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4 août 2012 6 04 /08 /août /2012 21:02

Les résultats sont dispos!

Pas de photos non plus, pour l'instant, en espérant en choper quelques unes sur le net dans les prochains jours.

 

Si vous voulez un CR plus court, regardez plutôt .

 

Le contre-coup de Roth?

 

J'arrivais sur cette course format CD de la Montagne Noire sans réél objectif. J'avais fait cette course l'année dernière, et fini 5ème, mais je ne me sentais pas capable de refaire cette performance, car je ne me sentais pas encore complètement remis de l'IM de Roth. J'avais toujours sommeil, mes tests en course à pied laissaient à désirer, et j'avais fait aucun entrainement digne de ce nom en vélo.

 

Je prenais donc cette course comme une base pour le LD de Gerardmer dans un mois, car il y avait beaucoup de dénivelé, et pour tester mon vélo CLM dans les cols, et surtout mon braquet 39*25, moi qui ait l'habitude de mouliner le 34*25 de mon mulet dans les cols que j'ai eu l'occasion de grimper.

 

L'avant-course est donc très moyenne, et je n'ai même pas pris le temps de reconnaître le dénivelé vélo et CAP pour savoir à quoi m'attendre. Première erreur. En effet, les organisateurs ont prévu le meme parcours en vélo et un parcours CAP identique, sauf qu'on le ferait à l'envers. Le parcours CAP comprenait beaucoup de dénivelé et était le parcours le plus dur que j'ai eu l'occasion de faire. Sauf que l'on se souvient généralement très bien des montées et beaucoup moins des descentes. Je me disais donc: chouette, j'aurai pas à faire les grosses bosses que j'ai faites l'année dernière! On en reparlera…

 

Arrivée à Toulouse par train de nuit le samedi matin à 7h. Squattage chez mon pote avec qui je vais la course. Je me recouche pour essayer de me reposer un peu plus. On se réveille tranquillement vers 9h, on mange en regardant tranquillement les JO, dont le triathlon, et à midi il est temps de prendre la route pour rejoindre la course. J'arrete pas de bailler dans la voiture, et je sens un petit creu se profiler dans mon ventre. Heureusement j'avais pris le reste de pates avec moi.

 

Le Triathlon de la Montagne Noire est organisée par une joyeuse troupe de jeunes et moins jeunes genrs de Fontiers Cabardès, et ca fait plaisir de participer à une épreuve un peu plus "roots" que d'habitude. L'année dernière, il y avait eu quelques trucs un peu moins bien, et c'est agréable de voir que cette année, ils ont pris en compte les recommandations des athlètes pour améliorer la course. Arrivé au lac et le premier parc à vélo, on voit que tout a été refait. Les bancs au milieu du parc à vélo, exit, et un peu plus de place pour passer avec son vélo. La sortie de l'eau est bien améliorée également, et on peut maintenant sortir plus qu'un par un, ce qui devrait empecher les bouchons dans le paquet l'année dernière.

 

J'ai prévu de partir assez vite en natation, pour essayer de choper un bon paquet, mais je suis surpris, comme un bon nombre d'autres par le temps très court entre le début du briefing, et le coup de sifflet de départ. "Bon, vous faites 3 tours, 2 sorties à l'australienne. C'est bon, vous avez compris, allez, M. Le Maire va donner le départ". Là je sens qu'il rigole pas, et je fonce dans l'eau. A peine le temps de me mettre sur la ligne de départ en 3ème ou 4ème rang, que le départ est donné. Un bon nombre d'athlètes encore sur la rive. Pour le coup, ils auraient pu attendre 3-4 minutes, ca aurait été mieux. Mais bon, finalement je bagarre pas trop et je m'extirpe facilement de la masse, tout en gardant (je pensais) de l'énergie pour la suite. J'arrive à la première sortie à l'australienne, je regarde devant, je compte rapidement une quinzaine, voire une vingtaine de mecs devant. C'est tout bon. Je pense rattrapper encore un peu de monde, car je pensais avoir perdu du temps au début et revenir petit à petit sur les mecs partis devant, mais finalement je resterai à cette place pendant les 2 autres tours, en alternant respiration 2 et 3 temps.

 

En sortant de l'eau, je sens que je suis plus essoufflé que ce que je devrais. J'ai du mal à enlever ma combi et mettre mes chaussures et à garder l'équilibre, ma tête tourne. J'ai du mal à mettre la combi dans le sac également, et ma transition est vraiment moyenne. Et oui, il faut mettre la combi dans le sac car on pose le vélo sur un 2ème parc à vélo en centre-village.

 

Le vélo commence par un long faux plat de 2-3km, ou je peux me mettre en position CLM et rouler à 30km/h environ, avant le raidillon à 9-10% de quelques centaines de mètres. Autant l'année dernière je ne l'avais pas remarqué, et c'était passé nickel (avec mon 34*25), autant là je l'ai sentit passé. Mais bon, je ramassais quand même la plupart des mecs sur ce passage, peut-être parce que justement j'allais trop vite. Après, c'est relativement plat, et j'ai du mal à relancer, puis on se lance dans la grande descente. j'atteins au max 70km/h, mais la route n'est pas en super état, et mon vélo est en branle. J'ai du mal à m'asseoir car c'est pas mal "tape-cul", du coup j'ai du mal à relacher mes cuisses, je reste en appui sur mes pédales pendant une bonne partie de la descente. Jusque là, j'ai doublé quelques mecs,e t 1 ou 2 m'ont doublé. Je me sens pas hyper bien, mais c'est pas la grosse cata. Vers la fin de la descente, je sens que quelquechose ne va pas. Et en effet la fermeture éclair de mon singlet (mon vetement haut pour les ignares) s'est ouverte et mon singlet fait parachute à 40km/h, retenu seulement par le bas de la fermeture éclair (qui heureusement ne s'était pas complètement défait). Je finis la descente comme ca, car impossible de lacher le guidon, mais dès le faux plat montant, je dois essayer de le remettre. Je ne suis pas encore assez sur de moi pour lacher les 2 mains du guidon, donc j'essaye de faire avec une main, et je galère, je galère. Ca me prends 30 bonnes secondes, pendant lesquelles je perds le contact des 2 mecs devant (je l'aurai perdu de toutes facons). Enfin, je remonte la fermeture et je peux me remettre dans ma course.

Le faux plat montant donc, de 5km à 5%,  je le monte environ à 21-22km/h au début, puis je sens que je suis pas loin de l'explosion, je me dis qu'il reste encore 25km de vélo et 10 à pied, et je ralentis le rythme à un niveau où je suis plus confortable, vers 20km/h.

A l'entrée du village, on m'annonce environ 17ème.

C'est parti pour le 2ème tour. La montée vers le lac et vers le petit raidillon me semble plus dur que la dernière fois, je suis décu car je n'arrive pas à accélérer et à faire la différence en montée. En descente, c'est compliquée également, j'ai du mal à aller aussi vite que les autres. Pas grand chose à dire sur le 2ème tour, si ce n'est que le faux plat de 5km à la fin se passe plutot bien, je suis content de réussir à garder à peu près le meme rythme.

J'arrive enfin à la transition, mais contrairement aux autres triathlons cette année, je redoute la CAP, car je ne me sens pas très en forme. je me suis forcé à manger un bout de barre vers le 30ème km, mais il a fallu que je me force. 2ème erreur. En CAP, je prendrai un gel avec moi, mais étant à bloc tout le temps, je n'arrive pas à trouver les ressources pour me dire de m'alimenter (j'ai peur de l'asphixie si je mange!), et le gel restera dans ma main tout le long de la course.

 

Le speaker m'annonce 15ème environ par ces quelques mots touchants: "Benjamin Feraud, de l'ES Nanterre. Il a fini 5ème l'année dernière. Cette année c'est moins bien, peut-être est-il moins bien préparé, ou peut-être le niveau est-il plus élevé cette année". Là j'ai un sursaut d'orgeuil et je me dis: "attends mon gars, il reste encore la course à pied, tu vas voir si je suis moins bien préparé!". Mais rapidement je rentrerai dans le rang…

 

La CAP est donc l'inverse de la dernière fois. Et apparemment la dernière fois on a terminé par 2km de descente. Et ca je l'avais oublié. Donc 2km de montée pour commencer. C'est très dur, je ne me sens pas en forme, et j'ai du mal à revenir sur les mecs devant moi. Sur une rampe particulièrement difficile, je marche, me disant que je suis deja à bloc, si je le fais en courant, je vais exploser. Je garde mon énergie, pense-je, pour le plat. Mais le plat, il n'arrive pas. Je me fais doubler par un 1er gars que j'avais laché en vélo. Et ca monte toujours, en mode trail dans l'herbe. Enfin un peu de plat, et les premières descentes. On descent le fameux coup de cul qui m'avait impressionné l'année dernière, et en descente j'ai été encore plus impressionné, quasiment une échelle. Je me demande comment j'avais fait l'année dernière. Sur une partie descendante, je jette une coup d'œil en arrière, et apercoit quelqu'un. Quelques secondes plus tard, il m'a déjà dépassé, et il sera suivi par 2 autres mecs qui avancent comme des mobilettes. Je me dis que je dois vraiment être pas bien car je perds des places en CAP, et je n'arrive pas à revenir sur un petit groupe devant. Mais bon, il faut bien continuer. On arrive sur la partie un peu plate en foret, et j'essaye d'allonger la foulée. Il fait chaud, j'ai soif, il n'y a pas beaucoup de ravitos (3 en tout). je me suis arreté à chaque pour boire une grand verre, voire deux. Je commence à regarder ma montre: 25min que je suis parti. Au ravito du 5ème, je prends un peu de coca, pour essayer de faire rentrer du sucre. Je m'attends à mettre environ 45-50minutes, donc c'est pas fini, mais j'essaye de me dire que j'ai fait le plus dur en montée. je reprends petit à petit du poil de la bête, et je commence enfin à reprendre du terrain sur le groupe de 3 que j'ai en ligne de mire depuis le début. Mais un 5ème mec me rattrappe. Il reste derrière moi pendant quelques centaines de mètres, et me déboite juste avant d'arriver au dernier ravito, vers le 8ème. Je m'arrete moins au ravito que lui et repars devant. Je dois vraiment avoir une salle gueule, avec la bave qui coule et tout, car les quelques supporters ont plus l'air de m'encourager à finir qu'à accélérer… Je n'entends pas très bien à quelle place on m'annonce, mais je me dis que je dois être dans les 15. j'arrive à reprendre les 3 que je visais depuis le début, et le mec derrière n'est pas revenu. J'ai donc du accélérer sur la fin. Je garderai un triathlète devant à 50m sur le dernier km, sans parvenir à faire l'effort pour essayer de le doubler, et on m'annonce 12ème en passant la ligne.

C'était une course à pied éprouvante, un peu comme celle que j'ai vécu en 2011 à Pont Audemer. Une impression de ne pas pouvoir accélérer, d'être au bout du rouleau.

 

Décu au début, je me dis que c'est finalement pas si mal. Le niveau était sans doute plus élevé que l'année dernière, et je fais sensiblement les memes temps, malgré la fatigue et le mauvais "feeling" tout au long de la course. Meme sur la CAP, je fais du 14km/h, ce qui est inespéré vu le dénivelé et mon ressenti. Les mecs qui m'ont passé ont du faire une moyenne impressionnante!

 

Voilà, c'était quand meme une course sympa, et j'espère remettre ca l'année prochaine.

Je constate néanmoins que je continue à faire des erreurs que je ne devrais plus faire: je n'ai pas bien repéré le parcours, je ne me suis pas assez alimenté pendant la course.

Ma plus grosse déception n'est en fait pas dans la course elle même, mais plutot dans le sentiment que 1 mois après, je n'ai pas encore digéré l'Iron Man de Roth. Je suis encore fatigué. Et oui, l'IM fait encore mal 1 mois après. C'est vraiment une course hors du commun, et ca me fait reffléchir pour mes objectifs de l'année prochaine. Difficile en effet d'enchainer des courses après un IM…

 

Cette semaine, priorité à la récup avant le triptique de Gileppe en Belgique. Ensuite, on va essayer de se préparer pour Gerardmer et Carcassonne. On verra bien si j'arrive à récupérer et à faire des belles courses là-bas.

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Published by benji-triathlon - dans CR complet
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