Passage semi-(im)pro(bable)...

Publié le par benji-triathlon

Et oui, c’est par ce jeu de mot tout pourri (et pourtant j’ai cherché !) que j’annonce mon passage pro pour 2018.

Cela mérite certaines précisions (pas sur le jeu de mot, non !) : par « pro », on entend généralement « professionnel ». Ce ne sera clairement pas mon cas au sens strict du terme, dans la mesure où je n’espère pas vivre (ou même gagner de l’argent) avec mon activité de triathlète. Si j’arrivais à ne pas en « perdre », ce serait déjà formidable !

En fait, par « pro », il faut plutôt comprendre « élite ». Enfin, là, ça sonne incroyablement « je m’la pète ! » ; je suis pourtant bien loin de l’élite du triathlon mondial, ou même français.

D’ailleurs, je sais bien que je me ferai encore botter les fesses par des triathlètes amateurs en 2018, et je n’aurai pas besoin de sortir d’Aquitaine pour ça !

Alors bordel, ça rime à quoi ce passage pro ???

C’est avant tout une catégorie. Avec ce statut, je sors des catégories « amateurs » ou « groupe d’age ». Sur certains triathlons, notamment les circuits Ironman et Challenge, la distinction entre « pro » et « groupe d’age » est très présente. Ne serait-ce que pour le prize money, seuls les pros y ont accès. Si un groupe d’age finit 1er devant les pros, il ne touchera rien, ce sera le premier « pro » qui touchera la prime. Ce n’est pas forcément le cas partout. Au Frenchman par exemple, il n’y a pas de distinction. Il y a également parfois des départs décalés ou des sas spécifiques pour les pros. Enfin, il peut y avoir un règlement légèrement différent, en particulier pour l’utilisation de la combinaison.

Le passage dans cette catégorie me tentait depuis l’année dernière. Je me disais : « fais une bonne course au Frenchman et à l’Altriman, et ça légitimera ton passage pro ». J’ai réussi au Frenchman à sortir une bonne course. Comparé aux bons pros, j’aurais été à la rue bien sûr, mais pas ridicule comparé aux « moyens » et « petits » pros (sans connotation péjorative aucune, je me considère moi-même comme « petit » pro).

Mais pourquoi alors ? C’est un tout. Il n’y a pas une raison majeure qui m’y pousse, mais plein de petites. En vrac : l’envie de repousser mes limites encore plus loin. Avoir l’opportunité de prendre le départ avec les autres pros (on ne sait jamais, je pourrai me retrouver juste derrière Gomez, Frodeno, Brownlee… sur la ligne de départ seulement, bien sur !). Avoir l’opportunité de s’inscrire plus tardivement aux courses (places réservées pour les pros). Eventuellement payer moins cher mes participations aux courses (à vérifier cette année !). Et puis il y a ce que mon coach m’avait dit: "quand t'es pro, tu ne te poseras plus la question si tu as envie ou non de faire un entrainement, tu le fais, c'est tout!". Je n’y croyais pas trop mais depuis 2 mois que j’ai repris l’entrainement, cela se vérifie : ma motiv et mon envie sont au plus haut. Bon, c'était déjà relativement rare que j'aille à reculons à l'entrainement, c'est vrai. Un mélange de peur d’échouer, et d’envie de m’améliorer pour prouver (aux autres mais surtout à moi-même) que j’ai ma place dans cette catégorie, me poussent à m’investir encore plus dans l’entrainement, et le plaisir de mentraîner (et d’espérer m’améliorer) suit !

 

Pour essayer de m’améliorer encore, et me rapprocher du niveau des meilleurs, je veux en 2018 consacrer encore plus de temps à l’entrainement. En 2017, j’étais aux alentours de 11h/semaine pour ma prépa IM (13h en comptant les 2 stages). J’espère réussir en 2018 à m’entrainer environ 18-20h par semaine. Pour cela, j’ai demandé, et obtenu, un temps partiel 50% à mon travail (d’où le « semi » dans le jeu de mot pourri du début ; oui, je sais, j’insiste lourdement). J’espère que mon corps réussira à encaisser cette nouvelle charge de travail, et que cela aura un impact positif, et non négligeable, sur mes performances. Depuis que j’ai repris en octobre, je ne suis « qu’à » 14h/semaine en moyenne, mais il faut y aller progressivement, et je pense que la charge va aller crescendo au fur et à mesure. Deux obstacles majeurs à éviter seront la blessure et le sur-entrainement. Pour le sur-entrainement, j’ai entière confiance en mon coach. Pour la blessure, il faudra être vigilant et bien écouter les signaux de mon corps face à cette charge accrue de travail sportif. De ce côté-là, je suis plutôt trop à l’écoute que pas assez, donc j’espère que j’arriverai à l’éviter. Dans tous les cas, la récup sera cruciale, et pour cela je compte sur le sommeil… et ceux de mes enfants !

J’espère réussir à m’améliorer dans les 3 disciplines, mais c’est surtout à vélo où je pense et j’espère pouvoir gagner pas mal. Il le faudra si je veux me rapprocher du haut du classement de toutes façons.

 

Je ne prendrai à priori pas part au circuit Ironman cette année. La licence pro est assez chère, le niveau est élevé et dense, j’ai peur de ne pas voir le jour sur ces courses. Je vais plutôt courir le circuit Challenge, à priori moins dense et avec un niveau moins élevé. J’espère réussir quelques perfs sur ce circuit, qui me permettront de voir plus haut éventuellement. Je ferai aussi quelques courses sur les triathlons indépendants.

Je n’ai pas encore validé les objectifs majeurs de la saison. Mais à priori une distance IM en juin, qui devrait sans doute être Challenge Venise, sera mon premier gros morceau de la saison. J’espère enchaîner avec un 2ème objectif quelques semaines plus tard, peut être Vittoria. Et avant, peut être le L de Lacanau en prépa, et quelques autres L en début de saison, des courses indépendantes en Espagne, ou peut-être dans les îles (Challenge Gran Canaria, Tenerife ?). Bref, le peu de temps libre que j’ai, je le passe beaucoup à prospecter les courses !

Et puis pour bien préparer la saison, la surprise du chef : Israman 226, que je ferai avec Nicky, le 26 janvier. Comme son nom l’indique, c’est une course distance ironman en Israel. Nous ne pourrons pas arriver au top de notre forme, et ce n’est pas le but (le but, c’est d’avoir un objectif intermédiaire, une carotte pas trop lointaine qui va me pousser dans mon entrainement quotidien !). Mais les premiers mois de prépa se passent très bien, j’ai retrouvé un niveau dont je suis très content. Je n’aurai pas assez de km dans les jambes pour espérer être aussi fort qu’au Frenchman l’année dernière, mais tous les participants seront dans le même cas ; j’espère donc faire quand même aussi bien au niveau classement (3ème). Ça dépendra évidemment de la start-list, dont je n’ai pas connaissance encore. Niveau chrono par contre, la course est très difficile, donc un sub-10 serait déjà très très bien. Ça tombe bien j’ai déjà vécu des moments difficiles à l’Altriman, j’espère que ce ne sera pas pire !

Niveau chrono, j’espère me rapprocher cette année des 8h45 sur IM plat, avec comme nouvel objectif « ultime » les 8h30 peut-être un jour. Je vous rassure, j’en suis encore très loin, mais quitte à avoir un objectif, autant qu’il soit ambitieux !

 

En attendant, j’essaye de trouver quelques sponsors ou partenaires qui souhaiteraient m’aider pour cette année. Si vous êtes intéressé, ou connaissez quelqu’un qui le serait, n’hésitez pas à me contacter !

Coté club, je reste à La Tribu 64, qui nous a bien accueilli lors de notre arrivée dans le Béarn il y a 3 ans.

J’espère à bientôt pour des nouvelles d’objectifs, de partenaires, ou juste pour faire un peu vivre le blog pendant l’hiver.

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