CR du Short (1/60/10) de Deltebre

Publié le par benji-triathlon

1 semaine après Challenge Salou, j'étais inscrit au short de Deltebre, en catalogne également. J'avais prévu de me faire un petit stage express entre les 2. Mais je suis arrivé à Salou un peu rincé mentalement, et Salou m'a rincé physiquement. Bref, j'ai passé la semaine suivante à récupérer, m'entrainer un peu, mais beaucoup moins que prévu. 10h les 4 premiers jours quand même, puis repos vendredi.

A la base, le short de Deltebre n'est pas une "grosse" épreuve, et j'espérais avoir une chance de le gagner. L'année dernière, j'avais fait 2ème du half (on avait réduit les distances dus au mauvais temps, de telle sorte qu'on faisait comme le short, sauf qu'on courait 10 km de plus), mais si je m'étais aligné sur le short, j'aurais gagné en passant aux 10km.
Le but est donc de faire un peu de vitesse, mais de ne pas se cramer avec une épreuve trop longue comme un half. Le short est une distance typiquement espagnol, assez proche du M: 1km/60km/10km.
En Espagne, quasi tous les M sont en drafting, et donc cette distance a été inventé pour ceux qui voulaient faire des épreuves sans drafting, mais pas trop longues.
Je connais le parcours, très roulant, mais très exposé au vent, qui est très présent dans la région. Vous pouvez relire mon CR de l'année dernière pour vous en convaincre !
Mais cette année, temps idéal. Un petit peu de vent quand même, mais dans la région ils diraient qu'il n'y en avait pas ! Pour nous autres béarnais, ca soufflait un peu quand même :-)
J'essaye de pas me prendre la tête sur cette épreuve, et l'objectif est de prendre du plaisir avant tout.
Le matin de la course, la speaker annonce un gros niveau sur le short, avec le 3ème du championnat d'espagne, un gars qui a déjà gagné 2 fois (Jordi Matos Pardo, je le "connais", mais pense pouvoir le battre), et d'autres "stars" locales. Manu m'a parlé la veille d'un Ivan Limia qui était fort également, et en le googlisant, j'ai vu qu'en effet il courait très fort, et avait l'air d'être bon à vélo également, peut être un peu moins en natation.
Bref, j'essaye d'évacuer l'objectif de victoire pour me reconcentrer sur mon objectif plaisir.
Le half part 1h avant nous, et j'ai peur d'être "perdu" niveau classement entre les 2 courses.
Je me fais un plan de bataille, assez simpliste vous allez voir:
- je pars fort en natation, et essaye de limiter la casse, et d'avoir la tête de course en visu.
- gros vélo où je calcule pas et j'essaye de revenir sur tête de course
- je finis comme je peux à pied, en essayant, même si je suis devant, de courir le plus vite possible.


La natation de 1000m est dans le sens du courant. Je me souviens de l'année dernière et du départ la veille du distance S, que c'est n'importe quoi: il n'y a pas de ligne matérialisée, et le départ est largement volé par tout le monde. Dès qu'on se met à l'eau, le courant aidant, mais surtout les athlètes aidant, on se laisse aller vers la ligne d'arrivée. Et quand le dernier athlète est dans l'eau, ce qui peut prendre un peu de temps car c'est un petit ponton, le départ est donné... C'est exactement ce qui se passe encore une fois. Malgré les protestations des athlètes derrière, la première ligne s'avance petit à petit pour partir avec un avantage insolent sur les derniers (genre 50-100m). Moi je ne veux pas cautionner, donc je me mets pas en 1ère ligne, mais je veux pas me faire baiser car je sais que la course va partir comme ça, quoi qu'il arrive, donc je reste en 2ème-3ème ligne et suit le mouvement. Je pars donc avec juste un peu de retard (5-10m) sur les premiers. C'était un peu une honte, et à revoir absolument, pour cette course autrement vraiment bien organisée.
Dès le début j'ai un peu de retard, et un beau pack se forme à ma gauche. J'ai nagé à coté d'un autre, et j'avais un gars en combi orange quelques mètres devant. J'ai essayé de revenir dessus, mais j'y suis jamais arrivé, et peut être que je ne me suis pas donné les moyens. Finalement c'est lui qui sortira 1er ou 2ème, donc petit regret. Vers les 700-800m, j'ai essayé de me rabattre sur le groupe à gauche, mais du coup ça a un peu bastonné, un gars m'est passé dessus (peut être que je nageais trop vers la gauche), et j'ai passé les 200-300 derniers mètres pas confortables entre 2 nageurs.
Je n'ai pas eu de supers sensations encore une fois, pas l'impression de bien nager, souffle court au début, mais qui s'est arrangé ensuite et les bras toujours un peu raides.


Je finis au classement plus loin que ce que j'espérais (8ème) mais finalement très proche en temps de la tête (le courant aidant forcément).
Je sors à 42s de la tête, mais c'est un gars qui ne "jouait" pas devant, il met 3' de T1 et ressort 20ème, puis 2h en vélo.
Je sors à 18s sinon du 2ème, donc finalement en plein dans mes objectifs, même si j'espérais encore plus près, mais on ne peut jamais savoir !
Ca m'aurait fait plaisir de gratter ces 18s pour sortir devant quand même :-)
Je fais une T1 vraiment pas top, où je galère à enlever ma nouvelle combi Huub, à laquelle je ne suis pas encore habitué (à travailler !), mais finalement comparé aux autres, je ne perds que 10s, voire rien. Yen a juste un qui fait une super transition, qui me prend 30s et qui ressort en tête 37s devant moi. Je gratte 2 places en transition et sort 6ème.
A ce moment, je sais pas vraiment où je suis, j'imagine top 10.
Comme prévu, j'ai joué à appuyer fort dès le début, pour essayer de recoller. Au premier demi-tour, j'ai vu que j'avais 2' de retard sur la tête (en fait c'était le leader du half !) et une trentaine de secondes sur le 2ème (qui était en fait 1er du short). Les 2 avaient moto ouvreuse. Et que j'étais 5ème (en fait 4ème).
Je me suis pas posé de questions et j'ai appuyé comme une brute. J'avais les watts en visu, je voyais 300 et plus, mais je me disais "allez, je peux le faire !", sans chercher à réduire ou gérer. Je suis passé 3ème (en fait 2ème) assez vite, en doublant Ivan Limia. Déçu de le voir sorti avant moi de T1, mais content de revenir sur lui et de voir delta vitesse en vélo: je suis revenu assez facilement et le double aisément.
Puis j'ai cravaché pour revenir devant. J'ai vu que je reprenais un peu mais pas beaucoup à celui que je pensais premier, mais que je me rapprochais du 2ème (le vrai premier du half). En me rapprochant, je voyais qu'il semblait profiter de l'aspi de la moto, en roulant à gauche sans vergogne derrière. Ca m'a foutu les boules, et je me suis dit qu'il fallait que je le rattrape avant que j'explose, pour qu'au moins il ne profite plus de ça. Chose faite vers le 20ème km, et c'est un peu après, quand la moto m'a demandé si je faisais half ou short, que j'ai compris que j'étais en tête en fait !

Bon, du coup, j'ai la moto devant. J'avoue que j'ai hésité à faire pareil que l'ancien premier, tellement j'avais fait l'effort pour le reprendre. Mais non, ça a pas duré longtemps, je suis pas venu pour tricher et faire la raclure. Je reste bien à droite et ne cherche pas l'abri de la moto.

Je n'avais pas la vitesse en visu, mais je me disais que je devais aller assez vite: tout plat, pas de vent, position aéro, gros wattage...
J'ai essayé de bien rester concentré, aéro, mais quelques km plus loin, un autre m'a doublé. Je reconnais Jordi Matos Prado, un très bon amateur, qui a déjà gagné l'épreuve 2 fois, mais l'année dernière il avait fait 2ème sans être très fort, et je m'attendais pas à le voir aussi bon.
Je ne cherche pas absolument à m'accrocher, et je vois qu'il s'éloigne, je reste concentré.
Je vois aux demi-tours qu'un gros groupe se forme derrière, au point que même moi, d'habitude je ne dis rien, et là je me lève de mon vélo et je leur fais un signe quand je passe genre "mais c'est quoi ça !". En plus ils sont encore dans la course, genre 4ème-10ème place. Et je sais qu'ils savent courir ensuite...
J'arrive à la fin du premier tour, et je vois que je le passe en 43'. Je suis déçu car à 28km par tour, ca fait du 39km/h. Bon, je sais que T1 est incluse, et que le parcours a un peu changé, donc j'essaye de faire abstraction. Mais je sens que je commence à payer mes efforts du début, et que le 2ème tour sera difficile. En fait le parcours a un peu changé par rapport à l'année dernière et le tour fait un peu plus de 29km.
2ème tour tout tout seul, à essayer de limiter la casse sur Matos Prado et à creuser sur les poursuivants, car je ne suis pas serein. Je commence à envisager la gagne, chose qui m'était sorti de la tête à la vue de la start list le matin. Je suis confiant de reprendre Prado à pied, mais je me dis qu'il faut que je le garde à 1m30 max. Je lutte beaucoup le dernier tour, je regarde les minutes qui ne défilent pas, mais je reste aéro et finalement je relance dès que je tombe vers 270W et j'arrive à tenir.
Je pose hyper content, et hyper motivé.
Très bonne transition (à la louche la meilleure mais j'ai pas fait tous les calculs) où je prends tout avec moi (dossard, car pas obligatoire en vélo, casquette, et gel), et j'installe tout en courant.


J'avais également mis ma montre dans ma trifonction avant d'arriver à T2, et je n'y toucherai plus de toute la CAP.
Trop content de ce vélo. Quelques chiffres, je sais que vous les aimez autant que moi :-) !!!
41km/h sur le parcours, malgré 6 demi-tours et 2 passages en centre ville avec dos d'ane, rond-points, virages serrés, etc...
Sur la zone non urbaine, malgré les 3 demi-tours par tour, je fais 42km/h le 1er tour, et 41km/h le dernier. Baisse expliquée par petite baisse de puissance et le vent qui s'est un peu levé.
Et sur les lignes droites, une fois lancés, en A/R, 43km/h sur le 1er tour, et 42km/h sur le 2ème.
Mon record de puissance largement battu pour une épreuve M (285 watts sur 1h25). J'ai également vu que même avec un très très gros départ (30min à 300W), j'arrivais à ne pas trop m'écrouler (10 dernières minutes à 285 W). Je sais ce que vous allez dire: comment t'as pu faire 285 de moyenne si tu commences à 300 et que tu finis à 285 ??? Ben c'est tous les passages en centre ville et les demi-tour qui font baisser la moyenne !!!
Niveau classement, je pose donc 2ème, et j'ai bien limité la casse finalement, à 1min09 du 1er. Un 3ème est intercalé 45s derrière moi (je l'avais vu, mais il me donnait l'impression d'un golgoth qui ne pourrait pas courir: c'était le cas).
Puis 2min derrière moi un groupe de 5 en 6s, et 5s derrière le dernier de ce groupe, un groupe de 7 en 6s.
Ces 2 groupes ont du se "scinder" au dernier moment, mais dans mes souvenirs, c'était un gros groupe d'une dizaine d'unités, ca semble correspondre.
Je perds 1m40 quand même sur Matos Prado, qui fait un gros gros vélo. Je suis 2ème temps, je reprends 55s au 3ème, et 1m10 environ sur les meilleurs du gros groupe.
Comme je n'ai pas les données de Salou, c'est difficile de comparer, mais cela confirme la tendance: je suis devenu un rouleur pas dégueulasse ! C'est sur le matos aide: Avec mon Cube Aerium et ma combi Huub Anemoi, je pense que j'ai un avantage non négligeable sur les autres, mais bon, ça fait partie du jeu, le choix de son équipement !
 
Je pars à pied donc avec l'intention de gagner cette épreuve, ou au moins de tout faire pour y arriver. J'ai en visu assez vite Matos devant, et je vois assez vite que je vais le reprendre sans soucis.
Je commence à envisager la gagne, et je m'imagine déjà sur la ligne, puis je me remets dedans en pensant aux gars derrière, et je me mets "dans ma bulle" et j'essaye la technique 1-2-3-4. J'avais essayé à Salou, mais juste 1-2, et ca avait pas marché. Là 1-2-3-4 ca m'aidait à garder le rythme.
Ha, peut-être vous connaissez pas la technique 1-2-3-4. Notre coach nous en avait parlé lors du dernier stage. Pour éviter de penser quand on court, on compte chaque pas (ca marche aussi en vélo..) jusqu'à 4 et on recommence, indéfiniment...
C'est sur, c'est pas une super pub pour notre sport que je fais là. Mais rassurez-vous, tout le monde n'est pas aussi bête que moi, et beaucoup arrivent à gérer leurs pensées, et ne s'interdisent pas de penser quand ils courent. D'autres encore sont plus fort mentalement et arrivent à se focaliser sur des aspects positifs. Moi j'ai toujours tendance à être négatif: "c'est trop dur, arrête toi, tant pis, c'est pas grave si tu ralentis, etc...), et donc c'est difficile à gérer.
Donc là, avec cette technique, je pense à rien, je reste concentré sur chaque pas, et ça avance petit à petit. J'essaye de me remémorer de temps en temps les derniers petits ajustements techniques que l'on a fait à ma foulée, pour gratter quelques cm par ci-par là...
 
Je reprends Matos au 1er demi-tour, à 2,5km, et je vois que j'ai pas mal d'avance sur mes poursuivants, dont Ivan Limia en premier lieu, et je vois qu'il a une super foulée. Moi j'ai plein d'encouragements, des gens qui me disent que je cours bien, etc... Ca rassure, ça fait plaisir ! Mais je suis hyper concentré, je n'ai pas un geste en direction des bénévoles, des supporters. Rien ! Et oui, le mec que vous voyez sur les courses qui fait la gueule, qui remercie jamais les bénévoles (pendant la course), c'est moi ! " 'tain, il pourrait nous remercier çui-là !!!" Et non, quand je suis dans ma course, le moindre effort superflu me coute. Pour vous dire, bouger mon bras pour regarder ma montre, ou ouvrir un gel, ça me demande un effort...
Pareil pour le premier, Matos Pardo m'encourage quand je le double, je n'ai aucun signe pour lui...


Bref, au ravito je prends un gobelet que je mets met sur la figure, et une goutte dans le gosier. Mais je n'ai pas soif, je sens que ca va passer.
Je passe 1er sur la zone d'arrivée, au 5ème km, ca me donne un boost. Personne me connait et se demande qui je suis. Mais je commence à être dans le dur, et le vélo ouvreur n'arrête pas de se retourner. Je double le premier du half au 2ème demi-tour, sans un mot encore.
Quand je passe au dernier ravito, pareil, je prends rien et j'entends : " que esta super concentrado !". Je vous laisse traduire, mais c'est à peu près ça.
Au dernier demi-tour à 7,5km, je vois que Limia et un autre sont bien revenus, et je commence à craindre un retour. Des pensées négatives me viennent (genre "c'est pas grave si tu te fais reprendre"), mais je les chasse, je me remets à compter 1-2-3-4 et j'essaye de relancer et de me faire vraiment mal. Ca doit marcher car sur ce dernier 2,5km, j'arrive à accélérer, de l'ordre de 5s/km.
Le 9ème km est interminable, j'ai toujours l'impression que je vais m'écrouler.
Arrive le panneau 9km, comme un délivrance, et je n'y tiens plus, je demande au vélo ouvreur, qui n'arrête pas de se retourner: "estan lejos ?" (ils sont loin?). Je comprends dans sa réponse, je crois, qu'ils sont loin, que c'est gagné, que j'ai pas besoin de courir comme ça. Ca me rassure, mais je ne ralentis absolument pas. Sur les 200 derniers mètres, je jette 1 ou 2 coups d'oeil derrière, histoire de pas me faire baiser, puis je sors de ma bulle enfin, sourires, quelques tapes dans les mains, et la délivrance de l'arrivée, j'ai le droit d'arracher la banderole et de pousser un cri "à la Frodeno". Trop bon.


Finalement au km 7,5, il y avait un tapis, et Limia n'avait que 45s de retard sur moi (il m'avait repris 1m30 en 7,5km, comme je suis parti avec 2m15 d'avance sur lui). J'ai donc bien fait d'accélérer pour lui enlever tout espoir. Ca a du marcher car je finis finalement à 1min devant, j'ai réussi à lui reprendre 15s sur les 2,5 derniers km
Et pareil, j'ai bien fait de muler sur le vélo, car si j'étais parti avec juste 1m30 d'avance, je pense que je n'aurais pas pu contenir son retour.


 
Je ne fais que le 5ème temps à pied !!! A 1m13 du meilleur Ivan Limia donc.
J'ai donc construit ma victoire sur le vélo, et j'ai contenu à pied. Non mais ça me fait tout drôle d'écrire ça. Depuis toujours je perds à vélo et je remonte ce que je peux à pied. Et maintenant c'est le contraire, je crée des écarts à vélo et j'essaye de limiter à pied !!!
Bon, les espagnols sont plus coureurs que les Français j'ai l'impression. Nous on est plus des brutasses en vélo en général je pense.
Après, faut peut être pondérer avec le drafting.
Celui qui pose en tête, Matos Prado, s'est d'ailleurs bien pris la tête avec les autres, en disant "bien sur, c'est facile de courir après", etc... C'est d'ailleurs pour ça qu'il m'a encouragé: il a vu que j'ai fait tout le vélo seul, que les autres roulaient en groupe derrière, et il l'avait mauvaise, car au final il se fait reprendre par 4 du groupe et finit 6ème. Il m'a d'ailleurs bien félicité à la fin !
Hyper content de gagner. Mais le niveau était dense derrière: 2ème à 1min, 3ème à 1m15, 5ème à 2min, 7ème à 3min.
Donc j'ai pas non plus écrasé la course.
Je cours en 34:46 pour 9,83km GPS, soit environ 3m32/km au GPS, et 3m34 réel (soit 35m43 pour un 10km réel). C'était un parcours très rapide, mais étant donné ce que j'ai donné en vélo, je ne peux pas être déçu, même si le but était de se rapprocher des 35'
Sur le M de Mimizan l'année dernière par exemple, je suis en 3'41"/km GPS. C'est sur que le parcours est bien plus difficile, et il faisait chaud également, mais quand même, quasiment 10s de gagné au km, c'est pas mal.
Je suis resté sur mon plan de course, et je pense que c'était le bon, et la seule façon que j'avais de gagner, au vu du déroulement de la course: si j'avais pas bombardé dès le début, j'aurais été dans le groupe de drafting, et j'aurais grillé mes cartouches à essayer de sortir, voire à faire tout le train en tête, et j'aurais terminé 5ème ou 6ème, dégouté...
 


C'est ma 3ème victoire en triathlon, et la première sur un format autre que sprint (mes 2 autres victoires dans le Béarn sur des petites courses locales) et sur un triathlon un peu important, même si très régional (95% des participants sont catalans).
Cette victoire me remet un coup de boost après ma 30ème place à Salou, même si dans l'absolu, je pense que mon half à Salou est peut être une course plus aboutie que mon short de Deltebre, difficile à dire.
Prochaine course le 19 mai à La Ciotat: Islandman. Ce sera une course préparatoire pour mes 2 objectifs principaux de la saison en juin: Challenge Geraardsbergen en Belgique et Bizkaia triathlon au Pays Basque. Mais je la ferai à fond bien sur !

En prime quelques photos de mon arrivée :-)

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article