalement décidé (avec courage) de se lancer sur son premier CD. Je n’ai pas d’objectif particulier sur cette course. J’étais content de refaire une course avec mon pote, et je voulais voir comment j’étais capable de cumuler les CD, et de me jauger sur des courses difficiles (avec du dénivelé). Le but était de prendre du plaisir, mais d’y aller à fond quand même (comme d’hab…). L’avant-veille, j’avais fait une sortie assez dure de 100km (oui, pour moi c’est long…) qui s’était terminé par l’explosion du Benji à 15km de la maison. J’espérais que 48h seraient suffisants pour récupérer, mais je sentais mes cuisses un peu lourdes le matin. Malgré l’absence d’objectif, j’ai senti un peu de pression le matin, que j’ai bien réussi à gérer et évacuer. 

  

Les organisateurs ont choisi de faire 2 parcs à vélo, car le lac se situe à 3km du centre ville. Ca complique un peu l’organisation, mais c’était finalement très sympa. Alors qu’on est en train de se préparer, j’aperçois Jalabert. Je fais signe à mon pote, qui reconnait également son frère. Pour Nico Jalabert, c’est apparemment son 1er. Je me dis que ca va rendre la course encore meilleure, et j’essaye de me motiver pour sortir de l’eau avant Jaja, histoire de voir passer un missile à vélo, et de pouvoir dire « je me suis fait doubler par Jalabert ». 

Autre petite anecdote. Pour la course, j’avais hésité à prendre mon casque CLM, étant donné le parcours très vallonné et la chaleur. Finalement, étant donné la descente, j’avais opté pour le casque CLM, et apparemment on était que deux. Les Jalabert non plus n’en avaient pas… Mais bon, j’ai assumé, j’avais peut être l’air un peu con, mais je regrette pas. 

On se dirige en vélo au lac, je commence à rentrer dans ma course, et remarque à peine mon pote qui me souhaite bonne chance. On ne se reverra qu’une fois la course terminée. 

 

La natation s’annonce intéressante avec 3 tours dans un petit lac et 2 sorties à l’australienne donc, sur une vingtaine de mètres. On a à peine le temps d’enfiler les combis que déjà ils nous mettent la pression pour être sur la ligne de départ. Je n’ai fait absolument aucun échauffement pour la nat. Je pars sur l’extérieur, car le centre est déjà bien bondé. De mon coté, je nage seul, et apercoit le gros paquet à ma gauche.

Je me rapproche petit à petit, et au passage de la première bouée (250m), je rentre dedans, et choppe les pieds d’un mec qui a l’air de bien avancer. En levant la tête, je me rends compte que mes lunettes sont pleines de buée, et que je ne distingue absolument rien. Tant que je suis dans les pieds, ca peut passer, mais si je les perds, je suis dans la merde. Je décide à la première sortie de les enlever pour cracher dedans et les remettre. Hélas, en les enlevant, le bonnet tombe. J’essaye de faire style que je l’ai pas vu et je remets mes lunettes, mais les arbitres me rappellent à l’ordre. Et merde ! Quelques pas en arrière pour reprendre mon bonnet, je perds 2 place, et me relance à l’eau. Au passage, un bénévole nous indiquant notre classement, et c’est avec surprise mais bonheur que j’entends « 18, 19 » à mon passage.

De retour dans l’eau, je rejoins assez facilement les pieds que j’avais perdu à cause de mon problème de lunettes, et dans l’euphorie, je me tate à le doubler et essayer de remonter, d’autant plus qu’il m’a l’air de dévier un peu sur la droite. Mais l’expérience d’une course passée où j’avais tenté la chose, et qui s’était soldé par un terrible échec, me refroidit. Je reste donc sagement dans les pieds.

Ce sera la bonne stratégie. Un autre nageur a tenté le dépassement, et je l’ai vu se débattre à quelques mètres de moi pendant 750m, pendant que j’étais sagement à l’abri. Je sors donc de l’eau 20ème en 27min à peu près, en me disant que voilà une bonne chose de faite. Je me suis pas aussi bien senti sur la nat que sur mes 2 derniers tris, où j’avais vraiment pris du plaisir, mais je fais un peu mieux au classement (allez savoir !). Le parc à vélo est très étroit, et je suis content d’étre sorti avant le paquet, car après ca va frotter pour pouvoir passer. La transition n’est pas trop mauvaise, meme si j’ai encore un peu de mal pour clipser les shoes.

 

Au programme du vélo, 41km de bosses, sur 2 tours :

3km de montée au début, avec quelques petits passages à 9-10%, suivi de 2km de faux plat puis une longue descente de 10km. Ensuite une grosse remontée de 5km à 5%, et on enchaine le 2ème tour.

Dès les premiers hectomètres en vélo, je me sens bien, il y a du monde devant, et je reviens bien sur eux. Je monte bien, j’en double 4 ou 5 dans les premiers km, j’essaye de relancer sur le faux plat, et je me jette dans la descente. Je pense un peu à Jaja : j’ai repéré son dossard 225, mais je n’ai pas pris le temps de regarder si son vélo était encore au parc. J’essaye de ne pas y penser, car je me dis que je réalise un bonne course et qu’il faut me concentrer sur moi. Il me doublera finalement au 12ème, vers la fin de la descente, dans un virage. Je n’ai donc pas vu passer le missile, mais plutôt vu l’accélération sur la relance après le visage. J’étais à 42km/h, et il s’est éloigné bien vite...

La montée se passe également bien, meme si je ne vois plus personne devant. Un mec me passe de manière assez impressionnante sur la montée à 5%, sur son prolongateur. On fait un premier passage en ville, où les spectateurs nous encouragent et plusieurs m’indiquent ma position : 11ème. C’est un peu inespéré mais ca motive. C’est parti pour le deuxième tour. Je me sens toujours bien, mais à l’approche du passage à 9%, je passe en petit plateau, mais tel un Andy Schleck, j’avais croisé la chaine (grand plateau, grand pignon), et au passage sur le petit plateau, ca déraille ! J’essaye de pas paniquer et m’arrete tout de suite. Je remets la chaine, remonte sur le vélo, et repars, mais je zigzague à essayer de clipser les chaussures, et c’est un peu in extrémis que j’arrive à ne pas « caler ». 30sec de perdu dans l’affaire environ.

 

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Je finis la cote, enchaine avec la descente, toujours en forme, mais avec personne en ligne de mire, puis la dernière cote, ou je me fais doubler, mais j’essaye de gérer mon effort en prévision de la CAP. Au final, j’ai quand meme perdu 40sec dans la descente, et 1min dans la dernière montée, par rapport au 1er tout. Ca fait beaucoup, mais je n’ai pas eu l’impression de peiner sur les 10 derniers km, comme j’ai pu sur mes dernières courses.


Arrivée à T2, on m’indique que je suis 12 ou 13ème. Pour une fois, je réussis une très bonne T2. Mes exos de transition la semaine passée ont porté leurs fruits. Je saute aisément du vélo et me retrouve rapidement à enfiler mes chaussures de CAP.

 

 

 

 

 

 

 

Je double 2 personnes dans le parc, et un bénévole m’indique que je suis 11ème, et que le 10ème est tout prêt. Effectivement, il n’a pas l’air très à l’aise, et je le double facilement.


On est au 1er km, je me prépare pour une course assez difficile, en style trail, d’après ce que j’ai vu sur internet. Je peux voir assez loin sur la course, et je n’apercois absolument personne devant. Mentalement, c’est dur de se dire d’accélérer alors qu’il n’y a personne derrière, personne devant.

J’essaye de me motiver en me disant que je peux faire un top 10, et s’il y a un bon coureur derrière, je peux perdre ma place. Du coup je ne regarde pas derrière, à moitié par peur de voir quelqu’un, à moitié par peur de ne voir personne et de ne plus réussir à me motiver.

Les km passent. Il n’y a personne sur le parcours, ni triathlète, ni même bénévole. Le parcours est fléché par de petites flèches rouges, et je me sais piètre navigant, et guère lucide quand je cours. Il me faut me concentrer sur les petites flèches rouges pour ne pas me perdre. Il y a des ravitos tous les 2-3km, et comme il fait chaud, je prends quelques secondes pour réussir à boire plus qu’une gorgée à chaque fois.

Au bout de 25-30 minutes, j’aperçois enfin quelqu’un devant, même 2 personnes. Ca me fait un bien fou. Quelques minutes plus tard, j’en passe un deuxième sur une montée éprouvante. Me voilà 8ème. Et personne devant une nouvelle fois. J’essaye de continuer à accélérer, mais les sensations ne sont pas super. Le trail, c’est pas trop mon truc, et entre la boue et les buches et racines à éviter, et les pentes à dévaler, j’ai peur pour mon pauvre petit corps fragile. J’arrive enfin au sommet, toujours personne devant. Je me dis qu’il reste plus que de la descente et un peu de faux plats.

C’était sans compter sur le sadisme des organisateurs, qui nous avaient réservé une petite surprise, pas du tout signalé sur le parcours diffusé sur internet. 3 fois rien : un premier « coup de cul » de 12-13% sur 300m, sur un chemin plein de roches. J’arrive à le passer en courant, me retrouve sur la route principale, me prépare à tourner à droite sur la route asphaltée car en face, c’est encore un mur, dont on ne voit même pas le bout. Un bénévole me crie dessus et me dit d’aller tout droit. Ah les salauds ! Là c’est trop dur. Je m’étais dit que jamais je ne marcherai sur une course, mais j’ai pas réussi à trouver les ressources. J’ai marché sur les 300-400 mètres de montée à 12-13%, en appuyant mes mais sur mes cuisses. Que c’était dur. Un mec de Poissy est devant moi, encore plus à l’agonie. On s’échange les courtoisies d’usage : « c’est l’enfer ! » ; « Ah les en**lés », et je me remets à courir et le laisse derrière. J’aperçois devant moi à 500m 2 coureurs, mais je n’ai plus les ressources pour tout donner. Je me contente de continuer à mon rythme, et je ne les rattraperai pas, échouant à 30sec du 6ème. Je passe la ligne en levant les bras tellement j’étais content d’avoir terminé cette belle course en bonne position.

 

Mon pote arrive plus tard. Son objectif était double : finir, et ne pas terminer dernier. Objectifs brillamment accomplis, et il passe lui aussi la ligne avec un grand sourire, et moi qui lui crie « ouaiiiiis ! T’es pas dernier !!! ». Oui, je sais, on s’encourage comme on peut.

Et donc, pour la remise des récompenses, je m’étais fait beau, avec mon haut de Nanterre, au cas où ils appellent les 10 premiers, sans vraiment y croire. Quand ils disent qu’ils vont récompenser les 5 premiers, je me dis que j’étais pas loin, et que si j'avais pas déraillé, et avec un peu plus de courage, j’aurai pu récupérer les 2 devant moi et accéder au podium. Mais quand ils appellent le dossard 203 pour la 5ème place "Benjamin Feraud de l’ES Nanterre", je ne demande rien de plus et file sur le podium avec un sourire jusqu’aux oreilles. Je fais signe à mon pote de sortir l’appareil photo pour immortaliser mon premier podium, avec Jalabert qui plus est ! Et voilà, c’est dans la boite. Il faut bien redescendre, avec mon magnifique panier garni. Je manque de peu d’en avoir un 2ème, mais ils n’appellent que les 3 premiers séniors, et je suis 4ème. Tant pis, on va pas trop demander.

 

TMN2011 697


Au final, le plateau était évidemment moins relevé que d’autres courses que j’ai pu faire, ce qui explique que je réussisse à accrocher une 5ème place, mais je pense aussi que les parcours sélectifs me conviennent mieux, en vélo comme à pied. J’espère aussi que j’apprends et l’expérience accumulée me permet de réussir de mieux en mieux mes courses, dans les 3 disciplines, les enchainements, et les transitions.

Malheureusement, l’organisation n’a pas donné les temps intermédiaires, donc je ne peux pas tellement me juger sur la CAP et le vélo par rapport aux autres, mais j’au eu l’impression de faire un vélo très correct (29,5km/h environ), et en CAP, malgré des sensations difficiles, étant donné que j’ai repris beaucoup de temps à des triathlètes bien classés, je pense avoir réussi un très bon temps. J’ai fait 13,7km/h sur ce parcours, ca me parait bien.

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Published by benji-triathlon - dans CR complet
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