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18 mai 2014 7 18 /05 /mai /2014 15:00

Mode Survie ON, et un peu de controverse…

 

Le classement officiel/officieux ici…

 

La journée commençait mal : je suivais bêtement le GPS pour me retrouver sur le périphérique parisien, et ensuite louper la sortie car pendant un tunnel où le GPS ne captait plus. Je hais Paris.

Bref, 2h20 plus tard, me voici à Vieilles-Maisons un peu en retard pour la reconnaissance du parcours vélo, mais j’arrive juste quand le groupe de copains part. Je vois que Mathieu, qui habite à 1km de chez moi, est aussi de la partie… On a loupé une bonne occasion de covoiturer tiens !

 

Je me sens un peu fatigué pendant la reco, mais je me dis que ça va passer. Dans l’eau, ça va mieux, mais je me rends compte que j’ai encore mon alliance au doigt à 5min du départ… Heureusement, une gentille accompagnatrice accepte de me la garder le temps de la course.

Je me place une nouvelle fois juste derrière Nico le coach, il a le don de toujours bien savoir où partir. On est sur la plage, et le plus court passage est sans doute à droite, mais il y a foule. On se met 15 mètres à gauche. A la sirène, première surprise, à part Nico, ça ne sprinte pas pour aller dans l’eau et je me retrouve bien placé dès le départ. Bon calcul, les morts de faim sont sans doute tous à droite. Je dois quand même lutter 100-150m pour me détacher mais j’aperçois la 1ère bouée (à 200m environ du départ) devant moi et un gros paquet à droite. Je passe sans encombre à la corde (vous aurez compris, on laisse la bouée sur la gauche, le gros de la troupe est donc à ma droite) et je m’aperçois que je remonte pas mal de concurrents. J’essaye de me caler dans les pieds de quelques personnes sur la longue ligne droite opposée. Après la 2ème bouée, on se retrouve 3 de front, et plutôt que de me laisser déporter, je reste bêtement entre les 2. Pas hyper agréable, on se donne quelques baffes, et arrive la sortie à l’australienne. Je sens que je suis rapide, mais trop rapide. La consigne était de ralentir à l’approche de l’australienne pour faire le point : est-ce que j’accroche ceux devant ou je me laisse tranquilou déporter vers le groupe derrière. Au final, on sort à 3, et je me dis que je vais rester sagement dans le groupe de 3. Je me rends compte à la sortie que je suis déjà dans le dur. Je marche un peu dans l’eau pour essayer de faire baisser les pulses, et laisse partir le 1er du groupe pour me caler dans les pieds du 2ème, qui a l’air de souffrir aussi. Le 1er part à droite, le 2ème va tout droit. Bon calcul, on arrive à la 1ère bouée en même temps. Mais on le perd définitivement sur la ligne droite opposée, et je perds moi-même les pieds du 2ème. Je lutte pendant 300-400m pour recoller à coup de « tant pis j’y vais pas » puis « mais même quand je veux le laisser partir il est encore à 5 mètres, c’est trop bête, j’y vais », et du coup je suis toujours « en prise » et au-dessus de ce que je devrais idéalement donner comme intensité. Je le laisse définitivement partir après la dernière bouée (300m de l’arrivée environ) pour essayer de récupérer. A la sortie de l’eau, je sens tout de suite que je suis à bloc. J’ai du mal à courir, le cardio doit être à bloc, j’ai du mal à enlever ma combi. J’entends « 7ème » et je me dis « cool, je dois être 17ème ». En fait, je suis vraiment 7ème ! Je m’étais pas du tout rendu compte que j’étais si bien placé. Arrivée au parc, je n’ai toujours pas enlevé le haut de ma combi, et je marche sur 20 mètres pour essayer de me calmer et d’enlever la combi. Arrivé à mon emplacement où ma montre m’attend, elle a capté 173bpm (pour 183 max), donc beaucoup trop haut sur un CD, c’est la fréquence cardio la plus haute de toute la course…

Au final, 23m26 avec T1, mais toujours difficile de savoir la distance exacte, donc on est plutôt obligé de regarder comparativement aux autres nageurs. Je sors donc 7ème de l’eau, à 1m25 de la tête, un bon nageur de D2, et à 1min de la 2ème place, et avec 1 min d’avance sur la 11ème place. C’est inespéré, mais ça reflète aussi le fait que j’ai trop donné.

Je ne sais pas si c’est ma nouvelle combi, l’adaptation de technique, la muscu des membres sup, ou une combinaison de tout ça, mais sur les 2 triathlons de métropole, je sors 2 natations de bons niveaux. Espérons que j’arriverai à nager aussi bien, mais plus intelligemment, sur mes courses objectifs !

 

Je croise Nico dans le parc, à son emplacement, qui me dit que je suis dans les 10 à peu près. Je me demande pourquoi il n’est pas parti et me dit qu’il doit avoir une mini-blessure qu’il nous avait caché. En fait, son pneu a explosé à cause de la chaleur et il n’a pas pu partir… Il s’est rattrapé en jouant le coach de luxe pendant la course.

Je monte sur le vélo et enfile tant bien que mal mes chaussures, et me fait doubler par Guillaume B de MSA. Ça devient une habitude !

Mais cette fois-ci, je ne suis pas capable de le reprendre immédiatement, et je le vois s’éloigner petit à petit pendant que j’essaye tant bien que mal de récupérer de mon effort trop important en natation. Je n’arrive pas à sortir la puissance prévue et j’essaye de compenser en me « tassant » sur mon vélo pour essayer d’être le plus aéro possible. Guillaume prend rapidement 150, 200, peut être 300m d’avance, mais nous revenons sur 2 autres coureurs. Le parcours est roulant mais avec un peu de vent qui fait que l’on varie entre 30 et 45 km/h. J’avais comme objectif de tenir 39km/h. On croise Nico qui nous encourage et nous donne les écarts avec le 2ème (je comprends que le 1er est hors de portée). Je n’ai pas de supers sensations mais je reviens sur Guillaume progressivement dans le 2ème tour. Le 1er tour est passé à 39km/h tout pile. Sur une relance (pas mon point fort), je me fais doubler par le gars sur lequel j’étais revenu, et je me laisse endormir 1 ou 2 minutes derrière, ce qui me permet aussi de récupérer, en faisant gaffe de ne pas être trop près, avant de relancer et le doubler.

Le 2ème tour est passé à 39km/h également, mais pendant la course, je pensais avoir perdu 20s par rapport au 1er (en fait, je n’ai pas bippé au même endroit). Je me dis que c’est normal, je suis toujours pas hyper à l’aise, mais j’ai l’impression d’avoir récupéré et j’attaque le 3ème en doublant Guillaume et en essayant d’appuyer un peu plus. Guillaume me redouble un peu plus loin (sur une relance…) et je suis surpris car je pensais avoir fait l’effort pour faire le trou. Nico est toujours là, il nous annonce 5 et 6ème (mais je comprends 10ème). On se redouble encore 1 ou 2 fois avec Guillaume et nous reprenons le 3ème et le 4ème sur la fin de course pour poser nous-mêmes 3 et 4ème. Guillaume me double une dernière fois pendant la phase de décélération et d’enlèvement de chaussures où je ne suis pas très bon, mais je fais une meilleure transition pour sortir du parc 3ème. Il me donnera ensuite quelques conseils de transition pour m'aider lors de mes prochaines courses.

 

Le dernier tour est passé à 39,3km/h, ce qui donne une vitesse un peu supérieure à 39 km/h sur les 3 tours, une fois lancé, et un peu inférieur si on compte la mise en route poussive après T1 et la décélération pas terrible avant T2.

La vitesse en elle-même est satisfaisante, même si sur un parcours plat, j’espérais passer les 40km/h, mais la puissance développée est inférieure à l’objectif. On va dire que c’est tout bon : quand j’arriverai à sortir la puissance objective (et je compte bien y arriver), je gagnerai 1 ou 2 % en vitesse. Et oui, c’est pas grand-chose, mais les secondes sont chères…

Je fais le 5ème temps vélo, mais on voit quand même une grosse différence avec les meilleurs : 4 min sur le 1er ! 3min sur le 2ème (qui nous a dépassé), et 1min, 1m30 sur 3ème et 4ème. Derrière, le trou n’est pas fait : le 15ème temps vélo est à moins d’une minute…

Bon, même si le niveau de la course n’était pas hyper élevé, je suis content d’avoir réussi à faire un bon vélo, malgré la fatigue, malgré la nata trop rapide. Mais je pense que je peux faire encore mieux.

 

Me voilà donc en situation quasi-inconnue : 3ème à la pose du vélo. Je n’ose pas trop y croire et je demande aux passants sur le passage combien sont passés avant moi. On me confirme : 2 sont déjà passé. Je sais que Guillaume ne devrait pas me reprendre à pied, mais je ne connais pas le niveau de ceux qui sont pas loin derrière.

J’entame la CAP pas en super forme : j’ai mal au bide (peut être les pates avalées 1h30 avant le départ…) et je n’ai pas l’impression d’avoir une foulée « aérienne ». Nico essaye de m’encourager, de me replacer techniquement (pousser plus loin avec les mollets !), et me donne les écarts : 1m15 sur le 2ème, il me dit d’aller le chercher, mais dans ma tête, je ne pense pas à autre chose que « faut tenir, t’es en mode survie ». Dès le 1er km, c’est pas bon signe. Au 1er km, je regarde ma montre, un peu angoissé de voir plus de 4min, mais à ma grande surprise (et joie), je suis en 3m51. C’est pas exceptionnel, mais ça reste un bon petit rythme, surtout que je n’avais pas de bonnes sensations. Le mal au bide met du temps à partir, mais au bout de 2km ça va mieux. J’attends avec impatience le ravito. Le parcours est en 2 boucles, ou plutôt 2 A/R sur un revêtement un peu « caillouteux » qui ne rend pas très bien, et en très légers toboggans.

 

Un peu avant le demi-tour, je crois entendre des pas derrière, mais je me demande si ce n’est pas mes propre pas que j’entends. Et non, ça se rapproche, et un gars se porte à ma hauterr. Coup au moral, mais je reste dans ma bulle. De toutes façons, je suis en mode « survie », je ne fais attention qu’à moi. Quand je croise le 2ème, il me paraît loin. Au 1er demi-tour, je me rends compte que le gars qui courrait avec moi a commencé à lâcher prise, il est 30-50m derrière. Le ravito arrive au 3ème km, enfin ! je me verse une bouteille d’eau sur la tête, il fait chaud, essaye d’avaler un peu de coca, mais j’avale à peine une gorgée. Je recroise Nico qui me dit de me bouger, et que derrière ça s’active ! On repasse vers le speaker, qui m’annonce 1m40 derrière le 2ème ! Pfff, je perds du temps, c’est mort, je me dis, et me concentre, sur la 3ème place. Je regardais mes temps au km de temps en temps, et j’oscille entre 3m50 et 3m55. Je recroise Nico qui m’annonce 1m25 derrière le 2ème. Il me dit que je lui reprends pas grand-chose mais m’encourage encore. Cette fois-ci, il y a du monde sur le parcours (ceux sur leur 1er tour), et je ne me souviens plus trop à quoi ressemblait le 2ème, ni le 4ème, et je ne fais pas l’effort d’essayer de les reconnaître au demi-tour. Je crois cependant voir le 2ème et me dit que je me suis rapproché. Mais j’ai toujours peur d’exploser. J’arrive à accélérer un chouilla, mais surtout à ne pas ralentir. J’essaye de calculer à combien il faut que je cours pour que le 4ème ne me reprenne pas.

Finalement, je ne faiblis pas, et je crois voir devant le 2ème, assez loin devant, mais assez près pour le reconnaître (100 mètres ?), le 2ème. Nico est encore là, et me dit d’aller le chercher, qu’il est cuit, il me contraint presque à accélérer. Moi j’en peux plus, ça fait 10km que je me dis que je suis en mode survie et je suis juste content d’être 3ème. Mais je sais (et plus important Nico le sait aussi…) que souvent je n’arrive pas à tout donner sur la fin et que je regrette en me disant qu’il me restait de l’énergie. Il me dit (il ne crie pas pour pas prévenir le 2ème…) « pas de regrets ! ». J’arrive enfin à me bouger et j’allonge. Je passe à 20km/h, je ne sais pas trop comment, à 300m de la ligne, et j’arrive à tenir (d’après Garmin) 19,5km/h sur les 300 derniers mètres.

 

Il est juste là devant, ça va le faire. Je le passe à 20km/h, il n’essaye pas d’accrocher. C’est bon, l’arrivée va être juste là, juste là…. Juste là, bordel ! Elle est où ? je me retrouve au parc à vélo, sous l’arche de départ vélo, je regarde autour : Et merde, je me suis trompé de parcours !

Je suis épuisé, tendu, perdu, j’essaye de demander (enfin, je gueule un peu dessus, excusez-moi les mecs…) où se trouve cette pu.... d’arrivée ! Ils me redirigent à travers le parc à vélo et me disent de passer par-dessus la barrière. Ouhhhh, pas une super idée ça, je sens le truc casse gueule ! Ils m’aident à passer au-dessus, je perds presque l’équilibre, et je crampe des 2 ischios en même temps ! Je crie et me dirige clopin-clopant vers la ligne d’arrivée, en sens inverse… Entre-temps, j’ai entendu que le 2ème était déjà arrivé, lui aussi à l’envers, lui aussi s’était trompé.

Je suis dégouté à l’arrivée, et ne suis pas hyper fair play avec l’orga en leur faisant comprendre que je suis vraiment pas content et déçu, mais c’est tout d’abord à moi de repérer le parcours et de ne pas me tromper.Une nouvelle fois mes excuses...

On s’est trompé juste avant le sprint. Le 2ème a tourné à droite, comme pour refaire un tour, alors qu’il fallait aller tout droit. Et moi je l’ai suivi, en plein sprint. Il s’est rendu compte de son erreur avant moi, une fois que j'étais devant et est allé à la ligne avant moi. Il y avait apparemment des indications pour aller tout droit, mais nous ne les avons pas vu…

Les arbitres décident de ne pas nous déclasser (ils auraient pu) et nous classent 2ème pour lui et 3ème pour moi. Difficile de dire si je l’aurai passé avant la ligne si nous avions pris la bonne direction.

Nico me dit que c’est certain, moi je préfère ne pas être aussi affirmatif, mais je pense qu’effectivement je l’ai repris un peu après l’embranchement raté, et il restait 30-40m de l’embranchement à l’arrivée. A la différence de rythme que l’on avait, et comme je n’ai pas l’impression qu’il aurait lutté, je pense que j’aurai arraché cette 2ème place.

Du coup, au lieu de finir sur un gros coup d’adrénaline et de laisser exploser ma joie au passage de la ligne, je finis dans la confusion, énervé, frustré.

Je sers la main du 2ème, il n’a pas l’air de vouloir discuter sa 2ème place, et je décide de ne pas me battre pour être classé 2ème, malgré les demandes de Nico. Au final, ça ne change pas grand-chose ce que dit le classement officiel.

Le classement officiel me donne donc 3ème, à 30 secondes du 2ème… Et oui, j’ai perdu beaucoup de temps à trouver l’arrivée. Au final, j’ai réussi à pas mal creuser l’écart avec le 4ème (à 1min officiellement). En analysant le fichier Garmin, je pense avoir perdu 1m06 dans l’affaire, mais il est difficile d’être précis, c’est sans doute juste à +/- 15 secondes.

Je finis donc avec le 2ème temps CAP officiel (mais le 1er officieux), en environ 37min36 pour 9,99 km Garmin (9,89 réel), soit un 10km réel en 38min, soit 3m48/km.

C’est au-dessus de ce que j’espérais (37min voire 37min30), mais ça reste un bon temps, sur un revêtement avec un rendement pas terrible, et des sensations pas terribles non plus, et tout de même le meilleur temps CAP avec un peu de marge (30s sur le 2ème temps CAP qui finit 4ème, 1min sur le 3ème, 2min sur le 6ème).

 

C’était une belle journée, il a fait beau, il a fait chaud, le parcours était sympa, les organisateurs sympas et la course au top (hormis le dernier embranchement bien sur :-), j’ai fait une belle perf, les copains aussi (3 dans le top 10 pour l’équipe de Nick), j’ai souffert, mais j’ai appris : ne pas partir trop vite en natation, mais j’ai réussi à tenir après !

Place maintenant à un peu de récup pour repartir plein d’énergie pour les objectifs de cet été : Cublize et Zurich

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Published by benji-triathlon - dans CR complet
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commentaires

lionel lucchini 20/05/2014 15:17

bonjour,

je travail pour le site de l'esn (esnanterre.com), est ce que je peux basculer les infos de ton site avec lien vers celui ci ainsi que la page section esn triathlon et lien vers votre site
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sportivement lionel lucchini