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23 août 2015 7 23 /08 /août /2015 10:00

Une course qui fait mal !

 

Les résultats

 

Je prenais le départ de ma première course à pied de 2015 dimanche dernier. Un peu sur un coup de tête, j’apprends que l’évenement a lieu une semaine avant la course, et je m’inscris 3 jours avant. L’évenement, c’est la Montée de l’Aubisque, 18,6km depuis Laruns jusqu’au col de l’Aubisque, environ 1200m de D+.
En général, sur les triathlons, je ne suis pas très à l’aise sur les cotes, et je marche souvent pour garder de l’énergie pour les parties plates. Mais là il n’y aura que des parties montantes, donc j’appréhende un peu. Mon premier objectif sera de ne pas marcher. Comme 2ème objectif, je me fixe de suivre mon coéquipier Dif qui a fait environ 10ème les 2 années précédentes.
C’est une course assez connue dans la région, et il y a toujours du très gros niveau, donc je sais les 5 premières places inatteignables, mais derrière je sais pas trop. Je me dis que le top é0 doit être jouable et pourquoi pas suivre Dif jusqu’au bout et essayer de rentrer dans les 10.
 
Au départ, la température est idéale, mais on sent que la pluie n’est pas loin. Je rejoins Dif sur la première ligne, il m’annonce vouloir essayer de battre son record de 1h26. Ca me parait chaud mais on verra bien. J’essaye de me dire de pas partir trop vite pour pas exploser…
Pan ! Peine perdue, ca part à bloc, et je suis. Les 2 premiers km plus ou moins plat (comparé à ce qui nous attend) sont fait à 16km/h à peu près et j’arrive au pied de l’Aubisque à 170bpm, c’est mon rythme que je tiens sur un 10km environ, autant dire que là je suis parti beaucoup trop vite.
Comme en cote je n’ai pas de repère de vitesse, j’essaye de gérer aux sensations et au cardi. Je me fixe de ne pas dépasser 169 et essayer de rester autour de 166. Dès les premières rampes, Dif part devant, je ne peux pas le suivre sans me mettre dans le rouge. Tant pis, je ne suis pas aussi bon que lui, je ferai ma course à mon rythme.
J’arrive quand même à garder un bon rythme et je garde en point de mire le groupe de Dif jusqu’au 6ème km environ. Je me fais reprendre par quelques coureurs mais globalement je suis assez esseulé.
J’arrive à ne pas marcher mais dès le 2ème ravito, je fais quelques pas à la marche pour me permettre d’avaler un peu de liquide. Arrivés à Eaux-Bonnes, c’est maintenant que la montée commence vraiment, avec environ 12km à 8% de moyenne. Pourtant je suis déjà assez entamé.
Je continue sur un bon rythme, seul, jusqu’à me faire rattraper par 2 gars qui me permettent de relancer un peu et de revenir sur un autre que j’avais en point de mire depuis longtemps.
Un peu avant Gourette, au niveau des paravalanches, je commence à sentir que ca va être dur. Il reste 4-5km, mais la vitesse va lentement descendre, et les 4 derniers km sont vraiment très durs. Mais pas que pour moi, car je reprends 2 places, dont un gars qui n’a plus la force de courir et qui alterne course et marche.
Je m’arrache sur la fin et finit en 1h33m18. Pendant la course, je calculais mon temps d’arrivée, et j’espérais réussir à passer sous les 1h30, mais les derniers km étaient vraiment trop durs. Je finis à 10km/h environ les derniers km, il m’a manqué de l’énergie et de la force pour moins caler.
Ah, j’oubliais, les conditions se sont pas mal détériorés, on a couru beaucoup sous la pluie, et arrivé en haut, il n’y avait aucune vue, autant dire pas beaucoup de plaisir sur cette montée, autre que le dépassement de soi. On est redescendu bien vite dans un bus chauffé, sans même attendre que tous aient finis la montée. Ca c’était bien cool d’ailleurs, la route était fermée dans les 2 sens pour la montée !
Dif finit 5 minutes devant moi, yavait pas photo, mais j’ai pas dit mon dernier mot, on verra l’année prochaine ! Mais bon, j’ai quand même fini dans un état lamentable, avec des bonnes douleurs aux articulations et des muscles en compote. A voir si je reprendrai le départ l’année prochaine.
 
3 jours plus tard, soleil radieux, et je prenais le vélo cette fois pour aller faire un grand tour de 100km dont la montée de l’Aubisque sur le même parcours. Et ben ce fut une nouvelle fois un calvaire, et j’ai du m’arrêter pour reprendre des forces à 6km de l’arrivée. Sur 3 montées de l’Aubisque en vélo, j’ai du m’arrêter 2 fois sur 3 ! Mais là j’avais pas trop de bouffe ni d’eau, et les 6 derniers km ont été très longs. C’est simple, sur les 4 derniers km, je suis allé moins vite à vélo qu’à pied 3 jours avant. Et pourtant j’étais pas bien à pied, c’est dire dans quel état j’étais en vélo, je n’arrivais pas à tenir 10km/h sur des pentes à 8%...
Et au final sur la montée entière, je dois mettre à peine environ 5min de moins qu’à pied 3 jours avant !
Décidément, cette montée est vraiment difficile pour moi.
En gros, j’ai trop donné je pense sur les 1h30 avant d’arriver au pied de l’Aubisque, et j’ai été un peu (beaucoup) à cours de jus et d’énergie, et plus de bouffe pour m’aider !
La satisfaction de la sortie sera une relative aisance retrouvée sur la descente du Soulor. J’ai acheté des nouveaux patins de freins, à priori meilleurs, et je ne sais pas si c’était grace aux très bonne conditions (sec de chez sec), les nouveaux patins, ou juste dans la tête, mais je me suis senti très à l’aise en descente, je rattrapais les voitures, chose que je ne faisais jamais jusqu’à présent, mais je suis resté bloqué derrière un 4x4 qui n’a pas vraiment fait d’effort pour me laisser passer, et je ne suis pas encore assez chaud bouillant pour réussir à le doubler. La différence de vitesse n’étant pas énorme, je suis resté derrière, et malgré cela, j’ai signé mon meilleur temps de descente du Soulor, améliorant de 40s mon dernier record (16m30 environ). Je suis encore loin des meilleurs bien sur (13min environ), mais ca commence à revenir j’ai l’impression, je suis bien content car en Andorre c’était catastrophique (peut-être à cause des roues carbones). Là j’étais en alu mais avec des roues assez lourdes, je vais peut-être m’acheter des roues alu un peu moins lourdes pour la montagne.
J’ai fini la sortie en vidant tout mon stock d’énergie sur le faux plat descendant jusqu’à Asson, et après l’ai trainé ma misère pour rentrer chez moi les 8 derniers km. Je suis arrivé dans un état lamentable, que je n’avais pas ressenti depuis un très très long moment. Ya pas à dire, sans bouffe, je peux rien faire !
 
Pour la fin de saison, je squeeze les courses prévues en septembre pour diverses raisons (annulation à Anglet et Biscarosse, course complète à St Jean), donc je finirai avec le S de Baudreix où j’avais à cœur de briller, mais avec mon niveau actuel, mes ambitions doivent être revues à la baisse je pense, un top 10 serait déjà bien je pense, j’espère que ca me donnera de la motiv pour rattaquer la saison 2016 pour retrouver mon meilleur niveau !
 

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Published by benji-triathlon
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