CR Trail du Hautacam 42km

Publié le par benji-triathlon

Une bonne première... avec un peu de rab !

Ce weekend, j'entamais ma 2ème partie de saison, que je vais consacrer plus au trail, si tout se passe comme prévu.

J'ai déjà fait pas mal de trail depuis que je suis arrivé il y a (déjà!) presque 8 ans dans la région. Mais c'était surtout des trails locaux, de 10-12km sur les coteaux, et un ou 2 trails de 20km, avec un peu plus de D+, en particulier à Lestelle-Betharam.

Je m'étais toujours dit que le trail c'est risqué pour moi, à cause de mes chevilles fragiles, qui m'ont forcé à arrêter le foot il y a une quinzaine d'années, et amené vers le triathlon. Donc lorsque j'étais triathlète avec des aspirations de performance, je courai peu sur les trails, et toujours avec appréhension.

Cette année, je n'ai pas de prétention particulière en terme de performance. Je resterai sans doute toujours un compétiteur dans l'âme, donc je cherche toujours à faire le mieux possible, mais je ne me prépare spécifiquement à rien, et je fais à l'envie.

Bref, je me suis inscrit sur mon 1er trail long, de 40km, à Hautacam. Les puristes diront que 40km, c'est pas encore du long. Soit, mais c'est plus que du court !

Etant donné qu'en triathlon, plus la distance augmente, meilleur j'étais (en comparaison aux autres), et que je suis pas mauvais en course à pied, les trails long devraient plutôt bien me convenir.

 

Je pense être pas trop mauvais en montée, mais je sais qu'en descente ça laisse à désirer. Je me suis quand même amélioré dernièrement, et je me fais moins « déposer » dans les descentes.

 

J'aborde cette course de Hautacam avec envie, pas trop d'appréhension, j'ai confiance en moi, mais quand même avec la petite peur d'exploser en route.

J'ai fait il y a quelques semaines 2 sorties de 33 et 40 bornes en montagne, espacés de quelques jours, et les 2 fois j'ai explosé et fini complètement cramé. La 2ème sortie étant quand même très costaud, et j'ai réussi à tenir environ 5h.

En analysant ces 2 sortie, je me dis que dans les 2 cas, je manquais d'eau et que j'ai fait une déshydratation, mais je suis pas sur, peut être juste que j'avais plus de jambes:-) !

 

Quoi qu'il en soit, la semaine avant je fais et refais ma stratégie hydratation. Je ne suis pas sur des ravitos proposés par l'orga, car certains sont marqués « solide » et j'ai l'impression qu'on doit passer par moments plusieurs heures en autonomie, mais en fait, il y avait du liquide sur chaque ravito, c'était sous-entendu.

Normalement on dit sur les trails de boire 500ml d'eau par heure, mais moi je pense qu'il m'en faut plus.

Sur les 40km, j'espère mettre 5h, ce qui fait 2,5 litres théoriquement, mais je table plus sur 3 ou 3,5.

 

Bref, tout ça pour dire que je prépare un camelback de 1,2 litres et 2 gourdes de 500mL dans le sac à dos. Ca fait lourd. Au final, je décide de vider mes 2 gourdes, et compter sur les ravitos orgas.

Sur la liste de départ, je vois que je suis quand même bien chargé. Les gars devant ont des sacs minimalistes, je sais pas avec combien d'eau ils partent !

Ce qui est cool sur ces trails, c'est qu'on est 400 au départ, mais ça ne se bagarre pas du tout dans le sas de départ, on n'est pas les uns sur les autres, et je peux me mettre tranquillement en 2ème ligne.

 

La semaine d'avant, j'ai beaucoup hésité sur la stratégie à adopter. La sagesse voudrait que je parte tranquille. C'est mon premier trail long, j'ai déjà explosé 2 fois à l'entrainement. Mais j'ai mon coté compétiteur qui me dit de partir vite et de jouer devant... J'essaye quand même de me raisonner et je décide de pas partir trop, mais d'essayer de rester dans les 10-20 premiers. Une connaissance sur la ligne de départ me conseille quand même de pas partir trop lontement car au bout de 2km il y a un single track où c'est très difficile de doubler. Mais ça commence en montée,et je me dis qu'en 2km de montée, ça a largement le temps de se décanter, même si je pars prudemment, je pense pas que je serai bloqué.

Je crois Mathieu qui est speaker, et il me dit que le favori est Romain Bideau, qui gagne beaucoup en ce début d'année dans le 65. Je l'avais battu en 2019 un petit trail local, donc je ne fais pas de complexe d'infériorité, et je me dis « on verra bien ». Comme objectif, j'avais regardé les parcours, les temps et classements des 2 dernières éditions en 2018 et 2019, et je me dis qu'un top 10 devrait être jouable (même si plus de partants cette année), mais surtout, j'aimerais faire moins de 5h sur un parcours qui fait 40,5km et 2500m de D+ d'après ce que j'ai pu voir. Idéalement même 4h50 devrait assurer le top 10. Après, suivant les partants, la gagne pourrait se jouer en 4h40, et je me dis que c'est pas impossible si tout se passe bien.

Mon tableau de marche est donc 8km/h, 7'30/km.

J'avais téléchargé le parcours sur ma montre, au cas où le parcours soit mal indiqué (ça aura son importance).

 

Allez, c'est parti, et à ma grande surprise, j'ai l'impression que ça part tranquilou pépère. Ca me change des duathlons ! Je me force à ne pas prendre les commandes, je reste dans le groupe de tête 4-5ème.

Petit à petit, les centaines de mètres en montée s'enchainent, et le groupe s'étire. Moi aussi je commence à souffler plus fort et je ne reste pas au contact des meilleurs, dont Romain. Je me retrouve assez vite 4ème, quand on arrive dans la première vrai montée dans les bois.

Je vois que le cardio est très haut, au delà de 160bpm, et j'essaye de le faire baisser dès que je peux. Je marche dès que je peux, et je vois que devant, ils courent ensemble et ont déjà pris une bonne avance. Derrière, un coup d'oeil, je vois qu'il y a un bon petit groupe pas très loin derrière moi.

Je perds le contact définitivement avec le 1er groupe assez vite, et la première petite montée est terminée et on redescend vers un petit village, et je récupère sur la descente. Bonne petite ambiance avec des encouragements, je suis encore lucide et je remercie les gens. Je me dis qu'en trail, il est supposé avoir plus l'esprit « trail » qu'en triathlon, et je me force à chaque fois à remercier les bénévoles et encouragements. Facile au début, plus difficile quand je serai dans le dur.

Je me retrouve seul sur la 2ème partie du parcours, petite montée et faux plat jusqu'au 1er raviro au km 9. Je m'arrête pour remplir ma gourde de 500mL, mais au final je ne la toucherai quasi pas jusqu'au prochain ravito ! Mais par contre je l'ai bien monté sur 600m de D+, pas de problème !

Derrière moi, c'est très proche, et quand je repars du ravito, j'entends qu'ils arrivent.

On arrive sur la seule partie plate du parcours, un bout de 2km sur petit sentier, avec vue splendide sur la vallée, mais je dois faire gaffe car ça tombe assez à pic, et même si c'est assez large, je reste concentré. Je me sens bien sur cette partie, mais je sais qu'après on aborde le premier gros morceau, le montée du Nerniou, où j'avais explosé lors de ma reco. Donc je m'enflamme pas, mais je creuse quand même un petit écart sur ceux derrière.

Ils nous font monter direct, ce qui fait 2,7km à 23% de moyenne, mais souvent des passages à 30%.

Je monte comme je peux et à la fin de la première partie, avant un petit replat de 500m environ, je vois que derrière ça s'est bien rapproché : je vois les 5ème 6ème 7ème à moins d'une minute derrière. Devant, j'ai aperçu les 2ème et 3ème, mais pas trace du 1er. Mais la montée est tellement raide, c'est difficile d'avoir une idée des écarts, mais il y a plusieurs minutes.

En haut du Nerniou, il y a un petit passage un peu plus technique sur les pierres puis sur des single tracks, et ça pousse derrière moi, mais ça ne demande pas de passer, et ça n'essage pas non plus. Je reste 4ème pour la descente vers le 2ème gros morceau de la journée. Là on passe dans la forêt et on peut courir un peu, c'est agréable.

Au début de la 2ème montée, le gars derrière moi me double. Enfin ! Je vais pouvoir « récupérer » un peu derrière. Je vois son équipement, et je vois que tout est Kalenji. Bon, ça me rassure pas trop, j'aurais préféré voir un gars tout sponsorié Salomon qu'un gars à l'arrache en Kalenji, ça m'aurait rassuré sur notre niveau ;-) ! Mais je sais qu'il vaut mieux pas se fier aux apparences aussi...

La 2ème montée est difficile, on lève les yeux et on voit la fin tout là haut, mais finalement je trouve qu'on avance assez vite et on y arrive... Mais non, virage à droite et on continue à monter ! Là c'est dur mentalement et heureusement que le gars devant fait le job. J'ai entendu un autre gars derrière, on doit être au moins 3. J'ai fait une croix sur le podium : les gars devant sont loin, et je me dis que j'ai bien plus de chances d'exploser qu'eux. Mais la 4ème place est atteignable.

On arrive en haut, et là il y a une partie assez difficile de petits sentiers avec des pourcentages pas très élevées, mais justement il faut courir tout du long, et ça peut être usant. On est toujours 2, et je n'entends plus le 3ème derrière nous. J'espère qu'on l'a laché.

Je commance à être limite en ravito. J'ai fini tous mes croco Haribo, j'ai essayé de manger quelques amandes mais ça devient une patte collante dans ma bouche, très difficle à avaler. Je prends mon gel de secours, et au dernier ravito je prendrai 2 morceaux de bananes, salvateurs.

On arrive vers la station de Hautacam où il y a du monde, c'est cool.

C'est le gros ravito de la course, et il y a beaucoup de monde, car le trail de 60km est parti avant nous, ça fait une heure qu'on commence à doubler les derniers, et on arrive maintenant sur le gros du peloton. Je demande de l'eau pour remplir ma gourde de 500mL, et le gars me dit de me mettre à coté pour pas « en mettre partout sur la table ». Je bouge mais entre temps, une femme a pris ma place et commence à remplir, lentement, ses 2 gourdes. Je n'y tiens plus, et au bout de quelques secondes (je sais, je suis pas patient), je dis « excusez-moi, je suis 4ème du 40km, ce serait possible de remplir avant vous ? », et le bénévole et la femme sont d'accord, sans problème. Je m'excuse pendant qu'il remplit, mais appremment pas de problème pour eux ! Tant mieux.

Je repars et je regarde derrière si je vois mon compagnon de route mais rien. Devant, rien non plus. Je vois un gars courir très bien, mais sans de sac à dos, je me demande ce qu'il fait, et je pense que c'est un supporter qui va rejoindre un de ses amis.

On est sur les pistes de ski de fond de Hautacam, et ça monte un peu, mais il faut courir, et c'est compliqué. Juste avant d'arriver à un poste de bénévole, je vois un gars avec un dossard du 40km qui arrive en sens inverse. Je comprends pas trop. En fait, je comprendrai quelque secondes plus tard que c'est mon compagnon de route, qui avait laissé son sac à dos au ravito, et qui avait donc pris une 20aine de secondes d'avance. J'arrive au poste et une dame me dit : « mais le 40km c'est pas là, il fallait tourner avant ». Pas le temps de réfléchir, je suis dégouté, et je suis mon compagnon, qui commence à couper à travers la montagne. Je luis demande « tu sais ce que tu fais », et il me dit qu'il faut qu'on redescende. On continue un bout de chemin avant d'arriver sur la route. Enfin je regarde ma montre et dézoome pour essayer de voir la trave, et je vois qu'on n'est pas bon du tout. Je lui dis qu'il faut qu'on remonte à Hautacam au ravito. Je prends quelque mètres de retard. Je suis fatigué et un peu degouté, et mentalement c'est difficile. Au ravito, on demande le 40km, et ils nous indiquent le même chemin que l'on a pris. On explique rapidement ce qu'il s'est passé, mais ils nous disent que c'est là. Je commence à comprendre qu'on s'est fait avoir, et qu'on s'est fait dévier alors qu'on était sur le bon chemin ! Je m'en veux car j'avais programmé ma montre pile pour ce cas. Au lieu de prendre quelques secondes pour vérifier, je me suis lancé avec mon comagnon de route sans réfléchir à travers la montagne. Le 6ème nous dire que lui aussi on lui a dit de faire demi-tour mais il avait la trace et il a continué.

Donc au final c'est aussi ma faute de ne pas avoir réfléchi.

Quand à la femme qui nous a indiqué ça, elle ne faisait pas partie de l'orga, et je ne sais pas ce qui lui est passé par la tête. Je me dis que c'est symptomatique des temps actuels : certains (beaucoup) sont convaincus d'avoir la vérité, et il est de plus en plus difficile de dire « je ne sais pas ». Là, clairement, elle ne savait pas, mais ça ne l'a empeché de dire « sa » vérité avec un tel aplomb qu'on y a cru sans réfléchir. Bref.

 

On continue dons le parcours, mais on a baissé un peu d'intensité. On discute quelques phrases, et j'en profite pour me casser la gueule en me prenant le pied dans un caillou. Heureusement sans gravité, mais je me dis que c'est le signe de fatigue, quand on lève le pied un chouilla pas assez et qu'on se prend les pieds dans les pierres... On a un peu de faux plat, on passe une rivière, mais on arrive à rembrayer sur les faux plats.

On double encore beaucoup de monde du 60km. Beaucoup sont sympas et se poussent pour nous laisser passer quand ils nous entendent arriver, car souvent c'est quasi impossible de doubler. Mais certains c'est bien plus difficile, et il faut insister lourdement pour pouvoir passer, ou devoir courir dans les fourrées pour essayer de passer devant.

Je me suis fait la cheville gauche au bout de 20km environ, mais c'est passé, et là je me fais la cheville droite...

On arrive enfin au point de séparation 40/60km, et il nous reste que la dernière descente d'une dizaine de km. Je demande au bénévole on est combien environ, et il dit : à peine une dizaine sont passés. Ca me donne un coup au moral, je pensais peut être qu'on serait encore 7 ou 8ème.

La descente commence, on ne voit personne, et ça me décourage.

Puis je vois 2 personnes pas trop loin devant, et je reviens facilement sur le premier. Derrière, j'ai fait un petit gap sur mon compagnon de route, et je me sens bien, je continue sur ma lancée pour reprendre le prochain devant. Il court avec un autre gars, mais j'ai l'impressio qu'il n'a pas de dossards. Je les double sur un faux plat descendant, et je mets la pression pour les dégouter et qu'ils n'essaient pas de s'accrocher. Ca marche, et je me sens super bien, je suis trop content. Je pense qu'il doit rester un ou 2km, mais je regarde ma montre et elle annonce encore 4,5km. Bon, il va falloir tenir maintenant ! Les prochains km je me souvenais qu'il y avait quelques petites montées et que j'avais beaucoup souffert. Là ça se passe mieux. Je double des gars du parcours 20km qui terminent aussi leurs trails, mais du coup je ne sais pas si je double aussi un gars du 40km. Le dernier km, la descente est bien pentue, et je ne suis pas à l'aise mais je suis quand même bien mieux que pendant la reco. On arrive enfin dans le village, encore 500m, difficile, mais j'arrive à l'arrivée, et on m'annonçe 6ème. Les 5h sont dépassés de 2 minutes... Mon compagnon de route arrive moins d'une minute après.

En arrivant, je suis très satisfait, car j'ai 44,5km et 2750m de D+ au compteur, donc je suis à 6'47/km, bien mieux que les 7'30/km visés. Déçu aussi car je me dis que j'aurais du être 4 ou 5ème (difficile de dire que j'aurais fait 4ème, car sans l'arreur de parcours, pas sur que j'aurais battu mon compagnon de route, qui avait une petite avance de 20'' quand on s'est trompé.

A la lecture des résultats, le 4ème et 5ème étaient vraiment pas loin, à 30s et 3'30. Ca aurait été beau si on avait pu les doubler et se retrouver quand même 4 et 5.

Par contre, gros écart avec ceux devant, et ça remet à sa place... Romain Bidau gagne en 4h25, 2ème en 4h29, 3ème en 4h39. Nous, notre erreur nous a couté 2,3km et 13' environ. On a fait un peu plus de parcours et de D+ aussi, et ça nous a démotivé, et ralenti. Mais d'un autre coté, peut être que ça nous a permis de nous refaire un peu la cerise et de bien finir le parcours.

Quoi qu'il en soit, on aurait été 4ème et 5ème de manière certaine, avec 10' d'avance environ sur le 6ème, mais 10' de retard sur le 3ème. Donc pas de regrets de ce coté là.

Impressioné d'avoir perdu quasi 25' sur Romain Bidau, ya un monde !

 

Pour conclure, quand même très content de cette première. Je fais 1er vétéran, toujours ça de pris, et surtout j'ai réussi à bien finir. Ce qui est bizarre, c'est que si j'avais fait le 20km, je n'aurais sans doute pas pu aller beacoup plus vite. Et si on m'avait dit à 5km de l'arrivée : finalement tu rajoutes 15km pour faire 60km, je pense que ça aurait été gérable (avec du ravito).

 

Pour une première, il ne faut pas être trop gourmand, mais je suis quand même déçu d'être aussi loin de la gagne. En regardant Strava, je vois que je perds du temps partout, autant en montée qu'en descente que sur le plat. Mais je me dis que je pourrai sans doute m'améliorer techniquement sur les descentes. Pour les montées, il me manque sans doute un peu de cuissots. Et je me dis que je peux gratter une ou 2 minutes en me délestant de 500g / 1kg et mieux utiliser les ravitos de l'orga. Donc j'espère réussir à m'améliorer un peu ces prochains mois (et peut être années)

 

ce weekend, je serai à Mimizan, pour mon premier triathlon de la saison, sans entrainement nata... Et après, on verra, je voulais faire un nouveau 40km, mais peut être que je vais monter sur 60km finalement ;-)

 

A J+1 et J+2, quelques petites courbatures et de la fatigue bien sur, mais rien de comparable à ce que je ressentais après mes 2 premières sorties d'entrainement. C'est bon signe !

Bon sinon, rassurez-vous, les 2 entorses que je craignais m'être fait pendant la course et je me demandais comment j'allais les sentir à froid, et bien rien. Donc mes chevilles se sont bien consolidées depuis 15 ans ! Peut être que je vais pouvoir reprendre le foot !

les résultats : TRAIL DE HAUTACAM 2022 - G-Live (pb-organisation.com)

(et sinon, sur Zegama le même WE, sur le 42km avec le même D+, Kilian Jornet court en 3h30. Voilà, voilà :-) )

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