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1 mai 2016 7 01 /05 /mai /2016 10:00

Un vrai S&M !

Désolé, pas de photos, ni de classement, pas le temps, "juste" le CR de 4 pages !

Prélude

Ce WE avait lieu les triathlons de St Pée sur Nivelle.

Au programme pour moi : reconnaissance le samedi, S le dimanche matin, qualificatif D3, et M l’après-midi, avec ce qu’il me reste de force.

Beaucoup d’ambitions pour moi sur le S. C’était le 1er triathlon de la saison mais j’espérais y briller et confirmer tout le travail à l’entrainement cet hiver et ce printemps.

L’objectif était un top 10. Pas hyper ambitieux vous allez me dire ! Oui mais bon, c’est qualificatif D3, et il devrait y avoir du beau monde. Rien que sur Bergerac, je compte 2 gars qui vont finir sur devant moi, et sans doute 3. Il y a ensuite les Girondins, qui alignent une équipe forte, et Blanquefort, avec leur 4 jeunes qui carburent. Plus tous les autres clubs aquitains bien sur, et tous les autres !

Le plan de bataille était de sortir dans les 30 de l’eau (je prévoyais un gros niveau), réussir à rattraper pas mal de monde en vélo et poser dans les 15, pour aller gratter encore quelques places en CAP et finir dans les 10.

Je suis confiant, et lors de la reco, j’ai pu voir que le vélo était loin d’être plat. Moi j’aime bien les faux plats montants où je peux rester en position CLM et vraiment appuyer. Sur les montées plus sèches, je suis moins à mon aise, et sur les descentes non plus. Là il y a un peu de tout.

Acte I: le S

Après un bon echauf, je me place sur la ligne de départ dans l’eau, qui n’est pas vraiment délimité. Un bateau nous indique de nous reculer jusqu’au ponton. Je le fais, mais je vois qu’une partie du peloton reste 30m en avant environ et ne bouge pas. On attend, on attend, puis je me rends compte que l’orga (ou les arbitres, je ne sais pas qui donne le départ) va abdiquer et donner le départ ! je commence à rejoindre la ligne 30m devant mais le départ est donné quand je suis encore à 15mètres. P…. quelle honte ! Sans déconner, ça m’a mis la rage. 15mètres, c’est pas grand-chose, mais quand il s’agit de se placer et d’attraper les bons pieds, ca peut jouer. Surtout pour moi qui ne suis pas hyper bon nageur, faut que je trouve le bon pack et que je le lâche pas !

Au final, je nage un peu de mon côté et essayer de recoller au côté du pack. Mais jusqu’à la 1ère bouée, je suis globalement seul. Je n’ai plus trop de souvenir, mais j’ai eu l’impression de bien nager, de bien passer les bouées, et sur le retour de nager dans un petit pack où j’étais à peu près au milieu. J’avais quand même l’impression d’être loin au classement.

A la sortie de l’eau, je n’ai personne pour m’indiquer mon classement. J’essaye de faire une T2 expresse, mais une nouvelle fois je n’ai pas été bon… Déjà j’oublie de mettre mon dossard… Je l’avais mis sur mes prolongateurs, du coup j’ai le vélo d’une main, le dossard de l’eau et j’essaye de l’enfiler… Bon, j’y arrive tant bien que mal, quelques secondes de perdues. Puis j’hésite sur la direction à prendre pour sortir du parc. Pourtant j’avais bien demandé aux arbitres, il fallait monter après avoir pris le vélo. Et moi je descends. Je croise un arbitre qui dit rien, puis arrivé en bas, un autre arbitre engueule son collègue et me dit de remonter. Et 15s de perdu ! J’ai été mauvais car j’avais demandé aux arbitres avant la course (car briefing inexistant…). Puis je saute (enfin je monte) sur mon vélo, j’essaye de mettre mes pieds dans les chaussures directes, mais j’appuie pas assez fort, je rippe, je dois m’arrêter et relancer pour enfin réussir à partir… Et encore du temps de perdu ! C’est pas brillant tout ca. Même si on n’est pas en course avec drafting où cela aurait été catastrophique pour accrocher un pack, c’est quand même du temps gratos de perdu !

Au final je fais 32ème temps nata + T1, à 2m18 de la tête tout de même. J’espérais top 30 comme je le disais, et moins de 2min de perdu sur la tête de course (et je rêvais moins de 1m30). Avec le temps perdu en T2, ca donne à peu près ca en nata pure. Il y avait sans doute un peu plus de 750m, donc niveau nata c’est plutôt satisfaisant, je dois être à 1m45 des meilleurs environ (20s pour T2, 10s pour départ). Niveau T2, par contre, c’est très mauvais. Ca fait longtemps que je dis que je vais m’entrainer, mais là je vais vraiment le faire.

En vélo, on commence par un 1er A/R, ce qui me permet de voir les écarts. J’en profite pour voir que c’est pas mal groupé, y compris autour de moi ! Je prends une ou 2 min pour reprendre mes esprits et souffler, puis je passe à l’attaque pour ne pas rester engluer dans le groupe. Je passe en tête du groupe juste avant le round point de demi-tour, et je vois que j’ai déjà plus de 2m30 de retard sur la tête. Ça colle avec les 2m18 à T2, si les gars ont appuyé dès la sortie du parc. Un peu dégouté, car comme je le disais j’espérais moins de 2m, et surtout j’ai l’impression qu’il y a beaucoup de monde devant.

Je me remets dans ma bulle et ma position aéro et j’appuie fort. C’est un long faux plat montant et je reste en position aéro tout du long, et reprend un bon groupe qui draftouille gentiment, certains franchement, d’autres moins. Je les passe tout de suite et vise un groupe de 3 devant. Je reviens à quelques secondes d’eux au moment de tourner dans la deuxième partie du parcours : une dizaine de km dans les coteaux, avec des montées bien franches, quelques descentes un peu techniques, bref, du Pays Basque ! Et là, à ma surprise, et un peu mon désarroi, je n’arrive pas à revenir sur le groupe de 3 devant. Ils resteront à plus ou moins 100m devant toute cette partie. Enfin on retrouve des lignes droites et un nouveau faux plat montant où j’espère les reprendre, mais j’ai pris un peu de retard, et au moment de passer petit plateau je déraille ! J’arrive à remettre la chaine grâce au dérailleur sans descendre du vélo, mais je perds 7-8s dans l’opération (décélération et re-accélération comprise). En haut de la bosse j’ai repris un peu de temps, mais le groupe de 3 qui est devenu 2+1 car l’un a laché pendant la montée est encore devant. Je me dis qu’avec mon vélo de chrono et ma roue pleine je vais les reprendre dans la descente, mais finalement je n’arrive pas à reprendre grand-chose et je reprends juste celui qui avait laché en arrivant à T2.

Je pose 16ème, mais je me crois bien plus loin au classement. Entre-temps le départ du XS a été donné et c’est le joyeux bordel pour savoir à quelle place on est car ceux du XS rentre au par en même temps.

Je fais une T2 pas trop mauvaise, mais je lutte un peu pour mettre mes chaussures à cause des pieds un peu engourdis par le froid. Car oui, il faisait froid, mais grâce au soleil, ça passait. J’ai tout fait en trifonction et ça passait. La veille, il a beaucoup venté, et j’ai hésité à prendre la roue pleine, mais je jour même, il n’y avait plus de vent (le matin du moins). Pour la roue avant, le problème ne s’est pas posé car j’avais oublié ma jante de 80mm à la maison. J’avais pris la 60mm, donc pas grand-chose de perdu me direz-vous, et un peu moins lourde pour les montées !

Je fais 15ème temps vélo à 1m30 des meilleurs. 15ème temps, c’est clairement une grosse déception, j’espérais reprendre du temps dans cet exo sur les places 5-15, et c’est le contraire qui se produit, je reperds du temps sur les meilleurs nageurs, et ils posent le vélo trop loin devant moi pour espérer les revoir en CAP. Après, 1m30 sur 20km vallonné sur les meilleurs, c’est pas non plus dégueu, surtout que le niveau était plutôt bon, avec des gars qui me mettaient une mine il y a quelques années. Après, il paraît qu’il y a eu beaucoup de drafting aux alentours des places 3-10 sur le vélo. Certaines personnes me l’ont rapporté, d’autres ont apprises après la course que c’était sans drafting et étaient surpris (ca veut tout dire…), et d’autres encore m’ont rapporté des propos des drafteurs qui ont dit qu’effectivement il y en avait eu. Moi ça me fout les boules car pour moi c’était une course test et j’aurais aimé me comparer à armes égales, mais bon. Après, la plupart sont habitués à faire des courses avec drafting, et tant qu’on ne les punit pas, ya pas de raisons de pas le faire, si le but est de finir avec le meilleur classement possible. Le drafting n’est pas un sacro-saint péché. C’est une règle ; quand elle est enfreinte, normalement ya une pénalité. Donc les gars prennent le risque, et tant qu’ils ne seront pas punis, ils recommenceront. On m’ a également rapporté que l’arbitre, quand on lui a demandé pourquoi il n’a pas mis un carton aux drafteurs, a répondu que « si je commence à en mettre, j’en mets à tout le monde ». Si ces propos sont vrais, c’est triste, car ca voudrait dire que d’un, le drafting est généralisé, et que 2, les arbitres n’ont pas la volonté de le punir. On s’avance donc doucement vers toutes les courses au format S ou M en drafting, et tant pis pour les gars comme moi qui aiment bien faire du CLM mais sur petites distances.

Donc 15ème, je me dis que c’est difficile d’en tirer des leçons. Quoi qu’il en soit, les gars sur qui j’espérais reprendre du temps en vélo ont posé loin devant moi.

Je rentre dans le parc 16ème (mais je ne le sais pas), donc à 1 place de l’objectif fixé.

A pied, je me sens bien, et je me rentre bien dedans. J’avais laissé ma montre sur mon vélo donc j’ai pas de données autre que ceux du chronométreur.

Comme je disais, difficile de savoir à où on en est, car le speaker n’annonce pas grand-chose, les spectateurs ne donnent pas d’indication sur la place, je n’ai aucune idée, et je me pense plus loin au classement que ce que je ne suis. J’essaye de faire le mieux possible, je double du monde, mais je ne sais pas s’ils sont S ou XS. J’apercois un grand gaillard devant et sur un virage ou je le vois de profil, je me dis qu’il court vachement bien ! En fait je me rends compte que je lui reprends un peu de temps, et je me dis que c’est un bon signe. Quelques supporteurs basques m’encouragent également fort, et j’ai l’impression que ça veut dire que j’ai une bonne allure. Mais finalement j’arriverai jamais à le rejoindre.

Je finis la course en me disant que j’ai fait tout ce que j’ai pu, et plutôt content de ma forme, mais déçu de mon classement, car je pense être 15-20ème. Au final je suis 11ème, à une place de l’objectif donc, donc à moitié déçu, mais difficile de faire mieux (sauf T1 bien sur) aujourd’hui je pense.

Avec de savants calculs, je pense avoir couru en environ 3m28/km. Je dois pouvoir faire mieux normalement, mais c’est déjà pas si mal.

Je fais 6ème temps CAP, à 30s du 1er quand même, mais à 15s du 2ème. C’était serré.

interlude

Et grosse cerise sur le gâteau, on a à priori réussi à se qualifier pour la ½ finale D3, en se classent 5ème équipe aquitaine. Je n’osais pas trop en parler comme objectif, tellement on s’était pris une rouste l’année dernière, mais j’y pensais. Les Girondins, Blanquefort et Bergerac sont loin devant, Carbon Blanc devant aussi, et on réussit à battre l’Aviron Bayonnais de quelques places, grâce à l’effort de tous ! Bien content, même si je ne sais pas si on pourra aligner une équipe aussi compétitive à Guéret début juillet.

J’espère que dans 2 semaines à Mimizan, le niveau en natation sera moins dense et que du coup les paquets seront moins importants, même si c’est une épreuve traditionnellement « drafteuse ». Je viserai un podium sur le S, et il faudra que je reprenne du temps sur le vélo !

Après une pause déjeuner, décrassage, et petite sieste (sans réussir à dormir), c’est reparti pour le M. Je n’ai pas d’objectif particulier, mais je me dis que sur un bon jour, je peux rentrer dans les 10. Il y a traditionnellement beaucoup d’espagnols (basques) et en général il y a du niveau. On verra bien.

acte II: le M

En natation, cette fois-ci je ne me fais pas avoir, et je reste devant malgré les injonctions du gars de reculer. Finalement comme pour le S il abandonne et je peux partir sans retard cette fois-ci.

Comme pour le S, je commence un peu tout seul, et je recolle ensuite à un groupe. J’ai une bonne allure, et je prends plaisir dans l’eau. J’arrive même à boucher les trous quand je vois qu’un petit groupe part devant. Bien kiffant d’activer jambes et bras et de voir que ca répond. Au passage de la dernière bouée (3/4 de la course), je ressens une crampe dans le mollet. Assez classique pour moi, et en général ça part aussi vite que ça vient, mais là j’ai du mal à la faire partir, je bas des jambes avec les orteils remontés vers le tibia (pas idéal pour l’hydrodynamisme) et ça passe au bout d’une trentaine de secondes. Sur la dernière ligne droite, je me fais plaisir et remonte mon groupe et essaye de recoller au groupe devant.

Je sors très satisfait de ma nat, j’entends les supports de la Tribu m’encourager, mais Pan ! La grosse crampe à l’ischio ! et Repan ! L’autre ischio ! Je sers les dents, me prends le derrière de la cuisse et essaye d’avancer, mais que c’est dur ! J’arrive à monter la plage mais déjà tout ceux que j’ai doublé sur la dernière ligne droite me passent. Je clampine difficilement jusqu’à mon emplacement, et Pan, Repan ! je suis à l’agonie. Chaque mouvement des jambes pour enlever la combi me recrampe. J’avais jamais connu ça ! Je sers les dents et essaye de pas crier, mais ça sort quand même ! 2 cyclistes qui attendent leur relayeur sont là, me regardent, et au final l’un deux me dit : « désolé on peut pas t’aider », et c’est vrai qu’en triathlon pas droit à l’aide extérieure… Les crampes ne passent pas mais j’arrive à enlever enfin la combi et pouvoir partir, mais j’arrive à peine à marcher. Enfin j’arrive à monter sur le vélo et là les crampes passent ! ouf !

Vraiment un truc de malade, j’avais jamais crampé comme cela. Je sais pas à quoi c’est du : trop de battement de jambes à la fin, la course du matin, pas assez hydraté ? Je sais pas. Je sais pas non plus combien de temps j’ai perdu mais ça a paru très très long. Malheureusement personne ne m’a indiqué mon classement en sortant de l’eau. A la sortie de T2, je suis 41ème à 6min de la tête, mais je pense avoir perdu 2-3min dans l’affaire. La première féminine sort 2min devant moi, et il me semble qu’elle est rentrée dans le parc un peu après moi, donc ça a l’air de coller. Ce ferait que j’aurai perdu environ 4min sur la tête de course (pour un peu plus de 1500m je pense, au vu des chronos), et moins de 2min sur Pierre Gaspariau, un bon triathlète aquitain, ce qui me semble très peu et un peu invraisemblable. Ça m’aurait fait sortir dans les 15 premiers de l’eau. Bon, au final, je sais pas, mais j’ai eu l’impression de très bien nager.

Sur le vélo, comme sur le S, sur les premiers km, c’est le bordel, avec des gars qui me doublent, j’essaye de me mettre à distance, je pédale pas fort, puis au bout de 1-2min, j’appuie pour repasser en tête. J’arrive à passer le groupe et à me caler derrière (à distance bien sûr) un gars, le dossard 251, qui a l’air de bien avancer.

On commence les montées, et on monte bien, on récupère un peu de monde, certains nous dépassent, mais globalement on avance bien. Sur les coups de cul bien pentu, je reperds un peu de temps, et suite à un nouveau déraillage de chaine, je perds le contact avec le 251. Mais je sentais que c’était quand même un peu trop rapide pour moi. Je comprends au bout de 10km qu’on va avoir 2 tours à faire ! Ah oui, il va falloir se coltiner la montée 2 fois ! Bon… A la fin du 1er tour, j’ai droit à des encouragements de la Tribu encore, ça fait du bien !

Mais je me rends compte qu’il faut que je ralentisse si je veux que ca passe. Je ralentis un peu mais garde quand même un bon rythme. Puis vers le 25ème km je me dis que là ça va être bien compliqué. Je commence à avoir la dalle, c’est pas bon, et j’ai rien à manger. Vers le 30ème et les coups de cul raide, c’est plié : je n’ai plus de force. La fringale arrive vraiment vers le 35ème, et là c’est sauve-qui-peut : je sais que la course est terminée : je me dis que je vais rentrer à T2 et abandonner, ça ne servirait à rien de courir, je n’en serai pas capable, j’ai zéro énergie. Puis je me raisonne en me disant qu’il y aura sans doute des supporters de la Tribu, des coéquipiers qui sont encore derrière moi, qui auraient du mal à comprendre que j’abandonne, et que je n’ai jamais abandonné une course de ma vie. Donc je repars tranquillement en CAP en me disant que je vais m’arrêter 5min au 1er ravito : boire du coca, manger, et essayer de courir convenablement derrière.

En vélo, je signe tout de même le 62ème temps (sur 250 environ) et je pose le vélo 51ème, donc pas encore à la rue complet. Par contre je sais que la CAP sera un chemin de croix.

Je suis à 10min des meilleurs en vélo (1h05 contre 1h15), et à 8m40 de Pierre. J’ai vu que je n’avais perdu que 4min sur mon 2ème tour par rapport au 2ème. Donc même en supposant que je fasse le même 2ème tour (je n’y serai pas parvenu même sans la fringale je pense), ça me faisait un vélo en 1h11m30, soit à 6m des meilleurs. Ça fait beaucoup, et je pensais être plus proche que ça. Le 251 fait un vélo en 1h09m, il a dû accélérer !

La course à pied donc, j’attends avec impatience le ravito. Ca y est, il arrive au bout de 1km : « de l’eau ! de l’eau ! » crient les gamins ! Pas de coca ? non. Pas de bouf ? non. Bon ben on va finir complètement livide alors ! Il y a 3 tours pour environ 9km, et sur chaque tour une montée, que j’attends avec impatience car je m’autorise à marcher. Au fur et à mesure des 3 tours d’ailleurs, je commence à marcher de plus en plus tôt et je reprends la course de plus en plus tard. La descente est une bonne galère également. Eu final je réussis à boucler le 1er tour à 12,5km/h, puis après c’est du grand n’importe quoi : 11 km/h le 2ème tour et 10km/h le dernier que j’effectue en mode zombie, où je marche même à un endroit autre que la montée, jusqu’à ce que des supporters basques me poussent à repartir. Sur une des montées, un autre espagnol me crie « no pares, no pares ! » (ne t’arrête pas !). Je le remercie mais je marche quand même ! Je me fais doubler par un gars du club, tout surpris de me voir à cette allure, et je le remercie de m’encourager et l’encourage comme je peux.

Jusqu’au dénouement, je passe enfin la ligne d’arrivée, j’avais presque envie de lever les bras tellement j’étais content de la passer. Je me dirige tout droit vers le ravito. Je bois du coca, mange des bananes, des oranges, et du quatre quart (c’est tout ce qu’il y avait de toutes facons) en me tenant à la table. Une fois la première fournée passée, j’en prends un peu avec moi et m’assoie à l’ombre d’un arbre et j’essaye de récupérer.

C’est simple, je n’ai doublé personne en course à pied. En général, c’est l’inverse ! Je fais le 195ème temps sur 250 en CAP et je finis 89ème au total. L’agonie totale donc.

Et je comprends un peu mieux les terribles explosions sur ironman, que je n’ai personnellement jamais connu, mais desquelles j’ai maintes fois été témoin. Avec rien dans le bide, tu ne peux rien faire !

La bonne nouvelle c’est que j’ai pas crampé à T2 ni en CAP. Normal j’utilisais pas mes muscles vous me direz !

le mot de la fin

A part la nata donc, une course à oublier. Mais je ne desespère pas de réussir à enchainer S+M. Je l’ai déjà fait avec succès 3 fois (Mimizan 2012 +Tri Series Troncais 2013 et 2014) et j’ai pris 2 éclats (Mimizan 2015 et St Pée donc), mais je vais remettre ça à Mimizan dans 2 semaines et je compte bien réussir cette fois !

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Published by benji-triathlon
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