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29 janvier 2017 7 29 /01 /janvier /2017 10:00

Un 10km en pré-fatigue

J’accrochais mon 1er dossard de l’année ce dimanche, à Oloron Ste-Marie, pour un 10km, en pleine prépa marathon.

Le but de cette course était double : me faire plaisir avec ce premier dossard hivernal, et enchainer un gros bloc de course à pied pour le marathon : 47km en 18h entre samedi après-midi et dimanche matin, et même 59km en 48h si j’inclus l’entrainement de vendredi après-midi.
Le 10km venait en fin de ce cycle, le but étant de courir vite malgré la fatigue musculaire engendrée par les 15km de la veille et 18km du matin même. Je ne suis pas confiant du tout, l’entrainement du matin ayant été pénible, même à vitesse modérée (10km à 3’55/km environ).
Mais bon, le soleil s’est levé, il fait un peu froid mais pas trop, on a une super vue sur les montagnes, la course s’annonce très belle. Je croise quelques visages connus, à priori plus ou moins de mon niveau. J’espérais jusqu’à la veille que le niveau ne soit pas trop haut, pour me permettre d’aller peut être chercher une belle place. Mais les mauvaises sensations du matin me ramènent à une ambition plus mesurée, et le fait de voir ces têtes m’encourage à me concentrer sur moi-même et non les autres. Le but est de tenir 3’40/km sur ce 10km, soit 36m40.
La ligne de départ n’est pas trop chargée, et je peux me placer en 2ème ligne, juste derrière ceux que j’identifie comme favoris.
Je prends un départ assez prudent, je me retrouve 20 ou 30ème assez vite avant de me stabiliser autour de cette place, et de doucement commencer à remonter, dès les 500 mètres, pour rattraper les traditionnels « je pars à bloc et j’explose au bout de 500m ». J’ai la surprise de doubler entre autres aux 500m un gars, pas tout jeune, qui est déjà en pleine détresse respiratoire, et je me dis que c’est fou de pas réussir à gérer ses départs, avec une certaine expérience.
Bref, moi, je suis bien, un coup d’œil à ma montre aux 500m me donne un bon coup de boost, je suis en 3m20/km. Je ralentis tout de même pour essayer de rester à 3m30 environ. Au premier km, j’entends un supporter dire aux 2 coureurs d’Oloron juste devant moi qu’ils sont 12ème. Ce qui fait de moi 15ème, un autre coureur étant intercalé entre eux et moi. Devant, j’ai vu qu’un petit groupe s’était détaché nettement. Derrière, c’est un peu éparpillé. J’essaye de rester concentré sur moi, mais le fait d’avoir des cibles devant m’aide à garder le rythme, et je me dis que si ca craque devant, je rattrape tout le monde (sauf le petit groupe devant bien sur). Je passe les 3 premiers km en 3m31 de moyenne, et je commence à calculer dans ma tête en combien je dois passer les km restants pour tenir 3m40 de moyenne. Petit exo de maths appliquées, rendu plus complexe quand tu cours à fond . En l’occurrence, là, j’ai 9*3=27s sur mon plan de marche, à diviser par 7km restants, je peux courir en 3m44 les prochains ! Ca occupe…
Bon, les 3 premiers km sont plutôt descendants et vent pour (j’avais reconnu le parcours lors de ma séance matinale), donc je ne suis pas hyper confiant non plus.
Je suis passé 13ème, j’ai encore un gars d’Oloron devant quand on entame la longue ligne droite en faux plat montant et vent contre. Je fais l’effort pour recoller et me protéger quelques secondes, mais au final je me sens bien et le double assez vite.
Je me sens fort, et je continue à augmenter mon effort, même si la vitesse ralentit à cause du faux plat et du vent : 3m37, 3m35, 3m40, 3m38 jusqu’au 7ème. Le 3m40 de moyenne est quasi assuré, mais j’ai continué à doubler, et il me reste 2 gars devant à aller chercher (le groupe détaché devant est loin devant, hors de vue et de portée). Je ne faiblis pas et essaye de lâcher les chevaux. Jusqu’au 3-4ème km, j’essayais de rester en gestion, mais depuis, j’ai accéléré, et maintenant je passe en mode « je donne tout jusqu’au bout ».
Le 8ème en 3m31 toujours plutôt en faux plat montant, puis le 9ème est plutôt plat, et je double la dernière cible, km en 3m26. Je donne tout sur le dernier km, mais il me parait interminable. J’arrive sur la ligne d’arrivée, les 3 premiers sont déjà en train d’être interviewés, et le 4ème attend également à côté. Je pensais être 7ème, mais je me dis que peut être je suis 5ème. Loin des autres en tout cas. Je passe ce dernier km en 3m06, mais seulement 0,92km d’après ma montre, soit 3m23/km environ, alors qu’il était plutôt en descente. J’ai un peu craqué sur ce dernier km, mais bon, j’avais pas grand-chose à aller chercher.
Au final, ça donne 35m02 chrono officiel, mais selon ma montre et moi, plus proche de 35m23 sur un vrai 10km.
Ça reste très très satisfaisant, au vu de l’objectif, presque 8s de moins par km.
Et je vois le lendemain dans la République des Pyrénées que je suis bien 5ème, à 1min du 4ème quand même (je l'avais battu de 30s environ à la Moustachu 2 mois auparavant), et à 1m24 du 3ème, que j’avais battu lors du 10km de Nouste Henric en septembre 2016, d’une minute environ. Je pense que sans la fatigue musculaire, j’aurai pu rivaliser avec eux.
les résultats ici
Tout ça nous emmène au marathon de Castellon, en Espagne, le 19 février.
Je sais toujours pas ce que je vise, le marathon est une course que je ne maitrise pas, donc difficile de se lancer dans des prédictions. J’ai donc découpé les objectifs : j’espère au minimum faire moins de 2h48m47s, qui correspond à 15km/h, mais une perf de 2h45 me parait faisable. Après, sait-on jamais, 2h40, voire 2h38m14s (16km/h) ne sont peut-être pas impossible à aller chercher.
On verra comment les 15 prochains jours se passent, j’ai également une inflammation sur certains ligaments autour de la cheville à essayer de résorber, on verra le jour J ce qu’il est possible de faire.
De toutes manières, le but de ce marathon était de me « forcer » à passer une bonne charge en course à pied en ce début d’année, ce qui est d’ores et déjà gagné. Je pourrai ensuite intégrer beaucoup plus de vélo et un peu plus de natation pour arriver fin prêt, fin mai, au Frenchman.
 

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Published by benji-triathlon
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