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2 mai 2015 6 02 /05 /mai /2015 20:36

La Grosse Claque

J’espérais pourtant, que je pourrai vivre sur mes acquis cette saison. Et puis, j’avais quand même fait une semaine de stage à Calpe en fin mars. Alors il y avait pas de raison, je pensais que les 2 dernières saisons j’avais montré un bon niveau, qui aurait du me permettre de continuer à jouer le haut du classement, même avec moins d’entrainements, et sans réelle planification.

Et puis Paf ! La Grosse Claque ce samedi à Bordeaux. 49ème à plus de 8 minutes du vainqueur sur un sprint. Un gouffre. J’ai même failli me faire prendre un tour en course à pied. Je faisais pas le fier samedi soir. Si je dois trainer ma misère sur toutes les courses que j’ai prévu cet été, ca va pas être aussi sympa qu’espéré d’enchainer les courses et de limiter l’entrainement !

Pour en revenir à la course, c’était donc un sprint, qualificatif D3, donc avec drafting. L’année dernière, mes progrès en natation et ma bonne condition à pied m’avait laissé penser que je pouvais quand même essayer de ne pas être ridicule sur ce type de format. Mais la réalité m’a rattrapé !

Je savais que ce serait difficile dans l’eau, que ça allait partir très vite et que j’allais avoir du mal à garder le rythme. Comme prévu, j’ai eu du mal, ya eu de la baston, et je n’ai pas réussi à bien nager, ni à nager droit. Je n’arrêtais pas de dévier sur la gauche.

En sortant de l’eau, j’aperçois un gars de la Tribu juste devant, c’est Bruno. J’espérais sortir devant lui, mais je savais que ce serait dur. Je me sens pas bien, j’ai des vertiges, et je dévie méchamment à gauche. Je m’arrête quelques secondes pour essayer de recouvrer mes esprits. Ça va mieux et je repars. A la transition, je me sais mauvais, j’encourage Bruno et lui dit de ne pas m’attendre. Olivier, le 3ème larron de l’équipe, arrive juste derrière. C’est dommage, à quelques secondes près, on pouvait faire une course à 3 !

Je galère un peu à mettre mon dossard, je mets mes chaussures et j’y vais. Transition pourrie, je sors 41 secondes derrière Bruno alors que j’avais 10 mètres de retard à la sortie de l’eau ! Comme quoi les transitions !

Je sors 62ème de la transition (Bruno sort 50ème). Il y avait 2 vagues de départ sur cette course. La 1ère course était pour les garçons voulant classer leur club pour la D3 (clubs d’Aquitaine seulement donc), et le 2ème départ pour tous les autres. Le classement final intégrant les 2 courses, je ne fais pas le distinguo entre les 2 vagues, et les classements sont à comprendre 2 vagues comprises.

Je perds quand même 3m15 (T1 incluse) sur le 1er ! Bon, si on prend en compte ma transition pourrie, ce serait 2m30 dans l’eau environ, c’est quand même beaucoup, il aurait fallu limiter à 1m30 pour pouvoir espérer quelque chose de correct.

Je suis bien motivé sur le vélo, mais il pleut, la chaussée est détrempée, et je n’ai pas l’intention de prendre des risques. Alors déjà que je ne suis pas très bon en manœuvre en vélo, mais avec de la pluie et la peur au ventre, autant dire que je n’allais pas vite dans les virages ! Et pourtant des virages il y en avait ! Beaucoup !

Au départ je ne cherche pas à prendre les roues, j’appuie fort pour essayer de reprendre les gars devant. Au bout d’une ou 2 minutes, un gars me double à vive allure sur la seule « difficulté » du parcours, un passage de pont. Je prends sa roue, je reste derrière et derrière je suis vraiment tranquille. Je décide de passer un relais pour « donner envie » au gars de continuer son effort, surtout que l’on revient doucement sur 2 bons paquets devant. 2 autres gars se sont joints à nous, ca commence à avoir de la gueule. Mais là, les virages commencent et je décroche à chaque fois. Je fais l’effort pour recoller à chaque sortie de virage mais ils s’enchainent et je garde une vingtaine de mètres de retard et je commence à être dans le rouge. Commence une ligne droite où j’ai une chance de recoller mais ca roule fort devant, et je ne grapille presque rien, et là ca commence à devenir vraiment dur.

Dans le groupe devant, tout d’un coup, je vois un maillot jaune de la Tribu faire un roulé-boulé impressionnant. C’est un cadet de la Tribu qui s’est fait une belle frayeur. Il se relève de suite, je me dis que du coup ce ne doit pas être trop grave et je continue. Heureusement, je croise une moto arbitre juste après et j’essaye de leur indiquer qu’il y a eu une chute juste derrière. Mais déjà le groupe devant s’éloigne, je suis asphyxié, et je me remets à un rythme que je peux soutenir plus qu’une ou 2 minutes. Je ne le reverrai pas. C’est dommage. Je rentre en mode contre-la-montre. Au demi-tour, je vois bien que devant ca s’éloigne et derrière il n’y a pas grand monde. Un groupe pointe à 30-40s avec Olivier dedans. J’hésite à attendre mais je me dis que même si je l’attends, je risque de sauter de ce groupe aussi si je prends les mêmes virages pourris. Je me dis que je vais devoir rouler seul et continue comme ca.

Je vois le 5ème coureur de la Tribu, Benjamin, avec un souci mécanique ! C’est dommage, il était sorti bien devant nous en natation et aurait permis de bien classer l’équipe.

Au fur et à mesure des km et des demi-tours, je vois que le groupe d’Olivier se rapproche, jusqu’à me reprendre à 2-3km du but. Ca roule n’importe comment, on se retrouve à un moment à 2 avec Olivier avec 10-15m d’avance et j’essaye d’encourager Olivier à continuer l’effort, mais derrière ca revient tranquillement. Puis tout d’un coup les 3 gars du SAM attaquent sur le petit pont ! Ah les cons ! J’ai encore à apprendre sur la gestion de l’effort en drafting. Faut rester planqué et attaquer au bon moment ! Bon là en l’occurrence ca sert pas à grand-chose, juste à prendre quelques secondes d’avance avant T2. Mais je les laisse pas partir et reste dans la roue, puis finalement le groupe revient aussi et on arrive groupé à la transition. Le gars devant moi perd sa chaussure à la transition, un arbitre va sur la route pour la ramasser et du coup je dois m’arrêter net. Ça m’énerve un peu, le gars aurait dû faire demi-tour pour récupérer sa chaussure normalement, et au final c’est moi qui perd du temps. Bon, c’est sur c’est pas là où j’ai perdu la course.

J’apprendrai que Bruno était dans le groupe juste devant quand il y a eu la chute, j’étais à moins de 10s du groupe mais je n’ai pas pu recoller ! Au final je fais un vélo très loin des meilleurs, à la 63ème place et encore 3 minutes de perdues.

Je pose à la 57ème place, à 2m20 et 20 places de Bruno.

A pied, j’ai l’impression de bien courir et de bien gérer mon effort, mais faut croire que la forme n’était pas trop là car au final je ne fais que le 28ème temps… Je gagne péniblement 8 places pour finir 49ème donc. Je cours à environ 16km/h, je pensais pouvoir faire un peu mieux, mais c’est pas si mal.

Je perds environ 1m50 encore sur les meilleurs, et environ une minute sur le top 10.

Notre équipe se classe 7ème, assez loin des 5 premières. Nous avons cru pendant 2 jours avoir notre qualification pour les demi-finales car le speaker nous avait annoncé qualifié. Cela m’avait remonté le moral, mais en fait, seul 5 équipes sont qualifiés, donc on ne sera pas de la partie en demi-finale.

J’irai quand même à Socoa, d’abord pour encourager Nicky qui elle s’est qualifiée avec son équipe de La Tribu 64 féminine, et pour faire la course Open. Apparemment ce sera aussi en drafting, le niveau sera sans doute moins élevé vu que les meilleurs d’Aquitaine seront sur la course D3 l’après-midi. Cela me permettra de revivre un peu une course en drafting, sachant que le parcours vélo sera à priori bien moins technique, et j’espère plus vallonné.

Je pense que cela transpire assez du CR, très déçu de ma course et de mon niveau, mais bon, c’était quand même prévisible.

Quelques jours après la course, la déception laisse peu à peu place à l’envie de se refaire. Pour cette année, la D3 c’est fini, mais j’espère hausser mon niveau en 2016 et réussir de meilleures courses avec l’équipe pour peut-être obtenir une qualification. C’est sûr que ça passera par un entrainement un peu plus suivi !

Ces courses avec drafting sont vraiment spécifiques. Sur le parcours technique de Bordeaux, j’ai eu l’impression que c’était plus ma mauvaise technique que ma force qui m’a limité, et c’était très frustrant. J’essaierai de mieux m’y préparer la saison prochaine.

Place maintenant aux courses sans drafting, avec Mimizan qui se profile dans 3 semaines. Je n’aurai pas les moyens de mes objectifs affichés, mais j’essayerai de prendre du plaisir sur ces courses, et j’espère que sur mon vélo de chrono et sans drafting j’arriverai à mieux tirer parti de la partie vélo. Et surtout qu’il fera beau !

 

le CR de la course ici

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Published by benji-triathlon
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