8h40 sur le Full de Vitoria !

Publié le par benji-triathlon

J’ai un peu délaissé le blog et les CR de course depuis Lacanau. Non que je fasse plus de courses, pas de souci de ce côté !

Mais dernièrement, j’avais moins l’envie d’écrire, alors, faut que ça reste un plaisir quand même, je me suis pas forcé !

Peut-être que je ferai des CR en retard de mes 3 courses depuis Lacanau, le M de Mimizan (9ème), le M de Sames (2ème), et le L de Revel (2ème derrière Fraysse, tout nouveau champion de France !).

 

Toutes ces courses pour m’emmener vers mon premier objectif principal, le triathlon full distance de Vitoria. Pour ceux qui ont suivi, il est vrai que j’en n’ai pas beaucoup parlé, peu savaient que je m’alignais sur cette course. En début d’année, j’avais plutôt ciblé Challenge Venice, mais j’ai appris en avril qu’il n’y aurait pas de Prize Money (et donc de bonnes chances pour que le niveau ne soit pas très élevé), et j’ai décidé de changer d’objectifs. Vitoria, c’est une course indépendante (pas de label donc, mais ils ont été Challenge quelques années, et ont même organisé les Championnats de Monde il y a quelques années). La course est reconnue pour sa qualité d’organisation et la ferveur des supporters (comme souvent au Pays Basque espagnol !). L’année dernière, les 10 premiers étaient sub-9, il y a plus de 27 000 euros de Prize Money (hommes et femmes confondus), donc le niveau devrait être assez élevé. Pile ce que je recherche, pour avoir le plus de « concurrents directs » pour m’aider à me dépasser !

 

Une alerte au genou en mai-juin m’a fait craindre de devoir mettre un terme à ma saison, mais finalement la douleur est passée (au bout de quelques semaines quand même où j’ai du lever le pied, surtout en CAP), sans que je sache vraiment d’où elle venait. Une dent de sagesse arrachée quelques temps avant que la douleur ne s’estompe marque peut-être un lien de causalité.

 

Cela fait depuis début octobre que je m’entraine, avec une moyenne de 15h/semaine, dont 2 stages. J’en avais prévu un 3ème, mais cette douleur et une fatigue générale m’en a empeché. J’avais jamais autant nagé, pédalé, couru de toute ma vie : 293km/9000km/1590km pour être précis.

L’accent a été mis sur le vélo. Cela faisait quelques années que j’avais l’impression de stagner, mais là, j’ai l’impression d’avoir franchi un gros palier. Les données tant en puissance qu’en vitesse lors des entrainements le laissaient à penser, et les quelques courses effectuées le confirment.

 

Bref, je suis remonté à bloc, hyper motivé pour Vitoria, mais contrairement à mes autres ironman, je reste plus « discret » sur mes objectifs. Avant Zurich, j’avais annoncé clairement mon objectif, que j’avais réussi, à la minute près. Avant le Frenchman, j’avais annoncé viser le sub-9, et j’avais réussi. Mais là, je n’ose pas trop m’afficher. Je suis confiant sur mes capacités, mais j’ai quand même peur de foirer ma course et passer pour un guignol. Et en plus, je ne me suis pas vraiment fixé d’objectifs chiffrés. Mes derniers entrainements me laissaient entrevoir des moyennes tellement élevées, que je me disais que ce n’était pas raisonnable de viser aussi haut, et du coup j’essayais de ne pas m’emballer. Et à posteriori, je dois dire que j’y suis bien arrivé. Je suis parti sur la course avec aucun objectif clair de chrono.

Quant aux objectifs de classement, un mois avant la course, je me disais que top 10 était un bon objectif, et que top 7 serait énorme, car le prize money s’arrête au 7ème. Etant donné le classement de l’année dernière, ça ne me paraissait pas hors de portée (10ème en 9h01, 7ème en 8h51 en 2017).

Puis, la start-list est sortie, on était 58 pro/élite ! Ça se corse ! Je fais quelques recherches sur les partants, et assez vite, je vois que le top 10 va sans doute être bien plus dur que ce que je pensais. Pas de grands grands noms. Connus du « grand public » triathlon qui s’intéresse un peu aux IM, il n’y avait guère que Sergio Marquez et Pedro Gomez, les 2 portugais, que l’on pouvait citer. Mais les espagnols sont très forts, et souvent ils restent chez eux pour courir. Puis quelques étrangers, un croate et un canadien qui ont l’air forts, un autre français que je ne connais pas, bref, ça va être chaud patate.

 

J’arrive vendredi sur le site de la course, et je repère le parcours vélo en voiture. Il y a 2 grosses boucles de 73km et 1 petite de 34. A priori un peu moins quand même, car le total fait plutôt 177 km. Environ 900m de D+ selon openrunner. C’est peu, mais suivant comment ils sont placés, ça peut changer le style de parcours. Là, il y a seulement 3 « vraies » bosses de 2-3min à passer petit plateau, toutes les autres me semblent passables en moins de 30s sans perdre beaucoup de vitesse. Ça devrait être rapide donc.

La veille, j’effectue un dernier test vélo. Au bout de 30min, j’ai l’impression que la roue arrière n’a plus d’amortisseur ! Je m’arrête. Bordel de …, j’ai crevé ! 9 000 km que j’ai pas crevé, et je crève la veille de la course ! Vous me direz, et c'est ce que je me suis dit, mieux vaut là que le lendemain ! Bon, je ne panique pas, j’ai l’impression que c’est crevaison lente car c’est encore un peu gonflé. Je regonfle, j’arrive à rentrer, et le boyau est toujours bien gonflé. Je file au briefing et manger mon bol de pâtes, avant de devoir repartir pour poser le vélo. Je me demande quoi faire, peut être que ce n’était pas une crevaison mais que j’ai perdu de l’air en refermant mal le bitoniau ?

En sortant mon vélo de la voiture, le pneu est à plat. Bon, ya plus à hésiter, on va changer ça au dernier moment alors. Je décide de mettre un Gatorskin « increvable » plutôt que mes Vittoria de courses, même si leur rendement et aérodynamisme est à priori moins bon. La crevaison juste avant la compet’, ça calme, je ne veux pas prendre de risques ! C’est sûr que mettre des Vittoria à Vitoria, mon coach aurait pu enchaîner les jeux de mots pendant au moins 24h, mais tant pis ! Je laisse mon vélo au parc, et dernier coup de stress pour préparer toutes mes affaires, impossible de retrouver mon bidon aéro que j’avais pourtant le matin ! Je fais une dernière visite à l’expo, et gros coup de bol, j’en retrouve un, pas trop cher en plus, et je peux m’endormir un peu plus serein.

 

Le matin de la course, le réveil est matinal, vers 5h, mais avec le départ horaire espagnol (8h45), j’ai déjà connu pire.

Pour une fois, j’ai beaucoup d’avance, je peux vérifier et préparer mon vélo sans stress, passer une dernière fois au WC sans regarder ma montre pour calculer si je vais avoir le temps de m’échauffer.

J’ai le temps de bien m’échauffer, et on voit les concurrents du half se préparer.

Ça va être notre tour. Déjà la meute des groupe d’ages se pressent sur la ligne de départ. C’est ma 2ème course PRO (après Israman), et cette fois, on a le droit à un départ décalé. Le pied ! La ligne de départ est large, on est en vérité 49 partants, et on peut quasi tous partir de front.

On a nos numéros bien visible sur les bonnets, et j’avais repéré quelques numéros de dossards avec qui j’espérais pouvoir nager, et en particulier le double gagnant de Vitoria, Ivan, dossard 1.

Et c’est parti ! Je fais un bon départ, ça bastonne pas trop. J’essaye de ne pas trop m’enflammer sur les premiers 100-200m, pour avoir un peu de réserve quand les groupes vont commencer à se former. J’essaye d’embrayer aux 200m, mais je suis pas au mieux, j’ai du mal à augmenter l’allure. Je nage à coté d’un gars, j’essaye de discerner son numéro de bonnet : pas de doute, c’est le 1 ! C’est bon ça, je suis pile où je voulais être. On est dans un petit groupe, je suis à bon allure, je me dis que cela ne sert à rien de faire le forcing maintenant, j’en garde un peu pour pouvoir passer la bouée en cas de baston ou d’accélération. Le parcours est hyper clair et visible. On doit aller chercher une bouée jaune au loin, virage à 90° à gauche, on continue 100-200m, revirage à 90° à gauche, et on rentre. Et pour bien matérialiser les 2 belles lignes droites de ce triangle allongé, il y a 4 grosses bouées orange pile dans l’axe. Et quand je dis pile dans l’axe, c’est pile dans l’axe ! On peut donc viser les bouées orange sans aucun souci, on voit très bien où on se dirige. Cette boucle à faire 2 fois.

A la première bouée orange, je prends des algues sur la tronche, ça m’empêche presque de respirer. Heureusement, ça ne dure que 50 mètres !

Au virage, je passe bien, j’arrive à me remettre dans le rythme sans souci. 2ème virage passé sans accrocs non plus. Enfin, un petit accroc quand même, je me prends un bon coup dans la mâchoire, je ne me souviens plus trop comment, mais heureusement, je vois que rien n’est cassé ou amoché. Je vois que je suis dans les 3-4 premières positions de mon groupe. Je touche pas mal les pieds du gars de devant, j’essaye de me forcer à moins le toucher, pour ne pas risquer de l’énerver.

A la fin de la première boucle, on commence à reprendre des concurrents du half partis 10min avant nous. C’est un peu la galère, et j’essaye de ne pas perdre mon poisson-pilote. La sortie à l’australienne se profile, et j’essaye d’accélérer un peu pour sortir dans les premiers pour avoir un peu de marge car j’ai peur que les autres sprintent pendant la sortie et que je perde les pieds, car je suis pas hyper à l'aise lors des transition natation/CAP (comme beaucoup de monde vous me direz !)

Je sors 2ème de mon groupe, le speaker annonce le dossard 1 juste derrière moi. C’est assez trippant, de faire la course avec le vainqueur de l’année passée, même si je sais qu’il a construit sa victoire avec un vélo solide et surtout un marathon en 2h45. Le gars devant jette un coup d’œil derrière mais moi je n’ai pas le réflexe, je ne sais pas si on est nombreux donc. Je plonge et me remet dans les jambes. Mais au bout de quelques mètres, le gars se met sur le dos, et arrête un peu de nager. Bon, mon coach m’avait prévenu, cela se fait apparemment en pro, quand on en a marre de tracter tout le monde, on se met sur le dos, et on attend que les autres prennent un relais. Qu’à cela ne tienne, je vais pas me débiner. Je passe et je me retrouve en tête de mon groupe. J’avais vu que devant nous, il n’y avait personne en ligne de mire. Le premier groupe est loin, on ne pourra pas aller le chercher. J’ai un bon rythme mais je fais attention à ne pas me griller. Personne ne prend de relais, et je me dis qu’après le virage à 90°, je laisserai passer à mon tour. En attendant, je "savoure" cette expérience, de mener le pack de chasse des pros sur Ironman ! Mais un peu avant la bouée, on se fait dépasser par un groupe d’âge (parti 2min après nous donc), que l’on reconnait car il a un bonnet de couleur différente. Je me dis que s’il nous a repris 2min en 2500m, ça va être dur de le suivre, mais mes compagnons de route ne posent pas autant de questions et ils prennent l’aspiration. Je fais de même, et le rythme augmente mais reste tenable. Après la 2ème bouée, il ya une bonne accélération, je pense que ça veut essayer de faire exploser le groupe, devant. J’hésite à faire l’effort, mais finalement j’y vais, et j’arrive à recoller. Les 700 derniers mètres, il faudra slalomer entre les derniers du full qui sont encore dans leur 1er tour, c’est pas évident, et du coup, je pense que le groupe se disloque un peu. Moi, je décide de ne pas suivre à tout prix pour ne pas griller trop d’énergie pour 30s.

Je sors de l’eau, plutôt content de moi. C’était difficile mais pas trop, je ne pense pas m’être grillé, et je pense être dans le groupe de chasse, autour de la 10ème position.

Je fais une transition pas mauvaise, et quand je vais chercher mon vélo, je vois qu’il en reste beaucoup chez les pros, et ça me (ré)conforte, je suis pas mal. Le dossard 1 a pris quelques longueurs d’avance mais je suis pas loin.

Au final, natation en 56m42, 14ème temps (sur 49 pro quand même !), 3ème d’un paquet de 8 en 35s (paquet disloqué dans les derniers hectomètres à cause des nombreux dépassements je pense). Les premiers sont en 50min. Je suis un peu moins de 7min derrière donc. Au Frenchman, j’avais également cet écart avec les premiers, mais le niveau était autre je pense. Il y a quand même pas mal de groupes d’age qui ont nagé mieux que moi, mais pas tellement, je n’en dénombre que 5. Et 2 féminines pro (partis 1min après nous). Ce qui fait 21ème temps total, sur 1000 et quelques. Même classement qu’au Frenchman, mais sur quasi 2 fois plus de participants.

Je n’ai pas regardé s’il y avait la distance, mais les chronos ne sont pas stratosphériques, donc je pense qu’on devait pas être loin du compte !

 

Dès le début du vélo, il y a pas mal de monde. Je me mets à l’allure visée, et j’essaye de rester à distance respectable. Je reviens vite sur 2 gars devant, mais j’hésite à les doubler. Mais très vite, ça revient de l’arrière, je n’arrête pas de me faire doubler, et un « train » se forme. Comprendre qu’on est plein de triathlètes à la queue leu leu, à se suivre en essayant de respecter la règle de drafting. Théoriquement, il doit y avoir 12m entre les vélos. J’ai l’impression qu’il y en a moins, et je reste en queue de train, en essayant de garder mes distances. Je pense être à moins de 12 mètres, mais tous ceux devant moi sont encore plus près du concurrent devant. Il y a un arbitre à nos côtés, je regarde s’il réagit, mais il n’a pas l’air. Arghhh, j’aurais préféré qu’il cartonne direct. Là, ça va jouer au chat et à la souris, c’est à celui qui sera plus malin, qui profitera le mieux du drafting sans trop se rapprocher et se faire cartonner ! Et à ce jeu-là, je n’ai pas beaucoup d’expérience. J’essaye de prendre le moins de risque possible, tout en essayant de rester dans le « train ». On doit aussi doubler plein de concurrents du half, le différentiel de vitesse est important. A un moment j’en double un en passant de l’autre côté de la route. Quelques secondes plus tard, l’arbitre se porte à ma hauteur, et j’ai peur qu’il me cartonne pour drafting, mais il ne me donne qu’un avertissement pour avoir roulé de l’autre côté de la chaussée. Je lui fais un « pouce haut » pour lui signifier que j’ai compris et que je ne recommencerais plus ! J’aurais pu me faire disqualifier direct. Ça aurait été ballot, surtout que la route est fermée. Les espagnols ne font pas les choses à moitié. Route fermée dans les 2 sens sur la majorité du parcours, seuls quelques sections larges sont ouverts à contre-sens.

Bref, on continue comme ça un petit peu, mais je vois que je suis un peu au-dessus de ma cible, et je décide de laisser partir le groupe, de peur d’exploser. Je me dis que je vais en rattraper un bon nombre qui vont exploser au fur et à mesure !

Je sens que je vais vite, de toutes manières, les « bosses » passent facile, je suis juste un peu surpris car je trouve que je tourne rapidement les jambes, près de 90rpm, alors que dernièrement j’avais beaucoup travaillé pour faire plutôt du 80rpm.

Les km défilent, et j’arrive à la première heure de course, je jette un petit coup d’œil sur le compteur pour voir ma vitesse sur ce tronçon : 39,4km/h ! C’est ce que mes entrainements et tests me laissaient espérer, mais je n’osais y croire ! Ça me donne plein de confiance. J’ai hâte de finir le premier tour pour voir en combien je le passe.

Avant cela, on a un petit aller-retour de 10min sur une petite route à faire. L’occasion de voir qui est devant et les écarts. Je vois une moto et un triathlète qui revient juste quand je commence le tronçon. Je me dis que cela doit être le premier, et que 10min d’avance, ça ne me surprend pas trop. J’ai hate de voir le groupe que j’ai laissé partir pour voir combien d’avance ils ont. Enfin, non plutôt j’aimerais les croiser le plus tard possible... Je les vois enfin, ils sont 6-7, et je trouve qu’ils sont bien proches les uns des autres ! Je regarde le chrono, j’arrive au demi-tour, j’ai environ 2min de retard. Je me dis que c’est pas si mal du tout, 2min de perdu sur un peu moins d’une heure.

La fin du tour est moins roulante, avec la première vraie bosse du circuit, je suis encore plein de forces, et je continue à bonne allure. Je passe le premier tour en 1h49m30s, soit 39km/h (71,1 km en fait le tour). Je calcule rapidement : si je continue à ce rythme, ça donne 3h39m pour 2 tours, et le dernier tour de 34km est un peu descendant, j’espère le faire en un peu moins d’une heure, soit moins de 4h40 la partie vélo. Comme je disais, je ne m’étais pas fixé de chrono « cible », mais moins de 4h40, même si le parcours ne fait que 177km, ce serait énorme comme progression. Au Frenchman, je faisais 4h48 pour 179km, mais sur un parcours tout plat. A Vitoria, le parcours est certes rapide, mais il n’est pas plat !

Bref, j’en suis là dans mes pensées, quand je me fais doubler par 1, puis, 2, puis 3 concurrents. Au demi-tour, j’avais vu qu’il y avait quelques gars pas trop loin derrière moi, mais je suis surpris de les voir aussi tôt. Cette fois-ci, je décide de suivre. En fait, je commence déjà à me dire que je ne vais pas réussir à tenir les watts. Une nouvelle fois, je rentre dans la difficulté de rouler « en groupe mais pas trop ». Cette fois-ci, je prends plus de risques, et je rentre dans la zone de drafting plusieurs fois en essayant de recoller. Mais pas question de doubler, je n’en ai clairement pas les moyens. Les arbitres sont présents, mais ils font plutôt du « préventif ». Ils restent là et mettent la pression pour qu’on ne s’approche pas trop des roues… Moi je commence à serrer les dents. Je me dis que je vais essayer de rester avec le groupe jusqu’à la bosse de la fin du tour, car là je pense qu’ils vont monter trop vite pour moi. Je suis content à un moment quand un gars lâche devant moi, et je suis capable de faire l’effort pour recoller au train. Mais ça devient du plus en plus dur. Au bout d’une heure du 2ème tour, j’ai 20 watts de moins qu’au premier tour, mais je regarde la vitesse, 39,1 km/h, soit à peine 0,3km/h de moins que le 1er tour. Comme quoi ça aide de rouler en groupe ! A peine 30s de perdu donc sur cette partie. On arrive à la partie en demi-tour, je vois que le groupe devant est toujours là, et a gagné un peu de temps sur moi, mais pas tant que ça, ils doivent avoir aux alentours de 4min d’avance. Mais déjà je commence à piocher sérieusement, et je n’arrive plus à suivre le groupe. Il reste 10km avant la montée, mais je suis obligé de les laisser partir. Je vais finir la boucle seul, mais je sens que je suis dans le dur, et il reste encore plus d’1h30 de vélo, sans compter le marathon derrière. Je serre les dents et essaye de bien rester en position et d’appuyer sur les pédales, mais la puissance chute inéxorablement.

Des 240W de début de course, je suis tombé à 210 sur cette dernière partie, et je sens que je continue à perdre, j’entame cette dernière boucle autour de 190-200W. Des puissances que je tiens tellement facilement à l’entrainement, mais qui me semblent compliquées maintenant !

Heureusement, je n’ai pas trop perdu de temps, et je boucle ce 2ème tour en 1h52m25. 3min de perdu par rapport au 1er tour donc, mais je craignais bien plus. Si je fais le dernier tour en un peu moins d’une heure, je suis encore pas loin des 4h40.

Et je me refais doubler par un groupe. Je suis tout surpris de voir le dossard 1 dans le groupe. Je me dis qu’il a dû tomber ou se faire cartonner. Tant mieux pour moi, ça me fait un allié. Je retrouve également le copain qui avait laché avant moi le dernier groupe, il a réussi à chopper celui-là ! Une nouvelle fois je serre les dents et j’essaye d’accrocher les wagons. Les distances entre les concurrents se resserrent de plus en plus. On sent que tout le monde est à bout et recherchent l’abri salvateur. Les arbitres sont encore là, mais n’appliquent toujours pas de sanction. Soit mon coup d’œil est complètement faux et on était bien à 12m, mais j’en doute ; soit les arbitres n’étaient pas sévères et ne sanctionnaient que le drafting « flagrant ». Moi j’avais l’impression qu’on était à 7-8m, et j’avoue que quand l’arbitre arrivait, j’essayais de remettre quelques mètres en plus. Mais si je m’étais fait cartonner, je n’aurais rien pu dire… Pas évident de se l’avouer d’ailleurs. Jusqu’à présent, je peux dire que sur toutes mes courses, j’avais été hyper clean. Il y a toujours des situations un peu litigieuses bien sûr, lors de dépassements surtout. Mais jamais je n’avais intentionnellement essayé de trouver un abri derrière un concurrent, ou alors à bonne distance, autour de 15m, pour être sûr de mon coup. Là, c’est sûr que la fatigue aidant, le fait de voir mes concurrents le faire également, j’ai « joué » avec la limite, mais clairement j’ai profité de l’aspiration (et de l’émulation, mais ça ce n’est pas interdit). Après, les arbitres étaient quand même présents, donc ce n’était pas non plus « honteux », mais je pense qu’ils auraient dû cartonner. Je n’ai vu aucun carton, mais j’ai vu dans les résultats qu’un pro avait été disqualifié car il ne s’était pas arrêté à la penalty box (donc il avait été cartonné). Il était sorti de l’eau avec moi et avait roulé dans le premier groupe. Ca me rassure car ça montre quand même que les arbitres ne laissaient pas tout passer !

Bref, nous on s’accroche, je suis à 190w, et même quand je ne suis plus dans l’aspiration, mes collègues de galère ne me reprennent pas beaucoup de temps. En gros on est tous à bloc, mais pas très rapide. J’arrive à passer la dernière bosse avec eux, mais je suis à bout. Le prochain tronçon est en faux plat descendant, on roule vite, et ça commence à s’attaquer, ceux un peu plus frais devant doivent en avoir marre qu’on profite de leur travail. Moi je reste derrière, je n’ai pas les moyens de rattraper les fuyards. Mais je vois qu’ils ne s’éloignent pas beaucoup et finalement on les reprend. A un moment, grosse chute devant, je pense à cause de personnes que l’on doublait. Le gars n’est pas à l’agonie par terre, je continue mon chemin. Heureusement, quelques minutes après, je vois une ambulance. J’essaye de leur faire signe qu’il faut aller voir derrière. Ils réagissent, mais je ne sais pas s’ils ont compris, et d’ailleurs je ne sais même pas si le gars s’est arrêté ou est remonté sur le vélo !

On fait une dernière fois le petit aller-retour, mais il y a pas mal de concurrents à doubler, je fais attention, et j’essaye de prévenir quand j’arrive, mais certains n’en ont absolument rien à faire et roulent au milieu voire 2 de front. Ça me saoule un peu, je suis plus très lucide, je me remets sur les cocottes pour pouvoir freiner ou changer de direction si jamais j'ai besoin.

Mais la fin commence à approcher, je me fais lâcher une dernière fois par mon groupe. Pour ceux qui comptent, 3 groupes, 3 fois lâché !

Je rentre à mon rythme, en essayant de ne pas craquer complètement et en gardant une bonne position aéro. Sur cette dernière portion de 8km que je fais seul donc, je ne suis qu’à 180w, sur une portion à peu près plane, mais j’arrive à tenir encore les 36km/h. Décidément, l’aérodynamisme de mon nouveau vélo (et de ma position dessus) me sauve !

 

Ouf, j’en termine avec ce vélo, mais que ce fut compliqué. Dernier tour à 36km/h, 57min pour 34,3km. C’est loin d’être la cata, mais c’est dommage, je laisse un paquet de minutes dans l’histoire quand même. Et surtout de l'énergie.

Je finis les 176,5km (à mon compteur) en 4h38 à ma montre (4h39m17 officiel mais cela prend en compte une partie de T2), soit 38,1 km/h. Plus d’un km/h de mieux qu’au Frenchman donc, mais après le premier tour, j’espérais encore mieux. Il va falloir essayer de comprendre ce qui a cloché en vélo, mais je pense que je peux me rapprocher des 39km/h, et pourquoi pas des 40 sur un parcours tout plat, si j’arrive encore à progresser un peu.

 

Mais je pose le vélo dans un état lamentable. Déjà dans la tête, je suis dégouté de ne pas avoir réussi à tenir plus de puissance que ça. Je me dis « tu t’es farci 9000 km, des sorties ou tu sortais 240w sans souci, et là le jour J tu cales au bout de 2h, mais c’est pas possible. Te voilà bien maintenant, avec un marathon à courir ! ».

Honnêtement, je ne fais pas le fier. Sur la fin du vélo, quand je me faisais doubler par le dernier groupe, je me disais : « bon, je dois être dernier des pros là ». Je n’avais aucune idée d’où j’étais, j’imaginais autour de la 30ème place. J’avais vu que le premier groupe, au dernier demi-tour, n’avait « que » 8-9 minutes d’avance, mais je n’imaginais pas pouvoir les rattraper.

 

En fait, en descendant du vélo, j’arrive à peine à courir à 12km/h pour rejoindre la tente de transition. Là, je suis complètement perdu, heureusement des bénévoles m’indiquent mon emplacement, et je peux faire ma transition, expresse : le temps de mettre des chaussettes et chaussures, je sors casquette, gels, petite bouteille pour boire sur le 1er km, grosse bouteille que je me verse sur la tête, et c’est parti.

 

Apparemment, je pose en fait 24ème pro (sur 46, 3 abandons à vélo), donc pas si dégueu, et je fais le 26ème temps vélo. Je ne suis pas si loin que ça en fait, 16min sur le 1er, mais moins de 10min par rapport au 1er groupe qui posent tous ensemble entre la 4ème et la 11ème place. Bon, tout ça je ne le sais pas à ce moment, je n’ai aucune idée d’où j’en suis. En fait, il y a également quelques groupes d'age devant moi. 7 en fait, donc je suis 31ème, et 36ème temps vélo en tout (12 groupe d'age ont mieux roulé donc... mais à vérifier, car le meilleur pro a le 13ème temps officiel en vélo, ce qui me parait impossible).

Mais dans la tête, je suis déjà rentré en mode « survie ». Sur marathon ironman, j’ai l’habitude de me gérer au cardio, et là le but était de partir à 145bpm. Au bout de quelques centaines de mètres, je regarde le cardio, et je vois que je suis à 140bpm, et impossible de monter plus sans exploser. Ma Garmin n’a pas aimé la minute passée sous la tente et a perdu ses repères, elle me donne des allures farfelues, je ne sais pas à quelle allure je cours. Mais les gens autour du parcours m’encouragent bien, et nombreux sont ceux qui me disent que j’ai une bonne allure ou une bonne foulée. Ça me redonne un peu le moral, mais je sens bien que je ne suis pas très rapide. Je m’imaginais partir autour de 3m50-3m55/km, me stabiliser autour de 4m-4m05, et ensuite dériver lentement, le plus lentement possible, sans dépasser les 4m30/km. Cela devait me permettre de passer aisément sous la barre des 3h, que je n’ai toujours pas réussi à franchir (2h58 au Frenchman mais pour une distance de moins de 41km).

Là, je sens que je dois plafonner à 4m10/km grand max, et qu’avec ma dérive usuelle, ça risque de terminer en marathon en plus de 3h10.

Dans la tête, je ne suis pas bien du tout, mais je continue à avancer. L’idée d’abandonner ne m’effleure pas, mais déjà je pense à la délivrance de la ligne d’arrivée. Je ne me fixe aucun autre objectif que d’arriver sur cette ligne le plus vite possible pour pouvoir m’arrêter. Il fait chaud, très chaud. Je me suis bien alimenté et hydraté sur le vélo je pense, et je fais petit pipi au début du marathon. Ya des gens quasi partout, mais je suis pas à ça près… Heureusement, avec la quantité d’eau que je me suis mis sur la tronche pendant le marathon pour essayer de ne pas surchauffer, les pompes et la tenue sont toutes propres !

J’essaye de bipper aux panneaux de km de l’orga, mais je vois qu’ils ne sont pas précis non plus. J’en passe certains en 4m40, d’autres en 3m40… Mais globalement, j’ai l’impression que l’allure n’est pas si dégueu. Je double un ou 2 concurrents, et les quelques derniers survivants de l’half.

Le parcours est sympa en ville, assez varié, mais il y a plein de tournicotis, de demi-tour, du coup on croise les concurrents plein de fois, mais je suis complètement perdu, désorienté, je n’ai aucune idée si les concurrents sont devant ou derrière moi !

J’arrive à la fin du 1er tour, on passe devant l’arche d’arrivée, je regarde ma montre : 46m30. Je suis encore assez lucide pour calculer que pour faire les 4 tours, je serai en 3h06, même sans ralentir.

Là le coup est rude, je me dis que je suis en train de foirer ma course comme il faut, mais bon, faut bien continuer. J’ai l’impression de ne pas trop ralentir, et les km passent. Au panneau du km 4, je me dis : 14km, j’ai fait le tiers, je regarde ma montre, 1h02. Bon, je suis encore sur les bases de 3h06. Mais après je réfléchis, et je me dis que j’étais pas à 14km, mais 14,5, vu que le tour fait 10,5, et j’ai un instant où je me dis que finalement je suis pas si mal que ça, même si le 3h reste injouable. J’attends la fin du 2ème tour pour en avoir le cœur net. Je passe en 1h30. Là je ne comprends plus rien, j’aurais rattrapé mon retard et gagné 3min par rapport au 1er tour ? J’ai un sursaut de confiance, mais il retombe bien vite.

 

Déjà je n’ai plus envie de lutter. Bon, depuis le début en fait, mais là ça s’aggrave. Je calcule rapidement dans ma tête : 1h de nata, 4h45 de vélo avec T2. Si je veux passer sous 9h, ce serait pas mal, il faut faire 3h15. Ca veut dire que je peux faire le 2ème semi en 1h45, soit 5min/km. Je me fixe cet objectif dorénavant. Je me dis que j’ai le droit de courir à cette allure : « je rentre en footing », je me répète, pour essayer de me dire que ce n’est pas si difficile. Mais je ne me force pas à ralentir, je fais comme je peux, et je vois que je ralentis, quand je vois les temps de passage à chaque km, mais assez peu finalement, une dizaine de secondes par km. Je continue mon chemin de croix, mais je ne suis pas le seul. Personne ne m’a encore doublé, et je double beaucoup de monde (mais beaucoup je leur prend un tour en fait). Je ne fais pas trop l’effort de voir si les gars sont pros ou pas (je pouvais le voir en regardant le dossard), de toutes façons, ça fait longtemps que je ne me bats plus contre les autres, mais contre moi-même.

Je finis le 3ème tour, je regarde la montre : 2h16. Bon, je n’ai toujours pas explosé.

Vous allez vous dire, mais il va arrêter de se lamenter et se sortir les doigts pour aller le chercher, ce 3h ??!!. J’aurais bien aimé que quelqu’un me le dise sur le bord de la route. Peut-être que ça m’aurait sorti de mon inconfort. Mais là, j’étais replié sur moi-même, je n’y arrivais pas. Mais je commence quand même à me dire que le temps à l’arrivée ne sera pas trop dégueu. Si j’arrive à courir à 5/km (oui, je ne me fixe toujours pas d’objectif plus ambitieux, je veux juste rentrer en footing), ça fera un marathon en moins de 3h10, et donc un sub 9 à l’aise.

A chaque km qui passe, je continue à compter 5’/km, où ça me mène, et à 5km de l’arrivée, je suis toujours sur mon allure qui n’a pas trop flanché, et je vise maintenant 8h50, soit un nouveau record.

Mais je ne me fais toujours pas violence. Lors d’un aller-retour, je vois un pro devant moi à 20-30s, mais pareil, je n’ai aucune envie d’aller le chercher. Je continue. 4km. 3km. 2km. Le gars est un peu plus proche, mais je continue à penser « tu rentres en footing ». Il faudra attendre les 200 derniers mètres, quand je crois doubler un autre pro et j’accélère (alors que je lui prenais un tour…).

Enfin la délivrance de l’arche d’arrivée. Je regarde le chrono sur l'arche : 8h55. Je comprends plus rien, je devrais être autour de 8h45 ! Je regarde mon chrono : 3h02 pour le marathon. Je n’y crois pas, je n’ai quasiment pas dérivé, j’ai « tenu » tout du long. Pas un km facile. J'arrive juste quelques secondes derrière le gars devant, mais je m’en fiche.

Je regarde l’heure à ma montre. On est parti à 8h45, il n’est pas encore 17h30. Puis je me dis qu’ils ont peut-être fait partir le chrono pour les groupe d’âge ou le half.

Puis je pense plus à rien ! Je vais chercher mes cadeaux, je vais boire, je peux me faire masser, et j’arrête de penser.

Même en rentrant à l’appart et en regardant les résultats sur internet, je ne comprends pas tout. Ce n’est que le soir en rentrant en voiture, que je me dis que le chrono était pour le half, et donc que j’avais 15min d’avance. Ça ferait donc un chrono de 8h40 !!! Je n’ose pas y croire, mais le lendemain c’est confirmé : 8h40m47s, 13ème place. Marathon en 3h00m…. et 15 secondes ! Arggggggghhhhhh !

En fait, j’avais lancé mon chrono de marathon en descendant du vélo, avant la T2, donc mon 1er tour que je pensais en 46m30 était en fait en 43m30. Puis mes autres tours en 44m19, 45m45, et 45m48.

Je n’ai jamais aussi peu dérivé sur ironman. 2m20 de différence entre mon meilleur et plus mauvais tour, et seulement 3m45 entre mon 1er et 2ème semi. Clairement, c’est parce que j’ai commencé doucement, étant dans l’incapacité de courir plus vite, mais bon.

Malgré la chaleur et le parcours avec beaucoup de relances, ça a quand même couru vite. Le meilleur temps en 2h46m, et 7 pros sont sous les 3h. Je ne fais « que » le 9ème temps à pied.

 

Je ne suis qu’à 1min de la 11ème place, 2min de la 10ème, mais quand même 9min de la 7ème.

Mon GPS n’ayant pas marché, je ne sais pas combien de km faisait ce marathon, mais au vu des bons temps, je me disais qu’il n’y avait surement pas 42,2km. Sur Strava, beaucoup ont eu le même souci de GPS, je n’arrive pas à trouver de fichiers fiables, mais la plupart sont autour de 40-41. Du coup j’ai refait le parcours sur openrunner, et je tombe sur… 10,37km par tour, plus 400m entre la T2 et le début du 1er tour, soit 41,9 km. Ça me parait surprenant, ça voudrait dire que c’est mon meilleur marathon, environ 3h01m30s pour 42,2km.

Je suis pas certain à 100% de la distance donc, mais je sais pas comment faire pour en être certain.

Bizarrement, au final, je suis déçu de ma course. En fait je suis déçu de mon effort : craquage en vélo, pas d’énergie ni de niaque à pied. Mais force est de constater que niveau chrono, c’est génial. 8h40, même en rajoutant 5min en vélo à cause des 3,5km manquant et 1min30 en natation, ça donne 8h47, et les transitions étaient assez longues. Donc plus de 10min de gagnés sur le Frenchman (où j’avais fait 8h50 officiel mais plus près de 8h59 pour la distance complète) sur un parcours plus compliqué en vélo et également en CAP je pense. Il y avait la même chaleur, mais beaucoup plus de relances à pied à Vitoria.

Les résultats ici

Si je vois le verre à moitié plein : je me dis que j’ai foiré ma course mais que je fais un super chrono. Donc la prochaine fois, quand je réussirai ma course, je vais encore améliorer mon chrono et me rapprocher des 8h30 que j’annonçais vouloir viser, même si je ne l’imaginais pas dès cette saison.

Si je vois le verre à moitié vide : je me dis que j’ai foiré ma coure. Point.

Mais quels changements depuis 1 an quand même. Il y a un an, avant le Frenchman, l'objectif suprême était le sub-9. Maintenant, sub-9 me parait être normal, le minimum quoi, je n'en tire plus de fierté/plaisir ! 

Prochain objectif à priori Challenge Almere Amsterdam en septembre. Un parcours plat, une température clémente j’espère. Et cette fois-ci pas de craquage, l’œil du tigre à pied, et j’espère encore affoler les chronos !

 

Pour l’instant, un peu de récup. Quelques bières, quelques madeleines, un peu de travaux dans la maison, et on remet ça !

 

Les photos ne sont pas encore dispos, mais dès qu'elles le sont, je ferai un petit article avec, car j'ai vu plein de photographes, et je pense qu'il doit y en avoir des sympas.

Un dernier petit mot sur la course. Si vous cherchez un ironman pas trop loin (pour les sud-ouestiens), avec une organisation impeccable, du niveau d'Ironman, avec tous les extras (cadeaux, pasta-party, etc...), un public chaleureux, surtout à pied, un parcours sympa et pas monotone à vélo, et un super plan d'eau, je ne peux que le conseiller. Sur la partie course à pied, c'est un circuit entièrement en ville (avec quelques passages dans les parcs), et beaucoup de relance. On aime ou on aime pas, mais pour les suiveurs, c'est génial, je pense qu'on peut voir son protégé au moins 5 ou 6 fois par boucle si on se place à un point stratégique.

Comme je l'ai déjà dit, je suis pas hyper fan de la marque Ironman, et quand je vois des orgas comme Vitoria, je me dis que cette course n'a rien a envié à Ironman. Sauf les slots pour Hawaii bien sur, mais là on touche au coeur du "problème" !

 

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