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2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 10:00

Course réussie; mais sentiments mitigés...

Une semaine après l’arrivée de ma fille, j’avais prévu le S de Lauragais, à 2h de chez moi. Comme tout se passe bien à la maison, et que mes parents sont là pour aider Nicky, j’ai le droit de m’éclipser en début de journée pour aller m’amuser en triathlon.

J’essaye de prendre cette course juste pour le plaisir, sans objectif, mais forcément, je sais que ces petits triathlon départementaux sont souvent à portée de victoire ou de podium. La veille, à la vue de la start-list, je ne reconnais qu’un nom capable de me battre, Nicolas de Toulouse Triathlon Metropole. Il m’avait déjà mis une belle rouste à Mimizan il y a 2 ans. Cette année, j’ai un meilleur niveau, et je me dis que sur un bon jour, j’ai peut-être une chance de l’accrocher, mais cela me parait quand même très compliqué.

L’échauffement vélo se fait sous une fine pluie, mais j’y suis habitué dorénavant ! Le parcours est pas mal sélectif, un aller-retour avec des petites cotes au début, puis des sections roulantes, et au retour le contraire donc. Assez similaire à Sames du coup, un parcours qui semble me convenir, moi qui suis assez polyvalent rouleur grimpeur (à défaut de descendeur…).

Le départ se fait en 3 vagues : les femmes en premier, 10min plus tard, les mecs licenciés, et encore derrière les mecs non licenciés. Je me place bien sur la ligne de départ, mais c’est chaotique. On nous demande de nous mettre derrière une rubalise, mais certains la repoussent à la main, du coup la ligne est pas très nette. Moi-même, je tiens la rubalise par-dessus la tête. Le départ tarde à être donné et ça s’énerve. Je crois que les organisateurs attendaient quelqu’un pour donner le départ et ça a été très nerveux. Finalement on nous lâche, environ 11m40 derrière les filles, donc effectivement on a pris du retard. Pas bien grave, au contraire, ca nous donne un peu plus de temps pour les doubler. Je pars pas mal, et j’arrive à rester avec un gars en combi orange qui me paraissait bon nageur à l’échauffement, et qui donne une bonne impression pendant la course également. A la première bouée, je sais pas ce qui se passe, mais soit j’ai un coup de moins bien, soit c’est lui qui accélère, ou soit je ne suis pas attentif, mais il part devant et je n’arrive pas à le suivre. Je m’affole pas et reste dans mon groupe, mais j’ai l’impression que devant, il y a du monde. A 300-400m de la fin, j’ai l’impression d’avoir encore de la marge, et je décide de prendre la tête et d’accélérer. C’est sympa, j’ai personne devant, j’ai le gars en combi orange loin devant en point de mire, et j’ai l’impression de recoller un peu.

Je sors de l’eau et on m’annonce 6-7ème. Je suis très surpris, je pensais être plus loin, mais très content. Je pense avoir pas mal nagé, mais j’aurai du suivre le gars en orange ! Au classement, je suis 11ème, mais 3 filles ont nagé mieux que moi (!) et un non-licencié également. Dans ma vague j’étais bien 7ème donc. Je suis à 1m20 du 1er, Nicolas de Toulouse Triathlon Metropole. C’est pas énorme, mais je sais qu’il est très fort en vélo, ya qu’en CAP où je peux espérer lui reprendre du temps. Bon, en sortant de l’eau, je n’ai aucune idée des écarts bien sûr. Je reviens assez vite sur 2-3 gars devant, mais un autre me reprend. Je me rends compte qu’il coince un peu dans les montées mais qu’il envoie en descente et sur le plat. C’est un gars avec un gabarit impressionnant, et je me dis que c’est la bonne roue à suivre (j’ai pas dit à sucer !). On se retrouve 4 et 5ème assez vite, et je reste derrière à distance respectable (environ 10m), mais j’arrive à suivre en appuyant fort. On croise les premières concurrentes qui reviennent, mais au début je crois que c’est des mecs et je me dis qu’ils ont une avance très importante. Puis enfin j’aperçois le Nicolas et je vois qu’on n’est pas loin, environ 1m30 derrière. Je pensais avoir perdu près de 2min dans l’eau, donc à ce moment je pense lui avoir repris du temps en vélo, mais en fait ce n’est pas le cas. Après le demi-tour, on double les 2ème et 3ème et on continue sur un bon rythme. Je remonte le loustic devant dès que ca monte un peu, à tel point que par moments j’arrête de pédaler en montée pour ne pas le dépasser. Mais pourquoi ne pas le dépasser vous me direz ? C’était pas évident car si je me rapproche trop près de lui (dans la zone de drafting), la règle stipule que je dois le doubler, je peux pas me rapprocher et ensuite le laisser reprendre le large. Comme à chaque fois je revenais à la fin de la montée, il aurait fallu que je fournisse un gros effort pour le doubler. Effort inutile car au final il m’aurait quand même redoubler sur le plat. Et je pense que même à 10m, je bénéficiais de l’effet d’aspiration, minime certes, mais qui comble la faible différence de niveau entre nous deux.

Cette course m’a d’ailleurs fait réfléchir au drafting. Là, le gars est sorti 12s derrière moi de T1, et il me reprend au bout de 3-4km. Pourtant, sur les 15-16 derniers km, j’arrive à le suivre. Pourtant, je n’ai pas drafté. Je me dis que finalement, sur les autres courses où je doublais des gars et j’étais énervé de les voir derrière moi à T2 (surtout à Castres), il se peut très bien qu’ils aient fait comme moi, ils se sont accrochés au mental et en bénéficiant d’une aide minime à 10m, sans tricher.

Sur le retour donc, le gars me reprend du temps à chaque descente et j’arrive à recoller à chaque montée. Je ne le double qu’une fois, quand il s’arrête de pédaler suite à je ne sais quel problème (ou pour voir si j’allais passer ou rester planquer derrière ?). Il me repasse ensuite bien vite.

On arrive à T2 à peu près ensemble, et le speaker nous annonce 2ème et 3ème mais dit que le 1er a fait le trou. Ca me met un petit coup au moral mais j’essaye de rester motivé. Dès le début, je vois que mon compagnon de vélo ne pourra pas me suivre en course à pied, et que la 2ème place a l’air assuré.

Je fais finalement 3ème temps vélo, à seulement 10s de Nicolas et 21s du gars devant moi. Un bon vélo je pense donc, même si en terme de watts, c’était pas monstrueux non plus.

La course à pied se passera « bizarrement ». J’ai eu beaucoup de mal à me rentrer dedans. J’arrivais pas à me dire que je pouvais aller chercher le premier, et je redoutais presque de le voir au bout d’une des lignes droites en me disant « il va falloir que j’aille le chercher ! ». Bref, une course à pied correcte selon moi (j’avais oublié ma montre sur le vélo, donc pas de données), mais j’ai le sentiment de n’avoir pas tout donné.

Je termine donc 2ème après avoir sprinté, pour le fun, avec la 2ème féminine, Nicolas et la première féminine arrivant main dans la main 28 secondes devant. Pas si loin donc, mais Nicolas l’a attendu dans le dernier km pour arriver ensemble. Probable qu’il a perdu autour des 30s dans l’histoire. Donc j’étais proche et loin en même temps !

Je fais le meilleur temps CAP, avec 37s d’avance sur le deuxième, et 1m04 sur le Nicolas.

Sentiment mitigé sur cette course. Je n’ai pas pris énormément de plaisir, j’ai toujours eu la pression du résultat, malgré le fait que j’ai essayé de m’en détacher, et la CAP n’a pas été plaisante, je me suis battu avec mon mental toute la course.

Très content d’avoir accroché le podium bien entendu, mais c’était au final le minimum que j’espérais. Difficile de partir sur une course avec la pression de faire premier ou deuxième, même si le niveau n’est pas énorme.

Je suis également content d’avoir une nouvelle fois signé le meilleur chrono en CAP. Depuis Mimizan, j’ai toujours signé le meilleur chrono (Carca, Sames, Baudreix, Lauragais).

Je pense que je dois commencer à saturer et la coupure va faire du bien.

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Published by benji-triathlon
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