CR du semi Lourdes-Tarbes 2017
Petit retour sur le semi Lourdes-Tarbes, épreuve incontournable dans la région.
On peut maintenant dire sans se tromper que j’ai bien repris l’entrainement depuis octobre, donc cette course était un premier test pour savoir où j’en étais. Comme j’ai fait moi-même ma programmation d’entrainement sur cette période, et que la coupure était longue cet été, j’abordais cette course avec inquiétude. C’est pas rien un semi. Je n’ai pas fait d’entrainement spécifique pour cette course, qui n’était pas un objectif. J’ai plus essayé de reprendre les bases dans les 3 sports, en mettant un peu plus de focus sur le vélo pour profiter des belles journées avant l’hiver.
Heureusement, 2 petits entrainements « clés » le mardi et jeudi avant la course ont l’air de montrer que le niveau en course à pied était pas mal du tout, et que je pouvais me présenter avec confiance sur la course.
J’ai hésité entre 2 stratégies : l’une « suicidaire » : je suis jusqu’à explosion les mecs qui étaient à mon niveau l’année dernière, et je finis comme je peux. L’autre plus intelligente : je fais ma course sans me soucier des autres.
Finalement, mon coach me propose une 3ème option, prudente, que je suivrai : une première partie de course sous contrôle total, et une accélération progressive sur la fin, si j’en ai la force et l’envie. Le but est que cette course ne me coûte pas trop, tant au niveau physiologique que psychologique, pour pouvoir enchaîner avec encore de belles semaines d’entrainement derrière.
Le matin de la course, ça caille, mais ils prévoient grand beau. Avec Val, on passe une bonne partie du petit dej à débattre sur la meilleure tenue à adopter.
Une fois sur place, on affine nos choix vestimentaires. Pour moi, après un échauf bien couvert, ce sera trifonction, petites manchettes, buff, gants, et t-shirt technique que je pourrai enlever et jeter au ravito si j’ai trop chaud.
J’ai prévu également 2 gels à prendre au 7 et 14ème km environ.
Je me place sur la ligne de départ, pas dans les premiers, une nouvelle fois… Mais bon, le départ est assez large, et tout le monde part comme des balles. Avec mon départ sous contrôle, finalement, je suis à ma place, autour de la 100ème. Assez vite, je double un peu de monde, et me retrouve dans les 50 (environ) au 1er km. La course est globalement montante jusqu’au 5ème, puis globalement descendante jusqu’à la fin, avec un petit coup de cul qui fait mal au 17ème. J’avais fait la course il y a 3 ans, et j’avais souffert lors de ces derniers km.
Sous contrôle donc, tant au niveau respiratoire que FC, et dans la tête. C’est très plaisant, je vois que les autres autour de moi sont déjà à fond, moi je gère. Forcément, devant ça part déjà, mais je remonte déjà petit à petit. Je passe ces 5 premiers km en 3’50 environ, avec environ 50m de D+. Je sais pas à quel classement je suis, mais je suis bien, et il ne reste que de la descente (130m de D- sur les 16 prochains km). Je course avec 2 autres personnes, et on s’échange quelques relais. Mais je reste à mon allure, et n’essaye pas de suivre quand ils accélèrent, ni de les décrocher. Au passage, encore de nombreux vélos suiveurs qui aident certains concurrents, c’est vraiment pas fair play. J’avale mon gel vers le 8ème et prend quelques gorgées d’eau au 10ème. J’en profite également pour enlever mon t-shirt et rester en trifonction. Avec le soleil, ça passe !

C'est vrai que pour les coureurs, il vaudrait mieux faire Tarbes-Lourdes pour courir avec les montagnes devant soi. Mais pour les photos, il vaut mieux faire Lourdes-Tarbes et les avoir en arrière plan !
Je reste à mon allure de gestion, les kilomètres défilent à une vitesse et une facilité déconcertante, et je me fais violence pour ne pas accélérer. J’ai pour consigne d’accélérer à partir du 13ème seulement. Ces km sont passés entre 3’30 et 3’40, la pente entre -1 et -2% aidant grandement. Je suis encore bien à ce moment, j’ai envie d’accélérer, c’est parti donc. Pas une grosse accélération, mais je change clairement de filière, et le souffle change assez vite. Je continue à revenir sur des groupes et des concurrents devant, c’est très plaisant. Les spectateurs sur le bord de la route m’encouragent, et j’entends assez souvent des compliments sur ma foulée et mon allure, ça donne un bon boost au moral.
Enfin un spectateur annonce mon classement : 15ème, avec un petit groupe de 3 juste devant. Je les reprends et les dépose, sans qu’ils n’arrivent à s’accrocher. Je suis vraiment bien. La vitesse au final n’a pas beaucoup augmenté, je suis vers les 3’30, mais la pente est plus douce, et l’effort plus important. Je suis donc 12ème. Le 11ème et le 10ème ne sont pas trop loin devant.
Je fais un point chrono au 14ème : je passe en 50m30 environ. Je calcule vite dans ma tête, mais je devais pas être aussi lucide que ce que je pensais car j’avais calculé que cela devait faire environ 1h17, alors que ça fait plus 1h16. Bref, avec ma belle allure du 5 au 13ème, je m’attendais à moins que 1h17 (qui était mon objectif au départ), mais ça ne me décourage pas.
Après la dernière petite cote du 17ème
C’était un peu mon objectif, 10ème sur cette course. Je passe 11ème un peu avant la cote du 17ème, que je monte sans me mettre dans le rouge, et je relance derrière pour reprendre le 10ème un peu après, vers le 18ème km. Devant par contre, je vois le 9ème, mais il parait bien loin. Je commence à coincer, et dans la tête, je n’ai pas envie de me mettre minable. Le but est de faire une belle course, mais de pouvoir enchainer aussi avec l’entrainement les jours suivants. J’utilise cette excuse pour ne pas en remettre une couche, et rester à bonne allure, mais relativement sous contrôle. En fait, je me dis : « le 9ème tu le reprendras pas, il est trop loin, et le 11ème ne te reprendra pas non plus. Tu peux repasser en mode « sous contrôle » ». Mais au final, je garde quand même une bonne allure, et je me rapproche de plus en plus du 9ème. Il se retourne 2 fois dans les 2 derniers km. Je me dis que je ne ferai pas de sprint, ni de gros dernier km, toujours dans la même logique. Ces derniers km sont encore passés aux alentours de 3’30, avec un max en 3’34 avec la cote et un mini de 3’27. Régulier donc.
J’arrive à la fin, content que ce soit fini quand même. Devant ça va être trop juste. Nicky et les enfants sont là, à 300m de l’arrivée, elle m’encourage à aller chercher le 9ème, mais je lui fais signe que je n’y vais pas ! Je finis donc 10ème (à 9s du 9ème finalement) content de ma perf. Au chrono 1h15m30, soit 4min de mieux qu’il y a 3 ans (CR ici). Au compteur, je pense qu’il manque entre 100 et 200m, ce qui ferait un chrono réel autour de 1h16m. C’est carrément bien, et assez inespéré. Ça me rassure sur mes choix d’entrainement que j’ai fait en octobre/novembre. Je ne suis pas au même niveau que l’année dernière au même moment (1h15 au semi FFA de Boulogne) mais j’en suis pas loin, et cette année je suis plus avancé sur le vélo et la natation, alors que l’année dernière, j’avais fait une prépa spécifique CAP depuis septembre. Je pense que cette prépa de 2016 et les paliers passés à ce moment ont des bénéfices durables, que je retrouve aujourd’hui.
Après, la course est globalement descendante (80m D-), mais il y a aussi du D+ qui ralentit l’allure. Globalement, je pense qu’elle est quand même rapide comparée à une course toute plate, mais ça doit pas se jouer à grand-chose.
Au final, c’est sans doute mon 2ème meilleur semi-marathon, après celui de Boulogne.
Je suis loin des meilleurs (6min de la gagne, 3min20 du top 5, mais seulement 50s du 7ème), mais avec un peu plus d’entrainement, une gestion plus agressive, et une course objectif, il y a surement plusieurs minutes à gagner.
J’espère pouvoir m’aligner ce WE à la Moustachu, que j’ai déjà couru 2 fois ces 2 dernières années. Ça me donnera un bon nouveau point de repère sur 10km ! En cas de perf, je regarderai peut-être un 10km FFA avant la fin de l’année si je pense pouvoir améliorer mon record.
En attendant, j’enchaine les km à l’entrainement, en espérant encore progresser cette année !
Les résultats ici